Discours de conférence
Charles W. Penrose
Un seul Esprit caractérise les Saints dans tous les pays. — Autorité divine faisant défaut dans les sectes de la chrétienté. — Preuves de l'autorité divine conférée aux Saints des derniers jours. — Ordonnances accomplies sous l'autorité divine, d'effet éternel. — Ordonnances accomplies sans mandat autorisé, non valides. ¶
Cela fait maintenant quatre ans que j'ai eu le plaisir d'assister à une conférence générale, de regarder les visages de mes frères et sœurs, et d'écouter les instructions de nos dirigeants. Mon cœur est rempli de ¶
gratitude, ce matin, pour le privilège dont je jouis maintenant. C'est pour moi un spectacle glorieux de voir ce vaste ensemble de Saints des derniers jours, rassemblés des différentes régions de la terre, réunis ici pour adorer Dieu « dans la beauté de la sainteté », l'esprit ouvert pour recevoir la vérité, avec le désir d'apprendre les voies du Seigneur et d'avoir la force d'y marcher. Je ne pense pas qu'un tel spectacle que celui que je contemple aujourd'hui puisse se voir ailleurs, parmi toutes les nations de la terre. ¶
Pendant mon absence, j'ai beaucoup voyagé dans les pays d'Europe, j'ai visité toutes les régions des îles Britanniques — l'Angleterre, l'Irlande, l'Écosse et le pays de Galles. (Je dirai, en passant, pour le bénéfice de nos frères gallois, que l'œuvre a été rouverte dans cette principauté, et que dans le sud du pays de Galles nous avons plusieurs missionnaires et un certain nombre de convertis à la vérité.) J'ai aussi visité la Hollande et la Belgique, la Suisse et de nombreuses régions d'Allemagne, ainsi que la Suède, le Danemark et la Norvège. Dans tous mes voyages, chaque fois que j'ai trouvé des groupes de Saints des derniers jours, j'ai ressenti parmi eux le même esprit que celui que j'ai ressenti pendant cette conférence, dans ce tabernacle. Les Saints des derniers jours, où qu'ils se trouvent, sont « baptisés par un seul Esprit en un seul corps », quelle que soit leur race ou leur nationalité, quelle qu'ait pu être auparavant leur religion. Ils sont sortis du monde, et ont été « baptisés en Christ » ; ils font partie du corps du Christ. Son Esprit est avec eux, et ils se réjouissent dans la connaissance de la vérité. Ils ont suivi l'injonction de l'ancien apôtre : « Ajoutez à votre foi la connaissance », etc. Dieu leur a donné un témoignage par le pouvoir du Saint-Esprit, et ils ont reçu la vérité telle qu'elle est venue de lui en cette époque du monde. ¶
Il y a un grand nombre de gens, parmi les diverses confessions chrétiennes, qui ont la foi, mais il y a très peu de véritable connaissance de la vérité. Il y a de nombreux professeurs érudits et instructeurs de théologie, de nombreux grands orateurs, des hommes bénis de Dieu du don de la parole, et il est beau d'entendre leurs phrases si bien tournées. Leur éloquence est charmante, mais il y a une chose qui leur manque à tous — chaque secte, chaque confession, chaque section ou faction de la chrétienté manque du pouvoir de Dieu pour administrer en son saint nom avec autorité. C'est là une question de la plus haute importance. Bien que tout homme et toute femme doive avoir le privilège d'exprimer sa croyance, de communiquer ses idées en matière de religion, aussi bien que de philosophie et de science, et de tout ce qui pourra édifier l'humanité, bien qu'ils doivent avoir cette liberté partout, et que les gens doivent être disposés à écouter leur voix quand ils sont capables de transmettre un quelconque principe de vérité, il leur manque cette autorité divine que Dieu a donnée à ses serviteurs dans les temps anciens et qu'il a, je suis heureux de le savoir, rétablie à l'époque où nous vivons. C'est une chose de prêcher la doctrine que Jésus est le Christ, et c'en est une autre d'être autorisé à administrer en son nom. Il y a des millions de gens qui ne semblent pas comprendre cette distinction — que les hommes peuvent ¶
prêcher et donner des conférences, et peuvent écrire et présenter des essais sur des sujets religieux, mais que cela ne leur donne absolument aucun droit d'administrer les ordonnances que Dieu a instituées, en son saint nom. ¶
Lorsque Jésus-Christ envoya ses apôtres prêcher l'Évangile à tout le monde, à toute créature, il leur donna l'autorité d'administrer au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ils reçurent de Dieu un témoignage qu'ils étaient investis de cette autorité et de ce pouvoir. Jésus, le Fils, parlait au nom du Père, et le Saint-Esprit fut envoyé sur eux pour témoigner à leur âme qu'ils étaient ainsi autorisés. Le Christ lui-même, nous dit-on, ne s'est pas « glorifié lui-même pour être fait grand-prêtre, mais celui qui lui dit : Tu es mon Fils, je t'ai engendré aujourd'hui, et je t'ai appelé à être prêtre pour toujours, selon l'ordre de Melchisédek ». Le Christ dit à ses apôtres qu'il choisit pour le représenter dans le monde : « Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. » « Tout ce que vous scellerez ou lierez sur la terre sera scellé ou lié dans le ciel, et ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. » Voilà une très grande autorité ; voilà un pouvoir divin ; voilà la prêtrise. La sainte prêtrise est l'autorité divine, comme le Saint-Esprit est la lumière divine ; et les serviteurs du Seigneur, envoyés par notre Sauveur dans les temps anciens, comme nous le lisons dans le Nouveau Testament, étaient investis de cette autorité et revêtus de cette lumière. Ils furent instruits par le Sauveur sur la manière dont ce pouvoir devait être utilisé. Tous les enseignements du Sauveur concernant ¶
cette question ne sont pas consignés dans le Nouveau Testament, ni dans aucun autre livre dont j'aie eu connaissance ; mais il s'entretint avec eux et leur expliqua comment ce pouvoir devait être exercé, ses limites, et l'étendue de cette autorité. Après sa résurrection, nous dit-on, il resta avec eux environ quarante jours. Le compte rendu de ses enseignements à ses apôtres, et à ceux qui étaient associés avec eux dans ce saint ministère, n'a pas été conservé, autant que nous sachions. Si ces enseignements ont jamais été consignés, ils seront mis au jour en ces derniers jours, dans cette grande « dispensation de la plénitude des temps, dans laquelle le Seigneur réunira en un tout ce qui est en Christ, aussi bien dans les cieux que sur la terre ». Ces choses ne sont pas en notre possession actuellement ; autant que nous sachions, elles ne sont pas consignées ; mais nous pouvons aisément comprendre, d'après les actes et les enseignements des apôtres, qu'ils n'étaient pas seulement revêtus de cette autorité, mais qu'ils reçurent des instructions sur la manière dont elle devait être exercée, limitée et étendue. Il établit son Église et conféra ces pouvoirs : ¶
« pour le perfectionnement des saints en vue de l'œuvre du ministère et de l'édification du corps de Christ, ¶
« jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme accompli, à la mesure de la stature parfaite de Christ, ¶
« afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, ¶
« mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ. » ¶
C'est ce que Paul nous apprend dans le quatrième chapitre de son épître aux Éphésiens. Or, ce pouvoir et cette auto- ¶
rité était reconnue dans le ciel ; c'est là qu'est sa force, sa beauté et son efficacité. Lorsque l'un de ces serviteurs de Dieu, ordonné par le Sauveur, ou ordonné par les apôtres ou par d'autres qui avaient été ordonnés par le Sauveur, administrait au nom du Seigneur Jésus-Christ, ou, comme c'est le cas pour le baptême et une ou deux autres ordonnances, au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, leurs actes étaient reconnus dans les cieux. Ils étaient tout aussi valides que s'ils avaient été accomplis par Jésus-Christ lui-même, ou par le Père qui l'avait envoyé. Voilà la puissance, la force et la majesté de cette prêtrise ou autorité divine : que tout ce qui est fait correctement par un homme autorisé de Dieu, dûment désigné et ordonné à sa fonction et à son appel, est enregistré en haut et y est reconnu, et a force et effet dans les cieux comme sur la terre. ¶
Cette autorité demeura dans l'Église pendant sa première période, mais depuis des centaines d'années, selon les aveux mêmes des confessions chrétiennes modernes, un tel pouvoir n'a plus existé sur la terre. Toutes les confessions protestantes de la chrétienté répudient l'idée qu'elle se serait transmise par continuité et par succession depuis l'époque des apôtres. En fait, il n'y a et il n'y a eu aucune Église, que ce soit dans le protestantisme ou dans les confessions ou organisations plus anciennes, où il y ait eu un apôtre inspiré, un prophète vivant, un voyant, un révélateur, un homme revêtu de l'autorité que le Christ donna à ses anciens apôtres. C'est là la grande lacune de toute la chrétienté. Nous admirons l'éloquence des grands prédicateurs chrétiens ; nous admirons la pureté de la vie d'un grand nombre de chrétiens ; nous nous délectons de la ¶
musique qu'ils ont composée ; nous aimons la poésie qu'ils ont écrite, et nous la citons très souvent. Nous reconnaissons leurs chants, leur musique, leur sculpture, leur peinture, leur art et leur science, et leurs grandes œuvres mécaniques et autres pour le bien de l'humanité ; mais, en même temps, nous reconnaissons ce fait éloquent — que parmi eux, depuis de nombreux siècles, il n'y a eu aucune autorité venant de Dieu à l'homme pour administrer des ordonnances en son nom. C'est pourquoi leurs baptêmes, leurs confirmations et les autres ordonnances administrées dans les diverses Églises chrétiennes, bien qu'elles puissent être de bonnes choses pour rassembler les gens dans diverses organisations, dans l'unité, dans la concorde et l'amour fraternel, qui existent dans une certaine mesure, ne sont pas reconnues dans les cieux, parce que Dieu ne les a pas désignées. Pourquoi seraient-elles reconnues là-haut, alors que, selon leurs propres aveux, il n'y a eu aucune communication de Dieu, du Père, du Fils, du Saint-Esprit, depuis l'époque des premiers apôtres ; que toutes ces choses sont abolies et ne sont plus nécessaires, même de nos jours. Or, puisque le Seigneur ne les a pas désignées, puisqu'il n'a pas donné l'autorité qui s'exerce parmi ces diverses sectes rivales, pourquoi accepterait-il leurs offrandes ? ¶
Je voudrais vous lire, ce matin, quelques versets d'Écriture sur ce sujet. Vous les trouverez dans la cent trente-deuxième section de la Doctrine et Alliances. Peut-être que ceci ne sera pas reconnu comme Écriture par tous ceux qui m'écoutent, mais les Saints des derniers jours considèrent les révélations de Dieu des derniers jours comme étant au moins ¶
aussi importantes que tout ce qu'il a révélé dans les temps anciens. Nous acceptons la Bible comme contenant des révélations de Dieu dans les temps anciens ; nous acceptons aussi le Livre de Mormon comme contenant la parole de Dieu au peuple de ce continent américain. Mais dans le livre de la Doctrine et Alliances, nous avons un certain nombre de révélations, données de la même source, du même pouvoir, par le même don, à notre époque, à des hommes investis d'une autorité semblable à celle que détenaient les anciens, et c'est pourquoi nous considérons les paroles de la Doctrine et Alliances comme Écriture. Je vais lire deux ou trois versets de cette section : ¶
« Voici, ma maison est une maison d'ordre, dit le Seigneur Dieu, et pas une maison de confusion. ¶
« Accepterai-je une offrande, dit le Seigneur, qui n'est pas faite en mon nom ? ¶
« Ou recevrai-je de vos mains ce que je n'ai pas désigné ? ¶
« Et vous désignerai-je quoi que ce soit, dit le Seigneur, si ce n'est par la loi, comme moi et mon Père l'avons ordonné pour vous avant que le monde fût ? ¶
« Je suis le Seigneur, ton Dieu ; et je te donne ce commandement que nul ne viendra au Père si ce n'est par moi ou par ma parole, qui est ma loi, dit le Seigneur. ¶
« Et tout ce qui est dans le monde, que ce soit ordonné par les hommes, les trônes, les principautés, les puissances ou les choses de renom, quelles qu'elles soient, qui n'est pas par moi ou par ma parole, dit le Seigneur, sera renversé et ne demeurera pas lorsque les hommes seront morts, ni dans ni après la résurrection, dit le Seigneur, ton Dieu. ¶
« Car tout ce qui demeure est par moi ; et tout ce qui n'est pas par moi sera ébranlé et détruit. » ¶
Il y a bien davantage rattaché à cela que je ne souhaite pas aborder ici, ce matin : c'est sur ce saint pouvoir et cette autorité que je souhaite attirer l'attention de cette ¶
assemblée. Pourquoi le Seigneur accepterait-il les offrandes des hommes — leurs ordonnances, leurs institutions, ce qu'ils ont créé par leur sagesse humaine ? Un gouvernement quelconque sur la terre reconnaîtrait-il les actes d'hommes qui n'auraient pas été désignés par ce gouvernement ? Une société, une firme, ou un particulier engagé dans les affaires reconnaîtrait-il les actes d'agents prétendus qui n'auraient reçu aucune autorité de cette personne, de cette firme ou de cette société ? Lorsque nous lisons les saintes Écritures qui furent écrites autrefois et données aux Hébreux, nous constatons que, dès le commencement, le Seigneur appela certains individus pour agir en son nom, et que ce qu'ils firent par son autorité, il le reconnut, mais que ce qui fut accompli par des personnes qui n'avaient pas cette autorité, il ne l'accepta pas. Cela n'eut ni force, ni vertu, ni effet dans le monde éternel, et selon la révélation que je viens de lire, cela n'aura aucun effet dans la résurrection d'entre les morts, ni après. ¶
Une chose très importante liée à cela, pour les Saints des derniers jours, est que l'ordonnance du mariage pour l'éternité fut révélée par le Seigneur, à notre époque du monde, par l'intermédiaire du prophète Joseph Smith, par laquelle les hommes et les femmes qui avaient reçu l'Évangile, s'étaient repentis de leurs péchés, avaient été baptisés pour la rémission des péchés, et avaient reçu le Saint-Esprit par l'imposition des mains, pouvaient être scellés pour le temps et l'éternité, selon le saint ordre de Dieu, institué au commencement, lorsque Dieu donna Ève à Adam avant qu'ils ne deviennent mortels par la transgression. Ceci est une ordonnance importante se rapportant au salut de l'humanité, et elle ouvre un champ de réflexion très réjouissant. Elle réjouit le ¶
cœur, elle chasse les ténèbres de l'esprit, elle nous permet de considérer les choses d'un point de vue éternel : que, bien que la mort puisse venir séparer un homme et sa femme, pourtant, s'ils ont été scellés par la sainte ordonnance que le Seigneur a instituée, pour le temps et pour l'éternité, leur union se poursuivra dans la résurrection d'entre les morts et après elle. Adam et Ève se retrouveront à la tête « d'une multitude, rendue à la vie et ressuscitée d'entre les morts » ; et d'autres qui sont bénis de la même ordonnance et du même privilège, et qui ont été scellés par l'autorité de cette sainte prêtrise que Dieu a rétablie, se retrouveront dans la résurrection et seront mari et femme, et auront leurs enfants rassemblés autour d'eux, si ces enfants ont marché dans le droit chemin, pour le commencement de leur royaume et de leur gloire dans des mondes sans fin. Or, cette ordonnance, comme tout ce que le Seigneur a révélé, doit, lorsqu'elle est célébrée, être administrée avec autorité. Si elle est accomplie au nom de Jésus-Christ, et qu'il ne l'a pas autorisée, elle est nulle. Si elle est accomplie au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, et qu'ils ne l'ont pas autorisée, elle prend fin et n'aura ni vertu ni effet dans le monde à venir, ni dans les cieux aujourd'hui. Cela devrait être compris par les Saints des derniers jours, et nul homme ne devrait s'arroger une autorité qui ne lui a pas été conférée, qu'il soit dans l'Église ou hors de l'Église. ¶
Le monde, comme je l'ai dit, a été dépourvu de cette autorité pendant des centaines d'années. Dieu merci, il existe une voie ouverte par les révélations du Tout-Puissant, par laquelle le salut viendra à des millions et des millions de gens, tant les païens ¶
que les chrétiens, qui n'ont pas eu l'occasion d'obéir à la vérité de leur vivant. L'œuvre sera accomplie pour eux par leur postérité, et le salut viendra à tous ceux qui en sont dignes. Il viendra par l'expiation accomplie par Jésus-Christ, et conformément aux plans qu'il a révélés, de sorte que toutes choses seront faites par son autorité, par l'autorité des cieux, et ce qui est fait sur la terre, par cette autorité compétente, sera reconnu là-haut. Je vous rends mon témoignage que ce pouvoir et cette autorité ont été rétablis à l'époque où nous vivons. J'ajoute mon témoignage à celui de mes frères qui ont expliqué, dans cette conférence, comment la sainte prêtrise a été rétablie, comment des hommes qui la détenaient anciennement sont venus ordonner Joseph Smith et Oliver Cowdery. Tout d'abord, la prêtrise que détenait Jean-Baptiste leur fut conférée, et ensuite l'autorité divine que détenaient Pierre, Jacques et Jean, qui se tenaient à la tête de la dispensation après que le Christ eut quitté la terre. Il nous a été dit comment ils vinrent conférer les clés de leur autorité à ces hommes, et comment celle-ci s'est transmise jusqu'à ce jour. Notre témoignage n'est pas seulement que Joseph Smith a reçu cette autorité divine, de la seule manière par laquelle elle pouvait être correctement rétablie, mais que ceux qui lui ont succédé dans ce ministère ont détenu les mêmes clés de pouvoir et d'autorité, jusqu'à ce jour. Dieu nous a donné l'assurance, (il nous l'a donnée au commencement de cette œuvre,) que cette Église et ce royaume qu'il avait organisés ne périraient pas ; qu'ils ne seraient pas vaincus par le monde, par l'influence et les pouvoirs ¶
des hommes, mais qu'ils subsisteraient et demeureraient jusqu'à ce que tout, sous les cieux éternels, soit amené à se soumettre, de son plein gré, à la loi de Dieu, et que tout genou fléchisse, et que toute langue confesse que Jésus est le Christ, à la gloire de Dieu le Père. Je sais que cela est vrai. Je vous rends mon témoignage devant cette assemblée et devant les cieux, que le Seigneur a rétabli cette autorité divine sur la terre, qu'elle se trouve dans cette Église et ce royaume, et que l'homme qui se tient à sa ¶
Je préviens mes amis, mes frères, de ne jamais tenter d'administrer quoi que ce soit à quoi ils n'ont pas été désignés, car s'ils le font, ils constateront non seulement que ce qu'ils ont fait est nul, mais qu'ils se trouveront en transgression. C'est une chose redoutable que de s'arroger une autorité que le Seigneur n'a pas rétablie. Je n'essaierais jamais de descendre dans les eaux du baptême et d'administrer cette ordonnance à qui que ce soit, si je n'étais pas assuré, au-delà de tout doute, que je détenais l'autorité de dire : « Ayant reçu mandat de Jésus-Christ, je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. » Et nul homme n'a le droit d'utiliser ces noms sacrés ou d'agir avec cette autorité divine, à moins de l'avoir reçue de la manière prescrite. La maison de Dieu est une maison d'ordre et non une maison de confusion, et il n'acceptera ni offrande, ni ordonnance, ni désignation qu'il n'ait établie et autorisée par sa parole, qui est sa loi, par l'intermédiaire de ceux qui détiennent les clés ; et il n'y a, selon cette révélation, qu'un seul homme à la fois, sur la terre, qui détient les clés de ce pouvoir de scellement. Souvenons-nous-en donc, mes frères et sœurs, et ¶
tandis que nous considérons que le monde s'écarte de la juste ligne de conduite en accomplissant des ordonnances qu'il n'a pas été désigné pour administrer, veillons à ne pas nous-mêmes nous écarter du chemin étroit pour nous engager dans des sentiers détournés et interdits. ¶
Je vous témoigne que je sais que cette œuvre est l'œuvre de Dieu ; je sais qu'elle prévaudra ; je sais qu'elle contient la vérité éternelle du Dieu Tout-Puissant. Je sais que le Seigneur aime ce qui est vrai, bon, pur et saint, et qu'il ne peut considérer le péché avec quelque degré d'indulgence, et que, par conséquent, nous devons marcher dans ses voies, garder ses commandements, et être honorables, droits et véridiques en tout point. Nous devons rester dans nos propres limites : un diacre ou un instructeur n'a pas le droit de baptiser ou d'imposer les mains pour le don du Saint-Esprit. Le Seigneur a limité l'autorité de ces deux ordres de la moindre Prêtrise à ce qui est révélé. De la même manière, nul homme n'a le droit d'administrer quoi que ce soit à quoi il n'a pas été désigné. Que chacun apprenne son devoir et l'accomplisse du mieux qu'il peut. Je rends témoignage que l'Esprit de Dieu est répandu sur son peuple, partout où il garde ses commandements. Je suis allé jusqu'au point le plus septentrional de la Norvège, bien au-delà du cercle arctique, et j'y ai rencontré des saints possédant le même esprit que celui que j'ai trouvé en Angleterre, en Allemagne, et dans les autres régions que j'ai mentionnées, et qui sont ici aujourd'hui. Je sais que c'est là l'œuvre de Dieu, et que son peuple se réjouit devant lui dans la connaissance de la vérité, car Dieu lui a donné le témoignage, à son âme, par le pouvoir et le don du Saint-Esprit ; et ¶
il donnera le même témoignage à tous ceux qui le cherchent sincèrement et avec ardeur et qui désirent la vérité. ¶
Que Dieu bénisse cette assemblée, tous ceux qui sont ici, qu'ils soient membres de l'Église ou non. Que notre esprit soit ouvert pour recevoir la parole du Seigneur, donnée dans les temps anciens ou donnée dans les temps modernes ; car le jour est proche où la lumière, la vérité et la révélation se répandront des cieux, et ce que nous avons déjà reçu n'est que les prémices de la grande averse à venir. Que le Seigneur soit loué pour toutes ses miséricordes. Je le remercie, ce matin, du fond du cœur, pour sa bonté envers moi. Pendant le temps où j'ai été absent, voyageant presque continuellement par terre ou par mer, j'ai été préservé des accidents, du mal, de la maladie, et de tout danger ; et au milieu de cette assemblée, je le loue, ce matin, de toute mon âme. Je rends témoignage que je sais que Joseph Smith était un prophète du Dieu vivant, que ses successeurs ont eux aussi été inspirés par le Tout-Puissant, et qu'aujourd'hui nous avons à notre tête un homme qui détient les clés du pouvoir de scellement, avec l'autorité de diriger dans toutes les fonctions de l'Église du Christ. ¶
Je veux dire, avant de m'asseoir, que j'ai rencontré un grand nombre de mes « garçons », comme nous les appelons, dans le vieux continent, qui ont voyagé dans le ministère — de bons et fidèles jeunes gens, et aussi des hommes plus âgés, bons et fidèles serviteurs du Seigneur. Frères, maintenant que nous sommes chez nous, gardons le harnais ; ne retournons pas dans les ténèbres ; ne relâchons pas nos efforts, mais soyons ardents et résolus en tout temps et en toute circonstance, en toute position, à accomplir notre devoir, à être purs et sans tache devant le Seigneur, comme nous l'étions quand ¶
nous étions en mission. Servons le Seigneur de tout notre cœur, gardons nos alliances, et cherchons à conduire les autres sur le droit chemin. Que Dieu nous aide tous à le faire — pour l'amour du Christ. Amen. ¶