Pulpit

Le Salut Temporel des Saints

Joseph F. Smith

1910 April General Conference·First Day Morning Session·1910-04-03

Je dois avouer que je ne me sens pas à la hauteur de la tâche de vous parler ce matin, mais j'espère que le bon Esprit du Seigneur reposera sur nous, non seulement pendant le temps que je pourrai occuper, mais tout au long de la réunion, et, en effet, tout au long des sessions de cette conférence. Je ressens dans mon cœur le désir de dire à cette vaste assemblée : que Dieu vous bénisse et répande sur vous son Saint-Esprit. Puisse-t-il vous récompenser, par une riche effusion, de votre présence ici, qui témoigne de votre foi et de votre désir d'assister à la conférence générale de l'Église, de prendre part à ses services et à ses exercices, et de montrer cette unité, cet intérêt, cet amour et ce dévouement à l'œuvre du Seigneur qui devraient caractériser la vie et les actes de chaque membre de l'Église. C'est presque merveilleux, étant donné les conditions météorologiques, de voir une aussi vaste assemblée que celle réunie ici aujourd'hui à l'ouverture de notre conférence ; et, de nouveau, du fond du cœur, je vous remercie de votre présence et de l'intérêt que vous portez à l'œuvre du Seigneur à laquelle nous participons tous. Je sens, dans mon âme, que ceux qui sont venus, épargnant le temps et les moyens nécessaires pour assister à la conférence, ne repartiront pas, à la conclusion de nos réunions, ni stériles ni infructueux, car je crois que le Seigneur vous bénira et répandra sur vous son Esprit en abondance.

Je tiens pour acquis que la grande majorité de ceux qui sont réunis ici aujourd'hui sont membres en règle de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, et je voudrais que cela puisse être dit de chaque âme présente ; car je crois qu'il n'y a pas de plus grand honneur, ni de plus grande bénédiction que l'homme puisse obtenir dans ce monde, ou dans le monde à venir, que d'être membre de l'Église du Christ en bonne communion avec lui.

Il y a une ou deux questions qui ont pesé sur mon esprit ces derniers temps. Bien qu'il y ait beaucoup de choses qui pourraient être évoquées ici aujourd'hui, ou du moins suggérées, ou simplement mentionnées, elles seront sans aucun doute plus pleinement développées par ceux qui occuperont l'estrade durant notre conférence. Mais une chose s'est imposée très fortement à mon esprit, et je désire en dire quelques mots. On pourrait la considérer comme une affaire séculière, mais pour moi elle est à la fois spirituelle et temporelle. Je ne pense pas qu'il me serait possible d'apprécier bien haut ce genre de salut qui ne serait que spirituel. Je désire voir, contempler et embrasser la religion qui est à la fois temporelle et spirituelle, et participer et jouir du salut qui est à la fois temporel et spirituel. La question à laquelle je fais référence est celle de la construction de foyers et de la fourniture de lieux d'habitation pour les enfants des Saints des derniers jours.

Nous avons été témoins, chez certains de notre peuple, d'une disposition à vouloir s'éloigner et partir, à des distances presque illimitées, du corps de l'Église — une disposition à se disperser plutôt qu'à se rassembler, et une tendance de nos enfants à quitter leurs foyers pour chercher des demeures ailleurs, dans un autre État, ou territoire, ou pays, loin de la maison de leurs parents. Or, il me semble qu'il existe encore des possibilités et des avantages presque illimités à exploiter, non seulement ici dans l'État de l'Utah, mais dans les États voisins ou adjacents, où nos jeunes gens peuvent trouver des terres et se bâtir des foyers sans avoir à s'égarer jusqu'en Amérique du Sud, ou dans le sud du Mexique, ou dans tout autre pays étranger. Il est démontré qu'il existe à notre portée, sous nos yeux mêmes, de vastes étendues de terrain qui n'attendent que la coopération du travail ou du capital pour être mises en culture et devenir propices à la construction de foyers, de villes et de villages. Il est, à mon avis, sage, prudent et convenable que nos jeunes gens cherchent à se procurer pour eux-mêmes des terres aussi proches que possible de leurs foyers, près des maisons de leurs parents, et aussi étroitement associées que possible aux communautés de l'Église, afin qu'ils puissent bénéficier des avantages des écoles du dimanche, des associations d'amélioration, des associations de la Primaire ; en d'autres termes, afin qu'ils puissent bénéficier des avantages des organisations de l'Église, tant pour leurs enfants que pour eux-mêmes. Tout en récoltant ainsi chez eux les bienfaits et les bénédictions de ces privilèges, ils bâtissent ce pays au lieu de le laisser à l'étranger, qui viendrait le bâtir à leur place, — et peut-être une catégorie d'étrangers avec qui nous ne pourrions pas nous lier, ou qui ne pourraient pas se lier à nous. Nous connaissons des catégories de gens dans le monde qui ne sont pas, ou du moins qui n'ont pas prouvé être, des voisins désirables et des compagnons agréables à l'heure actuelle ; mais cette catégorie recherche des lieux d'habitation, des opportunités, tant dans notre pays qu'ailleurs, et il vaut tout autant que notre propre peuple — nos propres garçons et filles — se bâtissent une place parmi nous plutôt que de laisser l'étranger venir de contrées lointaines occuper la terre à leur place. Je veux dire à cette assemblée que nous n'avons pas approuvé, et que nous n'approuvons pas cette disposition qui s'est manifestée, dans une certaine mesure, chez certains de nos frères, à s'en aller dans quelque pays lointain où ni la vie, ni la liberté, ni la propriété ne sont en sécurité. Nous préférerions voir notre peuple œuvrer ensemble, et aider à bâtir et à développer ce pays tant qu'il y a de la place pour nous y établir. Lorsque viendra la nécessité de coloniser, nous pourrons le faire d'une manière organisée par laquelle, ce faisant, tous les intéressés pourront obtenir les meilleurs et les plus grands avantages et en retirer le plus grand bénéfice pour eux-mêmes.

Or, je veux qu'il soit bien compris que je ne suis pas de l'avis qu'un seul petit État, peut-être, sera suffisamment vaste pour accueillir tous les Saints des derniers jours, ou que l'Église de Jésus-Christ se trouvera nécessairement confinée dans des limites étroites. Je ne vois pas les choses ainsi ; mais je veux qu'il soit compris que lorsqu'il deviendra nécessaire pour les Saints des derniers jours de coloniser des terres lointaines, ou de s'éloigner du corps de l'Église, il est préférable de le faire sous la sanction, l'approbation et le conseil des autorités présidentes de l'Église et des hommes dirigeants qui ont l'expérience et le bien-être du peuple à cœur, qui peuvent diriger leurs énergies et leur cours, et les aider à coloniser, là où il leur est nécessaire de coloniser et de se bâtir des foyers. Pour le dire brièvement, à mon avis, il est convenable, il est sage, en effet je pense que c'est une nécessité, que les Saints des derniers jours tirent tout l'avantage possible pour se procurer des foyers en Utah, en Idaho, dans le Wyoming et le Colorado, dans les États adjacents ici, et dans notre propre pays — dans notre Amérique bénie — sous notre gouvernement grand et glorieux, où la vie, la propriété et les libertés des hommes peuvent être protégées et non mises en péril par la violence des foules, par des révolutions, ou par toute sorte de bouleversement qui survient si souvent dans certains de nos pays voisins ; bien entendu, je recommande et j'approuve nos colonies, formées sous l'autorité et la direction de l'Église, dans le nord du Mexique et au Canada, et je les recommande à ceux qui cherchent un foyer et qui désirent s'y rendre.

En rapport avec cette question, je pense qu'il est sage pour nous, en tant qu'agriculteurs, d'étudier l'agriculture et de devenir capables de produire d'un acre de terre autant que le « Chinois païen », ou autant que tout autre peuple peut produire de la même terre. Je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas apprendre à cultiver le sol aussi intelligemment et aussi profitablement que toute autre catégorie de gens dans le monde ; et pourtant, c'est un fait bien connu que jusqu'à présent, nous n'avons pas consacré à l'agriculture, dans notre pays, l'attention, le soin, la réflexion, ou l'intelligence que nous aurions dû y consacrer et que nous apprenons maintenant à y consacrer, grâce à des écoles où les hommes qui désirent se vouer à l'agriculture peuvent apprendre la nature du sol et toutes les autres conditions nécessaires pour tirer les plus grands résultats de leur travail.

Autre chose maintenant. La pensée a prévalu autrefois qu'il convenait, et un effort était fait, d'amener notre peuple, partout, à coopérer ensemble, à combiner leurs énergies et leurs faibles moyens dans l'établissement d'industries locales qui donneraient de l'emploi à eux-mêmes et à leurs enfants, et qui produiraient non seulement les choses nécessaires dans nos foyers et notre pays, mais qui seraient aussi pour nous une source de revenu par le transport. Aujourd'hui, nous avons laissé cet esprit d'industrie locale presque périr parmi nous, et cet esprit de loyauté qui pousse un homme ou une femme à soutenir l'industrie locale par son patronage est presque chose du passé. Nous ne constatons plus cette même loyauté du peuple envers les industries et institutions locales établies par nous-mêmes ou nos communautés, destinées à bâtir le pays et à produire les choses nécessaires à la société. Nous ne manifestons pas envers ces choses l'esprit de loyauté que nous devrions avoir. À mon avis, il y en a trop parmi nous qui préféreraient se rendre chez un marchand au rabais et acheter de la camelote — parce qu'on peut l'obtenir quelques sous de moins la verge — plutôt que de se rendre dans un établissement de production local et d'acheter un tissu tout laine et large d'une verge, qui durera et en vaudra le prix. C'est une idée et une politique à courte vue de notre part de favoriser le capital étranger, la main-d'œuvre étrangère, quand nous pouvons produire les mêmes articles, dans un meilleur état et de meilleure qualité, chez nous, par notre propre travail, en nous donnant à nous-mêmes de l'emploi, et par là même en bâtissant notre pays et en conservant notre argent chez nous.

Ces choses seront, sans doute, plus ou moins évoquées par les frères qui prendront la parole durant la conférence, et ils pourront s'étendre sur ces questions plus longuement.

Je désire dire que le mormonisme, comme on l'appelle, est encore, comme toujours, rien de plus et rien de moins que le pouvoir de Dieu pour le salut, pour toute âme qui le recevra honnêtement et lui obéira. Je vous dis, mes frères, sœurs et amis, que tous les Saints des derniers jours, où que vous les trouviez, pourvu qu'ils soient fidèles à leur nom, à leur appel et à leur compréhension de l'Évangile, sont des gens qui défendent la vérité et l'honneur, la vertu et la pureté de vie, l'honnêteté en affaires et en religion, des gens qui se tiennent pour Dieu et pour sa justice, pour la vérité de Dieu et son œuvre sur la terre, laquelle vise le salut des enfants des hommes, leur salut des maux du monde, des habitudes pernicieuses des hommes méchants et de toutes ces choses qui dégradent, déshonorent ou détruisent ; ou qui tendent à diminuer la vitalité, la vie, l'honneur et la piété parmi le peuple de la terre. J'aime l'Évangile aujourd'hui plus que je ne l'ai jamais aimé de toute ma vie. Je crois plus fermement — si une telle chose est possible — en la mission divine du Christ et en la mission divine du prophète Joseph Smith que jamais auparavant. Je sens dans chaque fibre de mon être qu'ils ont été envoyés de Dieu, qu'ils ont posé les fondements de la vie éternelle pour le monde. Je crois que le Christ est, en effet, le Rédempteur du péché et de la mort, et la seule porte qui ait jamais été ouverte, à ma connaissance du moins, par laquelle l'homme puisse vivre à nouveau après être mort. Je crois en ces principes, je les ai reçus, je les ai acceptés dans mon âme, et je sens qu'ils sont vrais. Je sais qu'ils sont bons, car ils incitent les hommes à des actes d'honneur, de vertu, d'honnêteté et de droiture ; ils font sentir aux hommes que c'est leur devoir aussi bien que leur privilège — et c'est un privilège glorieux aussi — d'obéir à Dieu et de garder ses commandements, afin qu'ils soient dignes de le rencontrer et de jouir d'un héritage dans son royaume, de participer à sa gloire et à son salut. Que le peuple soit uni, et non divisé les uns contre les autres. Dans l'union se trouve la force, mais dans la division et la discorde nous devenons comme de l'eau répandue sur le sol, qui ne peut être ramassée. Que le peuple soit uni dans son adoration de Dieu, uni dans sa foi, uni dans son amour de tout ce qui est bon, noble et divin, uni les uns aux autres pour aider à établir l'étendard de la paix et de la justice sur la terre, afin que tous les hommes puissent y venir et en recevoir les bénédictions et la gloire. Que votre lumière brille de telle sorte que le monde la voie et soit contraint d'en glorifier Dieu. Je ressens, à nouveau, dans mon cœur le désir de vous bénir, et je prie que nous puissions tous recevoir le pouvoir de nous tenir dans la vérité — fermes et fidèles, inflexibles et inébranlables devant tout ce qui pourrait venir du dehors pour nous en détourner. Prenons soin de nos prières. N'oubliez pas que le Seigneur Tout-Puissant a dit : « Je serai consulté par vous », et : « celui qui me cherchera de bon matin me trouvera. » Le Seigneur nous a fait un devoir de le rechercher, d'avoir des cœurs et des esprits en prière, afin que nous puissions supplier le Seigneur, ne serait-ce que pour lui reconnaître que nous sentons que nous sommes ses enfants, et que nous croyons en sa parole et dans les promesses qu'il nous a faites. Bien qu'il nous ait peut-être bénis de toutes les bénédictions temporelles nécessaires à notre bonheur et à notre bien-être, et que nous n'ayons pas besoin de lui demander de la nourriture, des vêtements, ni des maisons, ni où reposer notre tête, — nous pouvons en même temps reconnaître au Seigneur notre gratitude de ce qu'il a ainsi disposé toutes choses, pourvu à nos besoins et ouvert notre chemin, que nous avons pu obtenir toutes ces choses et nous entourer des bénédictions temporelles de la vie. Assurément, le Seigneur a été très miséricordieux et très prévoyant envers nous, jusqu'à ce jour, à l'égard de toutes ces choses.

Une autre exigence que je désire mentionner est que les parents en Sion seront tenus responsables des actes de leurs enfants, non seulement jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge de huit ans, mais peut-être tout au long de la vie de leurs enfants, pourvu qu'ils aient négligé leur devoir envers leurs enfants pendant qu'ils étaient sous leurs soins et leur direction, et que les parents en étaient responsables. Une chose que je déplore, c'est que je peux à peine sortir dans la rue ou sur le trottoir sans voir un à une douzaine de garçons dans leur adolescence — avec des pipes de tabac à la bouche, tirant dessus en plein air. Quand je les vois, je pense : Oh ! quelle pitié, oh ! quelle honte ! Comme c'est insensé, comme c'est imbécile, comme c'est inutile, et comme cette pratique est nuisible à la jeunesse du peuple. Je déplore ce spectacle où que je le voie ; je veux dire à ceux qui sont présents, qui ont l'habitude d'utiliser ces choses, que lorsque vous me rencontrez dans la rue avec une pipe, une cigarette ou un cigare à la bouche, ayez l'obligeance de ne pas me reconnaître — passez votre chemin, et je ferai de même. Je n'ai jamais aimé m'incliner devant une vieille pipe sale et puante, ni ôter mon chapeau devant elle. (Rires.) Je déplore l'habitude que beaucoup de jeunes de cette ville, beaucoup de jeunes de cet État, oui et de partout — non seulement dans cet État mais partout ailleurs — tombent dans cette habitude pernicieuse, inutile et nuisible, — coûteuse aussi, et sans aucun retour ; ce n'est qu'une dépense pour un préjudice. Je pense qu'il serait tout aussi viril de leur part de se mettre directement à l'usage de l'opium, et de s'en servir jusqu'à se tuer rapidement. Ce serait plus vite terminé de faire cela que de prendre le moyen plus lent d'atteindre la mort en suçant une pipe, une cigarette, ou quelque chose de ce genre. Encore une fois, concernant l'ivresse, je veux vous dire que nous déplorons l'existence de ce mal dans toute communauté, où que ce soit ; et nous déplorons le fait qu'on puisse dire — je ne dis pas que c'est le cas, mais je déplore le fait qu'on puisse dire que certains membres de l'Église fréquentent les débits de boisson. Plût à Dieu que cela ne puisse être dit en vérité, et j'espère que le temps viendra où aucun homme dans l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours ne condescendra jamais ni ne s'abaissera jamais à entrer dans un débit de boisson, ou même à franchir le seuil de ces lieux de mort. J'espère que le temps viendra où cela pourra être dit. Je ne vois pas comment il serait possible que des Saints des derniers jours prétendent être membres de l'Église, en règle, ou s'attendent à recevoir les bénédictions et les avantages de l'Évangile de Jésus-Christ, tout en violant eux-mêmes certains de ces principes les plus précieux de la pureté de vie que le Seigneur nous a manifestés dans cette dispensation. Laissez ces choses empoisonnées et nuisibles tranquilles ; vivez selon vos moyens ; sortez de vos dettes, et restez hors de vos dettes ; n'allez pas plus vite que vous ne pouvez aller en sécurité ; soyez prudents et circonspects dans ce que vous faites ; consultez ceux qui ont sagesse et expérience, avant de vous lancer, de peur de vous lancer dans les ténèbres ; et gardez-vous ainsi, contre tout mal ou désavantage possible, afin que le Seigneur puisse répandre sur vous les bénédictions du ciel, oui, « ouvrir les écluses des cieux » et répandre sur vous des bénédictions telles que vous aurez à peine assez de place pour les contenir.

Souvenez-vous du commandement du Seigneur concernant la loi du revenu de l'Église. Nous faisons de notre mieux, selon les conseils et l'avis des hommes les plus sages que nous ayons et par l'inspiration, comme nous l'espérons, du Seigneur, dans l'usage et l'emploi des moyens qui appartiennent à l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Jusqu'à présent, je ne crois pas qu'il y ait, parmi les frères associés à la gestion des affaires financières de l'Église, un seul qui puisse le moins du monde avoir honte de la voie qu'il a suivie, ou de l'œuvre qu'il a accomplie ou consenti à voir accomplir en ce qui concerne l'emploi des moyens de l'Église. Pas un dollar n'a été dépensé, à ma connaissance, contrairement aux lois de l'Église, ou contrairement à ce qui est jugé, par les hommes les plus sages que nous ayons, être pour le plus grand bien de notre cause. Il est vrai que nous construisons des bâtiments de l'Église dans tout le pays — c'est-à-dire que nous aidons ; nous ne pouvons pas tout faire ; nous ne sommes même pas en mesure d'en faire la moitié, mais nous aidons des centaines de nos paroisses à construire leurs bâtiments de l'Église, selon les moyens que nous avons. Nous espérons pouvoir continuer à le faire ; mais il y a un grand nombre de personnes dans l'Église dont les noms sont inscrits dans un livre — certains d'entre vous seraient surpris, j'en suis sûr, de voir ce livre, appelé le registre des non-payeurs de dîme. Je crois que si tous ces membres, dont les noms sont inscrits dans le livre comme non-payeurs de dîme, payaient quelque chose comme un dixième honnête de leurs revenus annuellement dans l'entrepôt de l'évêque, nous aurions les moyens de construire tous les bâtiments de l'Église en Sion qu'il est nécessaire de construire. Nous ne pourrions pas tous les construire cette année, ni l'année prochaine, mais nous pourrions en construire quelques-uns cette année, dans la mesure des moyens ; quelques-uns l'année prochaine, dans la mesure des moyens, — et ainsi nous continuerions jusqu'à ce que nous ayons construit des bâtiments de l'Église et des écoles pour tous les Saints des derniers jours dans chaque partie du pays. Mais nous ne pouvons pas encore le faire — il y a trop de non-payeurs de dîme. Or, que ces gens ne croient pas en la loi de la dîme, ou qu'ils soient mécontents pour une autre raison, ou qu'ils soient trop pauvres pour payer leur dîme, quelle que soit la raison, ils ne le font pas. Je ne connais pas la raison, mais je crois que s'ils savaient seulement ce qui serait pour leur plus grand bien, ils observeraient et garderaient cette loi, ne fût-ce qu'en donnant leur petite obole, et auraient ainsi leurs noms au moins inscrits sur la liste et le registre des payeurs de dîme. Ce serait une bonne chose pour eux de le faire, à cause de la bénédiction attachée à l'observance de la loi. Je répète que si tous les Saints des derniers jours payaient une dîme honnête, nous aurions amplement les moyens de construire tous les bâtiments de l'Église dont nous avons besoin, — c'est-à-dire progressivement, à mesure que nous aurions les moyens de le faire.

Encore une fois, que le Seigneur Dieu Tout-Puissant vous bénisse. Mon cœur est plein de bénédiction pour les Saints des derniers jours. J'aime l'homme, de tout mon cœur, que je sais être un Saint des derniers jours honnête, droit, vrai et fidèle. Un homme de cette description est l'un des meilleurs citoyens de tout pays ; il est un bon citoyen de toute ville, de tout comté, de tout État, ou de toute nation où qu'il se trouve ; et il est l'un des tout meilleurs. Un vrai Saint des derniers jours est un bon mari, il est un bon père, il est un bon voisin, il est un bon citoyen, et un homme bon en toutes choses ; et il faut être un bon Saint des derniers jours pour être un homme de premier ordre en tout le reste. Encore une fois, — que le Seigneur vous bénisse, telle est ma prière, au nom de Jésus. Amen.

Citer ce discoursJoseph F. Smith, « Le Salut Temporel des Saints », 1910 April General Conference, First Day Morning Session (1910-04-03). Pulpit Vault, 1910-04-joseph-f-smith-the-temporal-salvation-of-the-saints. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).