Pulpit

Soutenez les prophètes vivants

J. Golden Kimball

1910 April General Conference·Second Overflow Meeting·1910-04-03

Je désire vous faire une lecture ; et cela va me prendre un peu de temps, car, comme je l'ai dit au début, je me suis engagé à un temps précis. Cela prendra environ huit minutes, ce qui est bien assez pour endormir la moitié d'entre vous. J'ai découvert que certaines personnes ne sont pas de bons auditeurs, surtout si elles ne s'intéressent pas au sujet. Je ne sais pas si je pourrai vous intéresser ou non, mais je vais essayer, avec l'aide du Seigneur. J'ai un thème. C'est quelque chose que je n'ai presque jamais. Je n'ai jamais pris de texte de ma vie en m'y tenant. Ce sera peut-être l'occasion de le faire ; mais je suis disposé à dire tout ce que le Seigneur veut que je dise, et peu m'importe ce que cela coûte. Je n'ai jamais eu peur des enfants des hommes lorsque j'avais l'Esprit de Dieu. Je n'ai jamais eu peur d'une foule hostile dans les États du Sud lorsque j'avais l'Esprit de Dieu, mais j'ai eu très peur une fois que l'Esprit m'avait quitté. Il faut beaucoup de courage pour toujours dire ce que l'on pense. Le problème, c'est que nous pensons parfois des choses que nous ne devrions pas dire.

Je vais lire une partie de la 43e section de Doctrine et Alliances, une révélation donnée par l'intermédiaire de Joseph, le Voyant, à Kirtland, dans l'Ohio, en février 1831.

« Ô, écoutez, anciens de mon Église, et prêtez l'oreille aux paroles que je vais vous dire. Car voici, en vérité, en vérité, je vous dis que vous avez reçu, comme loi pour mon Église, un commandement par l'intermédiaire de celui que je vous ai désigné pour recevoir de moi commandements et révélations. Et vous saurez ceci en toute certitude, que nul autre n'est désigné pour vous, pour recevoir des commandements et des révélations jusqu'à ce que je le reprenne, s'il me reste fidèle. Mais en vérité, en vérité, je vous dis que nul autre ne sera désigné pour ce don, si ce n'est par son intermédiaire ; car s'il lui est enlevé, il n'aura d'autre pouvoir que d'en désigner un autre à sa place. »

« Et ce sera une loi pour vous, pour que vous ne receviez pas comme révélations ou commandements les enseignements de quiconque viendra devant vous. Et cela, je vous le donne, afin que vous ne soyez pas trompés, afin que vous sachiez qu'ils ne sont pas de moi. »

Le reste de mon thème se trouve dans les documents que j'ai en poche ; c'est la révélation. Je désire parler au peuple de la révélation. Les soixante-dix ont étudié la révélation, et j'en ai condensé les leçons. Ce n'est pas original ; je n'ai jamais rien lu qui le soit.

« Quelle est la définition de la révélation ? » « La révélation est le nom de cet acte par lequel Dieu communique avec les hommes. » Comment la révélation a-t-elle été reçue en cette dispensation ? Mon intention est de comparer les notes et de voir en quoi nous nous conformons aux anciennes méthodes des prophètes pour recevoir la révélation. C'est-à-dire, de quelle manière la révélation a-t-elle été reçue ? Le prophète Joseph Smith a reçu des révélations de toutes les façons par lesquelles le Seigneur communique son esprit et sa volonté à l'homme. Comme Moïse, il connut le Seigneur face à face, se tint en sa présence même et entendit sa voix, comme dans la première communication que le Seigneur lui fit, communément appelée la Première Vision du prophète, ainsi que dans la vision donnée dans le temple de Kirtland, où lui et Oliver Cowdery virent le Seigneur debout sur le rebord de la chaire, et l'entendirent leur parler. Il reçut des communications d'anges, comme dans le cas de Moroni, qui lui révéla le Livre de Mormon ; de Jean-Baptiste, qui rétablit la Prêtrise d'Aaron ; et de Pierre, Jacques et Jean, qui rétablirent la Prêtrise de Melchisédek. Également les communications d'anges mentionnées dans ce qu'on appelle communément la vision du temple de Kirtland. Voir Doctrine et Alliances, section 110. Il reçut des communications par l'Urim et Thummim, car c'est par ce moyen qu'il traduisit le Livre de Mormon, et reçut un certain nombre des révélations contenues dans Doctrine et Alliances, entre autres les sections 3, 6, 10, 11, 12, 14, 16 et 17. Il reçut une intelligence divine par des visions manifestes, comme celles contenues dans les sections 76 et 107. Il reçut aussi des révélations par l'inspiration de Dieu agissant sur son esprit ; et, en effet, la plus grande partie des révélations de Doctrine et Alliances furent reçues de cette manière. Or donc, comment les recevait-on au temps de la Bible ? Le monde est si amèrement opposé à la révélation, comparons nos notes et nous verrons que les diverses manières dont les révélations furent données dans les temps anciens, et les diverses façons dont les prophètes d'autrefois reçurent des révélations, s'accordent avec les diverses façons dont Dieu communiqua son esprit et sa volonté à Joseph Smith. Je cite ce qui suit de l'« Annotated Bible », publiée en 1859 : « Les communications divines étaient adressées aux prophètes de diverses manières : Dieu semble parfois leur avoir parlé d'une voix audible ; leur apparaissant parfois sous forme humaine. À d'autres moments, il se servait du ministère d'anges, ou faisait connaître ses desseins par des songes. Mais c'est le plus souvent qu'il révélait sa vérité aux prophètes en produisant cet état surnaturel des facultés sensitives, intellectuelles et morales que les Écritures appellent « Vision ». C'est pourquoi les annonces prophétiques sont souvent appelées visions, c'est-à-dire des choses vues ; et les prophètes eux-mêmes sont appelés voyants. Bien que les visions que les prophètes contemplaient et les prédictions de l'avenir qu'ils annonçaient fussent entièrement communiquées par l'esprit divin, la forme des communications, l'imagerie dont elles étaient revêtues, les illustrations par lesquelles elles étaient éclaircies et gravées dans l'esprit, les symboles employés pour les présenter plus vivement à l'esprit — bref, tout ce qui peut être considéré comme leur vêtement et leur habillage — dépendait de l'éducation, des habitudes, des fréquentations, des sentiments et de tout le caractère mental, intellectuel et spirituel du prophète. C'est pourquoi le style de certains est plus pur, plus sentencieux, plus orné ou plus sublime que celui d'autres. »

De même, le révérend Joseph Armitage Robinson, docteur en théologie, doyen de Westminster et chapelain du roi Édouard VII d'Angleterre, déclarait, encore en 1905, au sujet de la manière dont le message de l'Ancien Testament fut reçu et communiqué aux hommes : « Le message de l'Ancien Testament ne fut pas écrit par la main divine, ni dicté par une contrainte extérieure. Il fut planté dans le cœur des hommes, et amené à croître dans un sol fertile. Puis il leur fut demandé de l'exprimer dans leur propre langue, selon leurs méthodes naturelles et selon le degré de connaissance qu'avait atteint leur époque. Leurs facultés humaines furent purifiées et vivifiées par l'Esprit divin ; mais ils parlaient à leur temps dans le langage de leur temps ; ils prononçaient un message spirituel, adapté à l'expérience de leur époque, un message de foi en Dieu et de droiture, tel que l'exigeait un Dieu juste. » — Seventy's Third Year Book, par B. H. Roberts.

Qu'est-ce que l'inspiration ? Cherchons à comprendre la distinction entre révélation et inspiration, puis nous en parlerons quelques minutes. « L'inspiration est le nom de cette influence divine qui agit sur l'esprit des hommes et par laquelle l'homme peut recevoir la direction divine. » Nous avons le cas d'Oliver Cowdery, qui est excellent, à savoir : le Seigneur dit : « Voici, je te le dirai dans ton esprit et dans ton cœur par le Saint-Esprit qui viendra sur toi et qui demeurera dans ton cœur. Or, voici, c'est là l'Esprit de révélation ; voici, c'est là l'Esprit par lequel Moïse fit traverser aux enfants d'Israël la mer Rouge à pied sec. » Oliver Cowdery avait l'esprit, ou le don d'interprétation, mais il ne comprenait pas. Sans doute pensait-il tout savoir. Le Seigneur lui donna une révélation et lui dit de ne pas « murmurer et se plaindre ». Il me vient à l'esprit qu'Oliver Cowdery s'imaginait en savoir bien plus que le prophète. Il y en a d'autres de ce genre vivant de nos jours. Il y avait, du temps du prophète, des hommes qui voulaient sa place ; j'ai entendu dire qu'il n'y avait, en ce temps-là, que deux ou trois de tous les apôtres qui ne convoitaient pas la position du prophète. Ils s'imaginaient être plus intelligents que lui. On suggère qu'Oliver Cowdery était l'un d'eux ; cela pourrait être une erreur. Le Seigneur dit : « Ne murmure pas, mon fils, car j'ai jugé sage d'agir de la sorte envers toi. Voici, tu n'as pas compris ; tu as pensé que je te le donnerais, alors que ton seul souci était de me le demander. Mais voici, je te dis que tu dois l'étudier dans ton esprit ; alors tu dois me demander si c'est juste, et si c'est juste, je ferai en sorte que ton sein brûle au-dedans de toi ; c'est ainsi que tu sentiras que c'est juste. »

Le Seigneur dit encore, ou du moins son serviteur Job l'exprime ainsi : « Mais en réalité, dans l'homme, c'est l'Esprit, le souffle du Tout-Puissant, qui donne l'intelligence. » Ou, comme le dit Jean : « Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme. » Paul dit, dans les Corinthiens : « Or, à chacun la manifestation de l'Esprit est donnée pour l'utilité commune. » Je prends cela comme s'appliquant aux enfants des hommes. Le Seigneur ne les a pas laissés sans l'Esprit. Tout homme a « une manifestation de l'Esprit ». S'il n'en était pas ainsi, les enfants de Dieu ne pourraient être sauvés. Le Seigneur dit par son prophète : « Car le Seigneur, l'Éternel, ne fait rien sans avoir révélé son secret à ses serviteurs les prophètes. »

Nous avons besoin de révélation pour l'appel des dirigeants dans l'Église. Les hommes ne devraient pas être appelés simplement par impression. Je me suis senti blâmé pour certains travaux que j'ai accomplis dans l'Église. J'ai mis à part des soixante-dix comme présidents de collèges, et après avoir mis à part certains de ces présidents, j'ai douté que Dieu y fût pour beaucoup, si ce n'est qu'ils avaient été choisis et mis à part par quelqu'un ayant l'autorité. Il n'a pas été démontré, par les actions de certains hommes, qu'ils avaient été choisis de Dieu ; ils avaient été choisis par simple impression, et l'on n'avait pas pris le temps de considérer ce que Dieu voulait. Ma conviction est que les hommes ne devraient pas être nommés par simple impression. La parole de Dieu m'enseigne que nul homme n'a droit à une nomination dans cette Église, à moins qu'il ne soit appelé de Dieu comme le fut Aaron. Peu importe de qui il est le fils ; bien que je m'imagine parfois avoir obtenu ma position comme membre du Premier Conseil par respect pour mon père, afin que son nom pût être représenté parmi les autorités de l'Église.

Pour poursuivre sur le sujet de l'inspiration : Jésus, avant son ascension, promit à ses disciples le Saint-Esprit, qu'il appela le « Consolateur ». « Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous, l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir parce qu'il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous et il sera en vous. »

La révélation est essentiellement nécessaire pour dévoiler l'avenir à l'Église. Les serviteurs de Dieu doivent dévoiler l'avenir à l'Église, et leur signaler le danger à venir. Tous les prophètes ne jouissent pas d'un degré ou d'une mesure égale de préconnaissance, car le Seigneur dit à Israël : « Écoutez bien mes paroles ! Lorsqu'il y aura parmi vous un prophète, c'est dans une vision que moi, l'Éternel, je me révélerai à lui, c'est dans un songe que je lui parlerai. Il n'en est pas ainsi de mon serviteur Moïse. Il est fidèle dans toute ma maison. Je lui parle face à face, je me révèle à lui sans énigmes et il voit la forme de l'Éternel. »

« Et Dieu a établi dans l'Église premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des instructeurs. » Quel en était le but ? Le but de ces dirigeants et de ces dons est : premièrement, « pour le perfectionnement des saints » ; deuxièmement, « en vue de l'œuvre du ministère » ; et, troisièmement, « en vue de l'édification du corps de Christ ». Combien de temps devaient-ils demeurer ? Ils devaient demeurer « jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme accompli, à la mesure de la stature parfaite de Christ ».

Il y a quelque chose sur quoi je veux attirer votre attention. Si c'était le dernier sermon que je prêcherais jamais dans la chair, et le dernier témoignage que je rendrais jamais à ce peuple, je désirerais vous dire ce qui est ancré dans tout mon être. Je crois que Joseph Smith fut et est un prophète de Dieu, et je le crois aussi ardemment et aussi sincèrement que tout homme dans tout Israël. Je n'ai peut-être pas la connaissance ou les renseignements que d'autres possèdent ; je n'ai peut-être pas reçu la révélation et l'inspiration que d'autres ont reçues, mais j'ai le témoignage de sa vérité dans chaque fibre de mon être. Je ne suis peut-être pas né Saint des derniers jours, mais mes travaux dans le ministère et les témoignages que j'ai reçus en prêchant l'Évangile, et l'inspiration que Dieu m'a donnée, me disent que Joseph Smith est un prophète de Dieu. Dieu fit de lui un prophète, mais le peuple, lorsque L'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours fut organisée, fit de lui le président de l'Église.

Joseph Smith eut des révélations, et elles sont écrites et reçues par l'Église. Mon témoignage est qu'elles sont vraies. J'ai été témoin de l'accomplissement de beaucoup d'entre elles. Je ne sais comment je pourrais avoir un meilleur témoignage. Mais le président Joseph Smith est mort, et frère Brigham Young fut son successeur, et j'ai le même témoignage à son sujet ; je l'ai connu depuis ma petite enfance, et je témoigne de sa grandeur et de son envergure. C'était un homme différent du prophète Joseph Smith, qui fut le grand architecte de cette œuvre sous le Tout-Puissant. Frère Brigham Young fut un grand bâtisseur, et il bâtit bien et solidement, et en tant que prophète du Seigneur, il continua là où le prophète Joseph avait terminé. L'une des raisons pour lesquelles frère Young fut si grand, c'est qu'il avait à ses côtés de grands hommes, des hommes éprouvés comme l'or sept fois, qui ne faiblirent ni ne tombèrent jamais en chemin ; ils lui soutinrent les mains, quelle que fût l'épreuve de leur cœur. C'est là mon témoignage, et je les ai presque tous connus. Le président Brigham Young est mort aussi. Puis vint le président Taylor, un spécimen des plus magnifiques de virilité, un homme de Dieu que j'ai toujours honoré. Je n'étais jamais en sa présence sans être impressionné par sa grandeur et sa majesté. Sa personnalité était merveilleuse. La première fois que je me trouvai en sa présence, ce fut en réponse à un appel dans les États du Sud comme ambassadeur de l'Évangile. Je n'ai jamais pu l'oublier, ni l'impression qu'il fit sur mon âme. Mais il est mort. Puis vint le président Wilford Woodruff. Je me suis personnellement tenu aux côtés de ce bon homme ; il a pris le temps suffisant — Dieu merci, son temps n'était pas si précieux qu'il ne pût s'asseoir près de moi quelques instants — et lorsqu'il se levait pour partir, le témoignage de l'Esprit était le même ; il est assurément un prophète de Dieu. Il est mort aussi.

Puis vint le président Lorenzo Snow — j'eus le même Esprit et le même témoignage à son sujet. Nul homme ne fut jamais plus bienveillant envers Golden Kimball que Lorenzo Snow. Il passa son bras autour de moi avant de mourir, et dit : « J'ai besoin de toi ; j'ai besoin de ton aide ; que Dieu te bénisse. » C'est la seule fois où je me suis senti comme un homme accompli. Je me sentais grand de huit pieds, sentant que Dieu avait besoin de moi. Je ne me suis senti important qu'une seule fois, et ce fut lorsque j'ai pensé que Dieu avait besoin de moi dans cette grande œuvre.

Nous avons maintenant un prophète vivant, et son nom est Joseph F. Smith. Ceci est peut-être mon dernier discours sur ce sujet. Je ne suis pas un homme qui flatte les autres ; je n'ai aucun intérêt personnel à défendre. Je ne veux d'autre place que celle que Dieu voudra bien me donner ; tout ce que j'attends, c'est le salut, et il se pourrait bien que ce soit de justesse si je l'obtiens. Quand je l'obtiendrai, j'en aurai payé le prix, et je ne serai redevable à aucun homme sur cette bonne terre de Dieu, si je paie au Seigneur le prix voulu. Mon père a payé le plein prix, et son élection fut rendue sûre. Si j'obtiens le même salut, je m'attends à payer le même prix. Je ne l'ai pas encore payé. Je n'ai droit qu'à peu de chose, et Dieu me donnera tout ce qui m'appartient.

Le président Joseph F. Smith est le prophète de cette Église, et c'est lui l'homme désigné. Lorsque le Seigneur veut donner une révélation à cette Église, ou lui donner une instruction, il la donnera par l'intermédiaire de Joseph F. Smith, le prophète. Il ne la donnera pas par mon intermédiaire, et il ne la donnera pas par l'intermédiaire d'un apôtre. Les apôtres sont prophètes, voyants et révélateurs, et en tant que tels, nous les soutenons. Dieu ne donne pas ses révélations pour son Église par l'intermédiaire des Douze ; il les donne par l'intermédiaire de son prophète vivant qui est désigné, comme le fut le prophète Joseph Smith. Je suis convaincu d'avoir à peu près bien compris la chose.

Or, si le Seigneur va donner une révélation ou non, je ne le sais pas. J'ai lu des révélations qui ne se trouvent pas dans Doctrine et Alliances, et elles furent données à des hommes pour leur réconfort, pour leur consolation, pour leur dire que certaines choses étaient vraies. Mais le prophète ne les a jamais reçues ; elles n'étaient pas données pour l'Église, car si elles avaient été données pour l'Église, elles auraient été reçues par l'homme désigné, et elles auraient eu force obligatoire pour l'Église. Je pourrais vous révéler quelque chose que vous ignorez. Mon père reçut la révélation, c'est pourquoi je l'honore tant. Je connais ses faiblesses ; mon père n'était pas un homme parfait, mais c'était un homme aussi bon qu'il en ait jamais existé ; pourtant il avait ses faiblesses. Mais Dieu communiquait avec lui. Dieu n'a jamais communiqué avec Heber C. Kimball, premier conseiller de Brigham Young, pour diriger l'Église de Jésus-Christ. J'ai des révélations écrites sous la signature de Heber C. Kimball, et j'ai été témoin de leur accomplissement, et je sais que Dieu lui révéla son esprit et sa volonté. Mais il n'y a pas un mot dans l'une de ces révélations pour diriger l'Église de Jésus-Christ. Père fut un prophète. Brigham Young a dit : « Voici mon prophète, et j'aime l'entendre prophétiser. » Mais Heber C. Kimball ne chercha jamais à diriger l'Église. S'il l'avait essayé, il aurait perdu sa place. Mais il ne perdit pas sa place.

En conclusion, il y a beaucoup de choses qui nous troublent. J'ai moi-même passé quelques nuits blanches au sujet des actes et des agissements d'hommes en autorité, mais j'ai conclu que je ne suis responsable de rien que je pourrais considérer comme des irrégularités. Je ne dois pas lever mon talon contre les oints et dire qu'ils ont péché alors qu'ils n'ont pas péché devant le Seigneur. Si le Seigneur ne peut prendre soin de son Église, que puis-je faire, moi ? Je vais faire confiance au Seigneur, et je vais faire confiance à son prophète, Joseph F. Smith. Regardez Israël. Je l'ai regardé, et je le connais du Canada au Mexique. Nous sommes le peuple de Dieu. Frère Joseph F. Smith est le plus grand homme de l'Église aujourd'hui, et il n'y a pas un homme dans tout Israël qui ait le dossier qu'il a ; un dossier plus propre, plus digne, meilleur, aucun homme vivant n'en a, à ma connaissance. Il est le président de L'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, et Dieu sait qu'il a mérité cette place, et le Seigneur a préservé sa vie pour cette nomination. Vous feriez mieux de le laisser la garder ; il la gardera de toute façon. Vous feriez aussi bien de le soutenir des deux mains, et de soutenir son conseiller, et de soutenir le Conseil des douze, car ils sont choisis, soutenus et acceptés par les Saints des derniers jours. Certains d'entre eux sont jeunes, et certains sont, dans une certaine mesure, inexpérimentés. J'ai appris que la nomination ne donne pas la connaissance à un homme. Mon appel ne m'a donné aucune connaissance au moment où j'ai été choisi et ordonné membre du Premier Conseil des soixante-dix, mais il m'a donné une nomination, des occasions et de nombreux privilèges. J'ai acquis connaissance et renseignements tout comme vous avez acquis les vôtres. J'ai une nomination que vous n'avez pas, et aucun d'entre vous ne devrait essayer de prendre ma place ; si vous le faites, je vous chasserai. Je ne vais pas non plus essayer de prendre la place d'un apôtre. Je vais laisser les apôtres tranquilles, si ce n'est pour essayer de les soutenir. Comme je l'ai dit une fois, je le redis à tout Israël : si le Seigneur, par l'intermédiaire de ses serviteurs les prophètes, place un enfant dans l'apostolat, avec l'aide de Dieu, j'essaierai de le soutenir, si je le peux. C'est pourquoi, ô Israël, nous devons soutenir les prophètes vivants. Nous honorons les morts, mais les vivants sont choisis, ordonnés, nommés et soutenus, et c'est vers les vivants que nous nous tournons pour le conseil, la réprimande et l'instruction. Que le Seigneur vous bénisse. Amen.

Citer ce discoursJ. Golden Kimball, « Soutenez les prophètes vivants », 1910 April General Conference, Second Overflow Meeting (1910-04-03). Pulpit Vault, 1910-04-j-golden-kimball-sustain-the-living-prophets. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).