Les conditions d'un baptême acceptable et le devoir des instructeurs
Francis M. Lyman
Mes chers frères et sœurs, j'ai confiance que le même bon esprit qui a accompagné les orateurs hier soit avec nous ce matin, et durant toutes les sessions de la conférence. Nous avons été grandement réjouis par les ¶
remarques de nos frères hier, et sans doute avons-nous été rappelés de nouveau aux doctrines qui nous ont réunis, et qui, avec l'esprit qui les a accompagnées, ont si pleinement établi ce peuple. Je vois devant moi, j'en suis persuadé, quelques-uns des plus choisis et des plus fidèles d'entre les Saints des derniers jours ; des hommes et des femmes qui ont été pleinement éprouvés, bien expérimentés dans le plan de vie et de salut, le genre de personnes qui sont généralement parmi nous en pareilles occasions. Hier, la pensée m'est venue combien il serait précieux que tous les Saints puissent se rassembler avec nous, que nous puissions tous être ensemble, et que tous aient le privilège de jouir du même esprit que nous ressentons en de telles occasions. Cela n'est pas possible, mais cela me fait sentir l'importance de la responsabilité qui repose sur les frères et sœurs qui se rassemblent, qui peuvent être ici, et qui seront toujours ici tant qu'ils vivront ; la même catégorie, c'est-à-dire le même pourcentage du peuple de tous les pieux de Sion, et des représentants des missions, et des frères et sœurs qui portent des responsabilités dans l'Église. Nous avons entendu hier quelques-unes des excellences de l'Évangile du salut, les principes de vérité qui recommandent leur propre valeur à toutes les personnes honnêtes dont les oreilles et les cœurs sont ouverts pour recevoir la parole, et sans lesquels principes, nous sommes avertis que les hommes ne peuvent être sauvés. Nous nous souvenons tous de cette expression de l'apôtre Paul, au sujet du principe de la foi, qui, je l'ai pensé, a par inadvertance abusé les chrétiens en général dans le monde, car il a déclaré : « Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu. » Naturellement, on en a conclu qu'avec la foi le Seigneur peut être satisfait, et cela même avec la foi seule. Mais nous en sommes venus à comprendre que la foi, une foi vivante et authentique, produit le principe très important de la repentance, et que sans la repentance il n'est pas possible de plaire à Dieu. Sans le baptême pour la rémission des péchés, il n'est pas possible de lui plaire. Sans le don du Saint-Esprit, il n'est pas possible de lui plaire. Mais, avec ces grands principes, supérieurs et primordiaux, de l'Évangile de vie et de salut, nous avons découvert et avons prouvé dans nos vies que les hommes peuvent être sauvés. ¶
J'ai pensé, tandis que les frères parlaient hier, qu'il serait bon d'attirer votre attention sur un peu d'Écriture — vous, mes frères, présidences de pieu, conseillers du grand conseil, évêques et conseillers, grands prêtres et soixante-dix, ces hommes que l'on regarde et que l'on considère comme les instructeurs du peuple — et en faisant cela, j'ai confiance que vos cœurs seront touchés, j'ai confiance que vos âmes seront à ce point ouvertes par la présence de l'Esprit du Seigneur que vous n'oublierez pas cette Écriture. Elle est, en quelque sorte, simple, mais très importante. C'est une Écriture qui fut donnée il y a quatre-vingt-un ans et demi hier, le 6 avril 1830, et je suis persuadé qu'elle n'a pas eu tout à fait le poids qu'elle devrait avoir dans nos cœurs ; c'est pourquoi je désire attirer votre attention sur elle, ou attirer votre attention vers elle, et la graver dans vos esprits, car les conditions qui y sont posées, qui donnent droit aux enfants de Dieu à cette ordonnance salvatrice du baptême, sont, je crois, d'une plus grande importance ¶
que nous ne lui en avons accordé. Je crois que les frères, les anciens dans le monde, n'ont pas été tout à fait aussi attentifs à cet égard, ni les frères ici, les évêques qui détiennent la clé pour ouvrir la porte à tous ceux qui entrent dans l'Église. L'évêque est le maître de la situation dans sa paroisse, et tous ceux de sa paroisse qui entrent dans l'Église, nés de parents saints des derniers jours, et ainsi de suite, sont tous sous les soins et la surveillance directs de l'évêque de la paroisse. Je veux que nous découvrions ce fait : que cette Église, avec son ordre, son organisation, sa perfection et son autorité, est admirablement conçue et disposée par notre Père céleste pour le salut des enfants des hommes, pour leur formation, leur éducation, et pour nous préparer au salut dans son royaume ; non seulement destinée à notre entrée dans le royaume, mais aussi à maintenir notre situation, notre communion et notre croissance en son sein, de sorte que, bien que nous soyons très enthousiastes, très pieux et fidèles au commencement, nous continuions dans cet état jusqu'à l'achèvement de notre contrat avec le Seigneur ; c'est-à-dire jusqu'à la fin, et la fin, c'est lorsque nous mourons ; c'est la fin de notre obligation, qui nous conduit finalement en la présence de Dieu, nos péchés pardonnés et effacés. Nous n'y sommes pas encore, mais nous y parviendrons très bientôt, un à la fois, ou quelques-uns à la fois, comme nous sommes venus en ce monde. C'est cette Écriture que je désire graver dans vos cœurs, et que, lorsque nous rentrerons chez nous, nous pourrons graver dans le cœur de ceux qui n'ont pu venir, dirigeants et autres, afin qu'elle résonne dans les cœurs et les âmes des Saints des derniers jours. Il s'agit de la manière de baptiser, et des conditions qui devraient et doivent être remplies, afin que nous recevions les bénédictions du salut que nous recherchons ; tous ceux qui s'humilient devant Dieu, et nul autre, peuvent avoir cette bénédiction. ¶
« Tous ceux qui s'humilient devant Dieu, désirent être baptisés, se présentent le cœur brisé et l'esprit contrit, témoignent devant l'Église qu'ils se sont sincèrement repentis de tous leurs péchés » — ce n'est pas une partie d'entre eux, mais la totalité, — « et sont disposés à prendre sur eux le nom de Jésus-Christ, étant déterminés à le servir jusqu'à la fin » — et je vous ai dit ce qu'est la fin — le servir jusqu'à la fin de cette période d'épreuve, cette vie mortelle qui est la nôtre, — « et montrent vraiment » — c'est-à-dire sans aucune tromperie — « montrent vraiment par leurs œuvres qu'ils ont reçu de l'Esprit du Christ pour la rémission de leurs péchés, ceux-là seront reçus par le baptême dans son Église. » ¶
Et tous ceux qui ne viennent pas ainsi devant le Seigneur, en s'humiliant, et avec ces conditions, ne seront pas reçus dans cette Église. Or, s'il y en a eu qui ont été reçus dans cette Église sans avoir rempli ces conditions, ils sont en faute et n'ont pas plu au Seigneur. Leur foi n'a pas été authentique, car une foi authentique produit une repentance authentique, un baptême authentique, un baptême profitable et acceptable devant le Seigneur, et le don du Saint-Esprit par l'imposition des mains. C'est là une magnifique condition dans laquelle les gens sont placés lorsqu'ils entrent dans cette Église, et le Seigneur le comprenait le jour où cette Église fut organisée, tout aussi bien que nous commençons à le comprendre aujourd'hui. Lorsque nous avons ainsi reçu l'Évangile, lorsque nous avons reçu cette mesure de foi authentique, lorsque nous avons obtenu ce don de Dieu, la repentance qui produit la réforme et qui nous met en état que nos péchés puissent être lavés — car les péchés ne sont pas lavés sans une foi et une repentance authentiques — et le baptême n'est pas acceptable devant le Seigneur à moins que cette même foi et cette même repentance ne soient atteintes par ceux qui désirent être baptisés, alors le baptême d'eau peut suivre, puis le baptême de feu et du Saint-Esprit. Voici le secret — c'est bien là que réside le secret, mes frères et sœurs, de la force de cette Église. C'est le témoignage individuel et l'attestation du Saint-Esprit dans le cœur du peuple, qui établit chaque homme et chaque femme dans la droiture, la pureté, la foi, la moralité, l'intégrité et la pureté sans tache. Comme cela est beau ! Quelles magnifiques doctrines ! Quel grand progrès cela apporte à l'homme naturel, mortel et déchu ; et le fruit s'en trouve aujourd'hui, dans une bonne mesure, parmi les Saints des derniers jours. Il y a, bien sûr, encore place pour être meilleurs, plus fidèles et plus vrais que nous ne le sommes aujourd'hui, et il n'y a aucun doute qu'il en sera ainsi à l'avenir. ¶
Or, le Seigneur est satisfait de vous. Il est satisfait de nous dans la mesure où nous sommes entrés correctement dans cette Église, dans la mesure où nous y sommes demeurés, dans son œuvre, dans l'obéissance, dans l'humilité, et dans la foi et le dévouement envers lui, tels que nous y sommes entrés. Tout homme qui est ainsi entré dans l'Église possède ce témoignage qui demeure dans son cœur au sujet du Père, le témoignage du Père et du Fils, car le Seigneur s'est déclaré lui-même à nous ; il est venu à nous et nous a rendu témoignage que les doctrines qui sont présentées sont vraies. Les Saints des derniers jours savent qu'elles sont vraies. Ils le savent, les ayant démontrées et éprouvées vraies, et possédant le témoignage de l'Esprit du Seigneur, qui inspire leur cœur et apporte la joie et le bonheur à leur âme, et c'est en cela que réside la force de l'Église. Il n'y a pas d'armées permanentes ; il n'y a aucune contrainte ; rien de nature physique n'est exercé sur les Saints des derniers jours ; nul homme n'est contraint d'accepter une charge ; nul homme n'est contraint de recevoir une ordination ; nul homme n'est contraint de travailler après avoir reçu ces faveurs ; mais ils sont instruits, conseillés, on œuvre avec eux, on les persuade, et ils sont généralement amenés à comprendre l'importance de maintenir leur situation et leur communion, ce qui les a poussés à entrer dans le royaume et à y maintenir ces conditions tant qu'ils vivent. Nous en ressentons l'importance, et nous la reconnaissons chez les frères, ici comme à l'étranger. ¶
Nous désirons vivement que ce même esprit et cette condition désirable soient maintenus, non seulement par les frères qui président, les dirigeants de l'Église, et ceux qui se trouvent à la tête des départements en Sion et à la tête des missions sur le terrain, mais aussi par les anciens — et tous ceux qui portent la Prêtrise de Melchisédek sont des anciens ; l'apôtre est un ancien et devrait être appelé ancien plutôt qu'apôtre ; vous devriez dire « l'ancien Lyman », et de même pour ces frères qui détiennent l'apostolat. L'apostolat est un terme sacré qui ne devrait pas être employé dans le langage courant comme nous le faisons aujourd'hui. Il n'en était pas ainsi autrefois, du temps du président Young. Ce n'est qu'après sa mort que les anciens que l'on connaît aujourd'hui dans l'Église sous le nom d'apôtres furent appelés ainsi, ou se désignèrent eux-mêmes « apôtres ». Ce sont les anciens, les anciens en chef de l'Église. Ce sont les anciens qui détiennent les clés du royaume, et qui portent la responsabilité du royaume, ici comme à l'étranger, sous la direction de la Première Présidence ¶
de l'Église ; et nous sommes des anciens, et tous ceux qui portent la Prêtrise de Melchisédek le sont également ; et il se trouve qu'aujourd'hui tous les évêques de l'Église portent la Prêtrise de Melchisédek, chacun d'entre eux. ¶
Vient ensuite la moindre prêtrise, la Prêtrise d'Aaron — les prêtres, les instructeurs et les diacres. Nous avons entendu hier, un peu — je ne suis pas certain, mais je crois que c'était l'ancien Smoot — laisser tomber l'idée que nous sommes tous des instructeurs. Si vous vous en souvenez et voulez lire cette Écriture, elle se trouve juste ici ; je n'ai pas besoin d'y consacrer beaucoup de temps, mais vous pouvez l'étudier vous-mêmes, dans la vingtième section de la Doctrine et Alliances, vous trouverez que les devoirs d'un instructeur sont partagés par le diacre. Il doit œuvrer avec l'instructeur si l'occasion l'exige ; et j'ai découvert, je crois, dans mon ministère parmi le peuple, que l'occasion exige toujours que le diacre partage cette tâche avec l'instructeur ; et le devoir de l'instructeur est de veiller toujours sur l'Église, et d'être avec elle et de la fortifier. Or, si l'ancien Smoot avait raison d'affirmer que nous sommes tous des instructeurs — et je veux bien l'accorder — je ne connais pas d'appel ou de charge plus important et plus précieux que celui d'instructeur. Je comprends que notre Sauveur fut le plus grand de tous les instructeurs, et que ce n'était pas une trop petite tâche pour lui que de veiller à l'enseignement de la parole du Seigneur et à la formation du peuple ; il devrait en être ainsi, du plus grand au plus petit, dans cette Église ; et plus les hommes sont grands, plus grande est leur responsabilité, et plus ils sont élevés devant le peuple, plus grands instructeurs ils devraient être, et de tous les instructeurs, les évêques des paroisses devraient être les plus grands instructeurs dans leurs paroisses. Ils devraient être des hommes, comme Paul en vint peut-être accidentellement à le dire une fois qu'il s'adressait à Timothée, dans sa lettre, où il disait que l'évêque, entre autres choses, après avoir dit qu'il devait être irréprochable, l'évêque devait être sans faute ; il devait être un homme parfait ; faire absolument tout comme il faut ; mais l'injonction à laquelle je me réfère est que l'évêque devait être « apte à enseigner », enclin à l'enseignement. Il devrait lui être naturel d'être instructeur, car si les instructeurs ont quelque défaut, ce sont ses instructeurs à lui ; c'est lui qui les a choisis ; c'est lui qui les a bénis et mis à part ; et s'ils sont défaillants et ne savent pas exactement comment faire les choses, le reproche en retombe sur l'évêque de la paroisse. ¶
Il y a une autre Écriture sur laquelle je veux attirer votre attention, et je veux exposer un peu cette Écriture et l'étendre quelque peu, comme j'ai eu l'occasion de le faire remarquer dans quelques conférences, exposer une Écriture et l'étendre. Or, les parents en Sion qui manquent d'enseigner à leurs enfants la foi au Seigneur Jésus-Christ, la repentance et le baptême, l'imposition des mains pour le don du Saint-Esprit, le péché en retombe sur la tête des parents. Or, me sera-t-il permis d'étendre un peu cette Écriture, de sorte qu'elle ne concerne pas seulement le père et la mère des enfants, mais particulièrement le père de la paroisse, et de dire que le père qui manque d'enseigner à ses enfants comment enseigner, qui manque de leur donner de l'instruction, et qui manque de les former et de les élever dans la voie qu'ils devraient suivre, afin que, devenus grands, ils soient des instructeurs compétents, — l'évêque qui manque de faire cela, avec l'aide de ses conseillers, qui sont des grands prêtres choisis et qui devraient être tout aussi bons que l'évêque — le reproche en retombe sur leur tête. Le ¶
poids de la responsabilité qui repose sur nous, mes frères, qui portons la Prêtrise — car lorsque des hommes sont ordonnés à la Prêtrise, la moindre prêtrise et la plus grande Prêtrise, lorsqu'ils reçoivent ces offices dans la Prêtrise, cela indique, cela montre clairement à l'Église et au monde que ces hommes sont appelés avec l'autorité divine, que la responsabilité repose sur eux, et que l'on attend d'eux qu'ils soient des ouvriers. ¶
Savez-vous, je veux maintenant pousser notre pratique un peu plus loin que nous ne l'avons fait jusqu'ici. Lorsque nous voulons un président de pieu, nous le voulons pour le travail ; et ses conseillers de même. Lorsque nous voulons un conseiller du grand conseil, nous le voulons pour le travail. Lorsque nous voulons un évêque, nous le voulons pour le travail. Lorsque nous voulons son conseiller, nous le voulons pour le travail. Lorsque nous voulons un homme pour présider une mission, à l'étranger dans le monde, nous le voulons pour qu'il travaille. Lorsque nous voulons qu'un ancien parte dans le monde, nous le voulons parce que nous y avons du travail. Il y a de l'emploi dans la prédication de l'Évangile. Nous voulons qu'il parte parce qu'il y a quelque chose à faire. Or, nous sommes quelque peu tombés dans l'habitude d'ordonner des soixante-dix, d'ordonner des anciens et d'ordonner des patriarches ; et les frères ne se mettent pas au travail. Supposez qu'un frère soit ordonné apôtre, ou ordonné patriarche, et qu'il ne se mette pas au travail. Eh bien, il ne reçoit pas l'esprit de son appel. C'est l'homme qui prend en main son ministère et la responsabilité qui lui est confiée qui reçoit l'esprit de son appel. Il en est de même pour un soixante-dix. Il est ordonné soixante-dix, et c'est tout — simplement ordonné soixante-dix, ou simplement ordonné ancien, ou simplement ordonné prêtre, instructeur ou diacre, ou à n'importe lequel des offices de l'Église, et il ne se met pas au travail ; il n'y a pas d'emploi pour lui ; l'évêque n'a pas formé les hommes de sa paroisse de telle sorte que, lorsqu'ils sont ordonnés à une charge quelconque dans la Prêtrise, il y ait de l'emploi pour eux. Un homme devrait travailler. Cela indique qu'il devrait travailler. Il devrait être un homme de prière, du moins lorsqu'il reçoit la Prêtrise. Nul homme, dans cette Église, n'a le droit de recevoir l'autorité divine du Seigneur, et ensuite de l'oublier. Nul homme n'a le droit de recevoir la Prêtrise dans cette Église, de rester chez lui le jour du sabbat, et de ne pas prendre la sainte-cène. Nul homme n'a le droit d'avoir la Prêtrise s'il ne se souvient pas du Seigneur et ne fléchit pas le genou devant lui en son temps ; et le Seigneur l'a dit dans une Écriture à laquelle je puis me référer. Celui qui ne prie pas, qui ne dit pas ses prières, qui ne se souvient pas de ses prières devant le Seigneur en leur temps, sera tenu en mémoire. Si vous vous en souvenez, c'est ce que le Seigneur a dit à Sion, aux enfants de Sion, et nous sommes parmi eux. C'est ce qu'il a dit aux habitants de Sion, un commandement qu'il a donné, que ceux qui ne prient pas devant le Seigneur en leur temps seront tenus en mémoire ; c'est-à-dire seront signalés par l'évêque ou par le juge de mon peuple, et il est le juge du peuple. ¶
L'évêque est le juge de tout homme, femme et enfant de sa paroisse, et il en est responsable ; c'est-à-dire qu'il est responsable de prendre soin d'eux, et de s'occuper de ses propres affaires dans sa paroisse, tout comme le président du pieu doit s'occuper de ses propres affaires dans son pieu de Sion, sans rien laisser lui échapper. Or, l'évêque a l'obligation d'instruire tout homme qu'il ordonne, tout homme qu' ¶
il permet d'ordonner et qu'il dirige vers l'ordination, tout homme qui est appelé à quelque charge de responsabilité dans sa paroisse ; c'est l'affaire de cet évêque, en bon père des frères et père du peuple, d'instruire ce frère, s'il reçoit l'office d'ancien afin d'aller se marier au temple, de porter la Prêtrise de Melchisédek, — c'est l'affaire de cet évêque de lui donner des instructions telles qu'il ne les oubliera jamais de sa vie, de lui dire que son devoir est de revenir du temple avec sa femme scellée à lui pour le temps et l'éternité, et d'être un ouvrier fidèle chez lui. Il peut toujours trouver quelque chose à faire. Il a le foyer à régler. Il a l'ordre de la prière à établir à son propre foyer. C'est son devoir d'offrir la prière dans sa maison. ¶
Ces Saints des derniers jours prient, ils prient le matin et ils prient le soir, et c'est là le temps de la prière. Et puis ils prient en secret. Pour quoi prient-ils ? Eh bien, j'ai entendu des frères dire : « Si l'on priait pour nous et si l'on se souvenait de nous comme on le fait pour vous, mes frères, ce serait différent. Nous prions tous pour le président Smith et pour les autorités générales. Nous prions pour tous ces collèges de la Prêtrise, pour tous ces frères qui président. Si nous bénéficiions de ces prières, nous pourrions être des gens bons comme vous l'êtes. » Ils pensent que nous sommes remarquablement bons, et nous le sommes assez. Eh bien, maintenant, qu'en est-il de nos prières ? Je veux savoir s'il existe, dans cette Église, une seule personne qui prie plus fidèlement pour le président Joseph F. Smith que lui-même ne prie pour elle. Je voudrais que vous gardiez cela à l'esprit, mes frères et sœurs ici présents : il n'existe pas de famille si séparée de sa paroisse, si loin dans les pâturages, dans les montagnes et les canyons, si négligée, oubliée et peut-être délaissée par les évêques des paroisses, que le président Smith n'oublie jamais de prier pour cette famille ou pour cet homme ; il n'oublie jamais de prier pour cette femme, cette mère de famille ; il n'oublie jamais de prier pour le plus petit, le plus simple enfant de la famille. Nous prions chaque matin pour vous. Nous avons prié ce matin, je l'ai fait, j'ai prié pour vous, et je présume que vous avez prié pour moi. J'ai prié pour tous ; mon cœur s'est ouvert de sorte que j'ai pu prier pour tous les Saints des derniers jours. J'ai prié pour notre gouvernement, pour notre pays. Je remercie le Seigneur pour la force de ce pays, de ces grands États-Unis. Oh, quelles bénédictions nous ont été accordées, d'avoir été préservés, et que l'Église soit établie, et si bien fondée, affermie et protégée par le mur de force que Dieu a établi dans ces États-Unis. Combien nous devrions être reconnaissants. Nous nous souvenons de nos voisins ; nous prions pour eux ; nous prions pour leur conversion, et nous leur donnons le bon exemple. ¶
Nous ne fréquentons pas les salons, nous ne fréquentons aucun de ces maux qui nous entourent. Vous savez que nous venons à vous avec du bien pour vos pieux de Sion. Il n'existe pas une présidence de pieu que nous n'ayons bénie, mise à part et aidée à choisir, ni un seul conseiller du grand conseil. Il n'y a pas eu une seule Société de secours, une seule Association d'amélioration mutuelle organisée, un seul collège organisé, une seule mission établie sur quelque partie de la terre, sans que les dirigeants qui président ne soient partis avec des bénédictions et des instructions entre les mains des serviteurs de Dieu qui portent la sainte Prêtrise. Et nous ne les oublions pas non plus. Nous prions pour eux. Nous prions pour eux lorsqu'ils partent, ¶
nous prions pour eux à leur retour, nous prions pour eux pendant qu'ils sont à l'étranger. J'espère que les Saints des derniers jours prient pour nous. J'espère que vous priez pour nous au moins aussi bien que nous prions pour vous ; car je prie toujours pour vous, pour chaque famille de cette Église. Il n'y a pas une maladie dans un foyer sans que nous priions pour le malade, ainsi que pour ceux dont les noms nous sont parfois transmis, spécialement pour qu'on prie pour eux. Nous recevons ces demandes par lettre, parfois — Veuillez vous souvenir de ma femme, de ma fille ou de mon fils — et nous prions pour eux. Nous appelons le Seigneur à remarquer qu'il y a une maladie dans un foyer, qu'il y a une calamité, un trouble, une détresse ou un chagrin quelque part, et nous voulons qu'il soit soulagé. Nous appelons le Seigneur. Voilà ce que nous faisons ; et ensuite nous nous comportons assez bien. ¶
Nous sommes des hommes sobres, des hommes moraux, nous ne sommes ni corrompus ni souillés. Nous ne venons pas à vous avec des doctrines et des principes corrompus pour vous souiller. Avez-vous été instruits ainsi ? Un évêque, un ancien, un soixante-dix, ou quelque département de l'Église, a-t-il jamais été lésé parce que nous lui avons apporté corruption et trouble ? Non, nous avons été bons envers vous, bons envers vous en tout temps, et vous nous avez nourris, vous avez été bons et aimables envers nous, et vous nous avez logés, mais nous n'avons jamais abusé de vous. Nous n'avons jamais eu l'intention d'abuser de vous, mais de vous défendre, de vous aider et de vous instruire, et de vous reprendre si cela était nécessaire, si vous étiez dans la transgression et le péché. Nous avons cherché à ce que vous nous aidiez, et vous nous avez aidés. Il y a eu un merveilleux progrès accompli durant la dernière décennie ou davantage, deux ou trois décennies, pour autant que je vous connaisse, vous, frères, ici, vous qui dirigez et présidez. J'ai été avec vous en toute occasion et en toute condition et circonstance, lorsque nous avons eu nos difficultés et nos petites contestations, et nos petites divisions, et ainsi de suite, et nous vous avons toujours donné de bons conseils et donné le bon exemple. Ces frères ici présents sur cette estrade, que vous connaissez, vous connaissez nos cœurs tout aussi bien que nous connaissons les nôtres, et vous en êtes témoins ; le peuple tout entier de cette Église est notre témoin. Ils savent que nous avons été fidèles et vrais envers eux, et que nous leur avons enseigné à être loyaux — loyaux envers notre gouvernement, loyaux envers le gouvernement de Dieu, et loyaux envers le gouvernement de notre grand pays, car c'est le pays du Seigneur. C'est lui qui l'a établi et qui a établi ce peuple. Il a rassemblé le peuple, non seulement les Saints des derniers jours, mais il a rassemblé les opprimés, les foulés aux pieds, les affligés, les humbles et les doux de la terre. Dieu les a rassemblés au pays de Sion, le pays des cœurs purs, le pays où les cœurs purs devraient demeurer, et où tous ceux qui y demeurent devraient avoir le cœur pur. ¶
Or, nous voulons que les Saints des derniers jours en profitent, nous voulons que vous en profitiez, nous voulons que vous rapportiez chez vous, dans vos paroisses et dans vos pieux de Sion, les instructions et l'esprit de cette conférence, vous, frères qui présidez, et que vous vous occupiez de vos propres affaires ; car les pieux de Sion sont si étendus, les paroisses si nombreuses, et les autorités générales assises ici dans ce petit espace — elles ne sont guère plus d'une vingtaine — sur lesquelles reposent les responsabilités de prendre soin de tout le peuple, ici comme à l'étranger, et de la prédication de l'Évangile dans le monde entier. Et nous avons besoin de votre aide ; nous voulons que vous soyez bons ; ¶
nous voulons que vous soyez fidèles ; nous voulons que vous soyez sobres ; nous voulons que vous soyez moraux dans vos principes, votre esprit, votre corps ; nous voulons que vous soyez purs, sans tache, fidèles et humbles. Nous voulons que vous soyez humbles, vous-mêmes, devant Dieu. Nous voulons que vous demeuriez humbles devant Dieu. Nous voulons que vous vous repentiez de tous vos péchés. Nous voulons que vous preniez sur vous le nom du Seigneur Jésus-Christ. Nous voulons que vous le serviez et que vous l'honoriez. Avoir les commandements et les observer sera la preuve certaine que vous aimez le Seigneur, et si vous faites cela, le Seigneur viendra à vous. Il vous aimera, et le Père vous aimera et nous aimera, et il viendra à nous et se manifestera à nous. Il ne se manifestera pas à ceux qui ne se souviennent pas de lui et qui ne gardent pas ses commandements. Ceux qui se souviennent de lui et qui l'aiment garderont ses commandements, et le fait de garder ses commandements est la preuve certaine qu'ils l'aiment. ¶
Nous voulons que nos frères et sœurs, nous voulons que les Saints des derniers jours aiment le Seigneur, l'honorent et le servent de tout le dessein de leur cœur, car nous voulons être sauvés ; nous voulons que vous soyez sauvés ; nous voulons être ensemble lorsque nous passerons de l'autre côté, dans de bonnes et favorables conditions. Nous y serons de meilleurs hommes. Nous pouvons ne pas croire qu'il y aura beaucoup de changement, mais nous serons de bien meilleurs hommes de l'autre côté que nous ne le sommes ici. Nos enfants nous aimeront davantage ; la femme aimera davantage son mari, et nos voisins nous aimeront davantage, car les défauts, les manquements et les faiblesses qui se sont manifestés ici disparaîtront. Nous les découvrons chaque jour. Ils disparaîtront. Ils sont de la terre, terrestres, et nous agirons comme des hommes de l'autre côté. Nous serons meilleurs. Nous vivrons et nous nous repentirons, et notre repentance, que nous maintiendrons tout au long de cette vie, portera son fruit authentique de succès et de délivrance du péché et de la transgression, et notre esprit sera libéré de tout le poids du péché ou du trouble que nous avons connu dans cette vie. ¶
Nous traversons un monde de péché, de détresse et de danger, et pourtant c'est un bon monde. Je ne veux pas dire un mot contre lui, et je compte y rester aussi longtemps que possible ; mais c'est un monde de danger, d'épreuve, de tribulation et de dureté pour les hommes et les femmes ; mais il nous est possible d'endurer, il nous est possible de servir le Seigneur ; il nous est possible de faire ce qui est juste, et rien de ce qui est mal. Il ne nous est pas nécessaire de faire le mal, et nous voulons cesser de mal faire, œuvrer à la droiture et servir le Seigneur. Que les évêques, les frères qui président dans les paroisses, se souviennent donc de ces choses. Je m'adresse à eux, car il y en a davantage ici que je n'en reverrai avant le mois d'avril prochain. Je n'en rencontrerai peut-être pas beaucoup d'ici là, et nous voulons que les évêques aillent dans leurs paroisses, et nous voulons qu'ils prennent soin des gens qui sont dispersés, des gens qui errent, qui ne se rassemblent pas, et qui ne se réunissent pas aux réunions de paroisse, qui n'y sont ni entendus ni vus. Rassemblez-les, retrouvez-les, cherchez à connaître chaque famille et à savoir ce qui ne va pas dans chaque famille, et attirez leur attention sur le fait que, s'ils ne prennent pas la sainte-cène, et ne le font pas dignement, c'est la preuve certaine qu'ils ne se souviennent pas du Seigneur. Si un homme se souvient du Seigneur, il gardera ses commandements, et nous les gardons ¶
à la mesure de notre amour pour Dieu. Vous savez où vous en êtes, sans que j'aie à le chercher. Je ne pourrais pas le découvrir même si j'essayais, mais vous, vous le savez. Si vous servez le Seigneur et gardez ses commandements parfaitement et pleinement, c'est la preuve certaine que vous aimez le Seigneur. Si nous ne faisons pas ces choses, nous n'aimons pas le Seigneur comme nous le devrions, ¶
je prie le Seigneur de vous bénir, mes frères et sœurs. Je vous témoigne que ceci est l'œuvre du Seigneur. Notre Père céleste, par son Fils Jésus-Christ, a établi cette œuvre et ce royaume. Il a suscité le prophète Joseph Smith, en a fait un prophète, l'a inspiré et qualifié, et l'a soutenu jusqu'à sa mort, jusqu'à l'effusion de son sang. Notre Père céleste a fait cela par son Fils Jésus-Christ, et a établi cette Église, et elle croît, elle se répand, elle gagne en force. Mais n'y en a-t-il pas quelques-uns qui faiblissent ? Oui, je le suppose. Quelques-uns faibliront, quelques-uns mourront et disparaîtront, mais l'Église durera, et ne sera jamais plus petite qu'elle ne l'est aujourd'hui. Elle deviendra plus forte. ¶
J'ai une autre pensée qui a été exprimée par l'un des frères ici présents. Vous vous en souvenez. Vous l'avez entendue hier : que sous peu, les vertus des Saints des derniers jours commenceront à être proclamées et répandues parmi les peuples de la terre comme celles d'un peuple remarquable. Nous serons un peuple remarquable, car nous serons un peuple sobre, un peuple moral, un peuple droit, un peuple digne de confiance et fiable en affaires comme en toute chose ; fiable en politique, dans le gouvernement et les affaires gouvernementales. Nous ne volerons pas le trésor public, nous ne volerons personne, nous ne ferons de tort à personne, mais nous serons consciencieux, droits, bons et fiables. Si l'autorité gouvernementale est confiée entre nos mains, ou entre les mains de l'un de nos frères, elle sera en sécurité et il n'y aura pas de défaillant. C'est un opprobre pour un peuple d'avoir un défaillant. C'est un opprobre pour nous lorsque nous tombons dans le péché. Nous voulons toujours être libres de ces choses, et nous tenir en la présence du Seigneur, approuvés de lui. ¶
Je remercie le Seigneur que nous ayons été assez bons. Je n'ai rien de mal à dire de mes frères. Je les aime de tout mon cœur. Ils sont pour moi aussi tendres que mes propres enfants chéris, exactement, et je connais mes frères, je connais le cœur de chacun d'eux, et vous les connaissez aussi. Ils sont aussi fidèles que l'acier, dévoués, prêts à vivre toujours au service de Dieu ; puis nous mourrons lorsque nous n'y pourrons plus rien, mais nous n'avons pas l'intention de mourir tant que nous pourrons l'éviter. Nous avons l'intention de rester ici et d'aider à l'édification du royaume. Nous voulons être serviteurs de Dieu. Nous désirons le servir et aider à l'accomplissement de ses desseins sur la terre. Nous désirons vivre longtemps et bénir le peuple. Nous désirons étendre nos mains sur tout Israël, pour le bénir, ainsi que nos voisins compris en Sion ; car nous sommes grandement mêlés à l'heure actuelle, et il y a parmi nous un très grand nombre de gens bons et précieux, des gens honnêtes et moraux, sans parler de ceux qui ne le sont pas, que ce soit parmi nous ou à l'extérieur. ¶
Que les Saints des derniers jours servent Dieu, l'aiment, l'honorent, gardent ses commandements, et soient unis à écouter les conseils et à marcher avec droiture devant le Seigneur, et à agir avec justice et convenance en toute occasion, et en toute chose de quelque nature que ce soit. Telle est notre ¶
exhortation, et c'est la doctrine que nous avons portée au peuple. Nous sommes allés vers ce qui est bon et vertueux dans le monde, et nous avons appelé les hommes à la repentance. Nous ne voulons pas d'hommes qui ne se repentent pas. C'est l'Évangile de la repentance qui nous est confié, qui doit être prêché à toute créature, et celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, et celui qui ne croira pas, mais rejettera le message que Dieu a envoyé, sera condamné. On n'y peut rien. Soyez purs, droits et consciencieux, et aimez le Seigneur, et il viendra à vous avec son Esprit, et vous soutiendra maintenant et à jamais, ce que je prie humblement au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶
M. Edward C. Clifford chanta un solo de baryton, intitulé « Glory to God, who from the heavens above ». ¶
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