La santé et le bonheur résultent de l'observance de la Parole de Sagesse
Anthon H. Lund
La santé et le bonheur résultent de l'observance de la Parole de Sagesse. — Le peuple exhorté à éliminer les maux du saloon et du tabac. — Une enquête sur l'œuvre missionnaire « mormone » en Angleterre est souhaitée. — Le mariage au temple, une sauvegarde contre le divorce. — Le travail désintéressé et fructueux des dirigeants des organisations auxiliaires. ¶
J'ai été très intéressé par les remarques de notre président, comme je sais que vous l'avez tous été. Je sais que ce qu'il nous a dit est vrai, et que ses conseils sont pour notre plus grand bien. ¶
J'ai été frappé par les statistiques qui nous ont été lues, et j'ai été heureux d'apprendre que le taux de mortalité parmi les saints des derniers jours est inférieur au taux de mortalité dans le monde. Neuf pour mille est en effet un bon résultat. Or, je crois qu'il y a une cause à cela. Il a été promis aux saints des derniers jours, s'ils vivent leur religion, une longue vie et la santé. Le Seigneur nous a donné une révélation concernant la préservation de notre santé. Nous recevons des questions de plusieurs personnes nous demandant quand la Parole de Sagesse est devenue un commandement. Je ne sais pas si nous pouvons fournir ce renseignement, mais la révélation parle d'elle-même ; elle nous dit que la Parole de Sagesse est l'ordre et la volonté de Dieu — la volonté de Dieu. Avons-nous besoin qu'elle soit exprimée plus fortement ? Pourquoi nous a-t-il donné cette Parole de Sagesse, à nous, saints des derniers jours ? Était-ce pour nous priver de la joie de vivre ? Voulait-il restreindre les plaisirs de la vie ? Non, au contraire, il voulait nous donner un conseil sur la manière de vivre pour préserver notre santé ; et puisqu'il nous l'a donnée, l'appelant la Parole de Sagesse, j'espère que les saints des derniers jours se trouveront parmi les vierges sages, et non parmi les folles. Tout ce qui nous a été donné par révélation l'a été pour notre bénédiction et pour notre bien, et nous ne devrions pas nous sentir libres de violer la volonté du Seigneur à ce sujet, même si nous nous disions : Ce n'est pas un commandement, mais une parole de sagesse. Prenons la résolution, dans notre cœur, de suivre le conseil qui y est donné, et alors nous serons bénis, non seulement physiquement mais aussi spirituellement. Nous serons en mesure de faire beaucoup plus de bien, de travailler davantage et plus efficacement que si nous nous adonnions à ces choses qui épuisent la force de notre corps et minent notre santé, car tel est l'effet de la violation de la Parole de Sagesse. ¶
Notre corps législatif nous a donné une loi sur la question des boissons alcoolisées, et un moment a été fixé où le peuple sera libre de s'exprimer sur cette question. Il me semble que, dans tous les établissements de Sion, où nous, les saints des derniers jours, sommes en majorité, le sentiment devrait être de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éliminer de notre milieu le commerce des boissons alcoolisées. Depuis que la Parole de Sagesse nous a été donnée, il existe parmi nous, saints des derniers jours, le sentiment qu'il est de notre devoir d'obéir à cette loi, et lorsque nous plaçons des hommes à des postes dans l'Église, nous leur avons enjoint d'obéir à la Parole de Sagesse. Ce n'est pas une exigence qui a été affirmée avec autant de force dernièrement. Il y a plus de soixante-dix ans, l'Église a voté qu'aucun officier ne devait exercer de fonction dans l'Église s'il violait la Parole de Sagesse. Cela se passait du temps du prophète Joseph, et s'il a jugé bon d'en faire une exigence aussi forte, nous ne devrions pas chercher à l'assouplir aujourd'hui, mais plutôt exhorter nos frères qui sont appelés à diriger le peuple, et à œuvrer dans le ministère, à observer cette exigence, et à ne pas donner le mauvais exemple de négliger le conseil donné par notre Père céleste. J'espère qu'à l'élection, le peuple montrera qu'il est favorable à la tempérance. Si nous ne pouvons obtenir le pain tout entier, contentons-nous de la moitié, mais que nos efforts tendent à sauver nos jeunes gens des maux du saloon. Efforçons-nous de leur fournir des lieux où ils puissent aller et avoir des divertissements sains, et de ne pas les laisser chercher leurs loisirs dans des lieux mal famés ; et je considère le saloon comme un tel lieu ; il ne devrait pas se trouver dans les établissements des saints des derniers jours. Je n'ai pas besoin de parler des maux qui suivent l'intempérance ; ils sont trop bien connus. Lorsque nous voyageons là où de telles choses se trouvent, combien il nous peine de voir des hommes s'avilir par l'excès de boissons alcoolisées et d'autres stimulants. ¶
L'habitude du tabac devrait être évitée. L'usage du tabac est très nuisible et préjudiciable à l'organisme, et nous devrions faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que nos jeunes gens grandissent sans s'y adonner. J'ai été heureux, l'autre jour, de lire qu'il existait un établissement où l'on disait qu'aucun garçon de moins de vingt et un ans n'usait du tabac. Je souhaiterais que l'on puisse dire de tout Israël que tous nos garçons s'abstiennent de cette habitude. Les statistiques de diverses institutions montrent que les garçons qui s'adonnent au tabac n'excellent pas, et que ceux qui se distinguent réellement et excellent dans leurs études sont ceux qui ne s'adonnent pas à l'habitude du tabac ni à l'usage de stimulants. ¶
J'ai été heureux d'entendre les paroles du président au sujet de nos missionnaires, et je crois que sa bénédiction sur eux sera ressentie par eux. Je crois que notre Père céleste sera avec eux dans leurs travaux, leurs travaux désintéressés à travers le monde. Ils consacrent leur temps à faire avancer cette œuvre, se soutenant eux-mêmes ; et lorsqu'ils s'en vont, ils sont souvent raillés et méprisés, et se heurtent aux rebuffades du peuple, mais ils ont un message à donner au monde, qu'ils savent être de la plus haute importance. Il a été publié, tant ici en Amérique qu'à l'étranger, en Angleterre, en Scandinavie et en Allemagne, une masse d'articles calomnieux, mentant sur les saints des derniers jours et les injuriant. Hans P. Freece, par exemple, un homme de l'Utah voyageant en Angleterre, cherche à soulever le peuple anglais contre nous. Ses propos sont même parvenus jusqu'au gouvernement, et le premier ministre a été pressé d'instituer des enquêtes sur ce que ce M. Freece a raconté. Que sait-il de ce qui se passe en Angleterre ? Il nous accuse d'y prendre des jeunes filles et de les amener ici à des fins immorales, comme si nos anciens étaient envoyés pour amener ici des jeunes filles. Nos anciens vont prêcher l'Évangile à tous. Les statistiques montrent que les émigrants « mormons » venus d'Angleterre ne représentent pas plus d'une petite fraction d'un pour cent, mais cette petite fraction suffit à soulever le peuple là-bas. Nous avons demandé une enquête. Nous savons que nous sommes exempts des choses dont ils nous accusent. Vous savez, saints des derniers jours, que l'Évangile ne vous a pas donné licence de pécher. Vous savez que lorsque vous êtes entrés dans les eaux du baptême, vous avez fait l'alliance de garder les commandements du Seigneur, et vous savez que, tant que vous êtes restés fidèles à cette alliance, la paix et la joie du Saint-Esprit ont été vôtres. Vous savez qu'on ne vous a rien enseigné, par les anciens, de contraire aux commandements de Dieu. Pourquoi donc toute cette opposition se dresse-t-elle contre nous ? Sommes-nous pires cette année que l'année dernière, ou les années passées ? Je crois, comme l'a dit le président, que les saints des derniers jours croissent en foi, en foi vivante, et que cela conduira à de bonnes œuvres. Où que vous alliez, vous constaterez, dans tous les pieux de Sion, que les saints sont attentifs à leurs devoirs. Nous leur sommes reconnaissants de montrer leur foi en l'Évangile par leurs devoirs, par leurs offrandes de jeûne et par les sommes considérables qu'ils versent pour l'édification de maisons de culte, où ils peuvent aller apprendre davantage les voies du Seigneur. Nous ressentons le besoin de louer les saints des derniers jours pour cela. Les saints des derniers jours sont un peuple craignant Dieu, un peuple fidèle à son devoir, un peuple qui s'est uni par des alliances pour servir le Seigneur et opérer le salut de son âme, dans la crainte et le tremblement devant Dieu. Ce n'est pas un peuple plongé dans le vice et l'iniquité. Là où l'on en trouve, les frères qui en ont la charge cherchent à les retrancher de l'Église. ¶
La question du divorce a été mentionnée ici. Les statistiques montrent que ceux qui se sont mariés dans nos temples et qui ont été scellés à l'autel de Dieu ne sont pas ceux qui divorcent, et qu'il y a bien moins de divorces dans cette catégorie que chez ceux qui se sont mariés hors du temple. Je suis heureux de pouvoir l'affirmer, et j'exhorterais toute la jeunesse de Sion à se préparer à être digne d'obtenir une recommandation pour se rendre au temple du Seigneur, pour y être scellée, pour bien commencer son mariage, afin d'être sous l'alliance, et que sa postérité naisse sous l'alliance et soit héritière de ses bénédictions. Je crois que les mariages, contractés avec autant de solennité qu'ils le sont au temple, laisseront une impression plus profonde dans le cœur et amèneront une résolution plus forte de vivre comme un mari et une épouse doivent vivre. Le divorce ne devrait pas être connu parmi nous. C'est une chose trop solennelle que d'entrer dans les liens du mariage pour ensuite les voir dissous. Nous dirions donc aux jeunes gens : commencez bien votre mariage, et efforcez-vous ensuite de faire en sorte que le mariage vous apporte bonheur et bénédictions. Évitez tout ce qui tend à rendre ce lien pesant et cette relation malheureuse. Chacun peut faire beaucoup dans ce sens si les deux parties sont résolues à vivre dans la paix et l'harmonie. ¶
Les rapports qui nous ont été donnés sur les organisations auxiliaires nous sont très agréables, et ils sont véridiques. Les hommes qui travaillent au sein des comités y consacrent tout leur esprit et toute leur âme ; ils étudient et s'efforcent de concevoir des plans pour le bien-être et l'élévation de notre jeunesse. Je dis : que le Seigneur bénisse ces hommes et ces femmes qui se consacrent à cette œuvre. Ils passent une grande partie de leur temps au service de ces institutions, et ils le font par pur amour pour les jeunes. Je veux que tous les saints des derniers jours ressentent le besoin d'honorer ces hommes et ces femmes, non seulement ceux des comités généraux, mais aussi ceux des comités de pieu, et ceux qui œuvrent dans les paroisses, qui donnent de leur temps pour enseigner et instruire nos jeunes gens dans les voies du Seigneur. ¶
Maintenant, que le Seigneur bénisse les saints des derniers jours ; qu'il nous bénisse durant cette conférence, afin que l'Esprit du Seigneur soit répandu avec abondance, telle est ma prière, au nom de Jésus. Amen. ¶