Financial and Moral Advantages of the Word of Wisdom
Heber J. Grant
Preuves d'une foi accrue. — Avantages financiers et moraux à obéir à la Parole de Sagesse. — Le peuple de Sion mis à l'épreuve, mais tout va bien. ¶
C'est toujours un plaisir pour moi de me trouver parmi les saints des derniers jours. J'ai écouté avec intérêt les propos tenus par ceux qui m'ont précédé au cours de cette Conférence ; et tandis que je me tiens devant vous aujourd'hui, je désire que tout ce que je dirai soit pour notre bénéfice mutuel. J'espère que cela sera de nature à nous inspirer une détermination à aller de l'avant et à nous acquitter des devoirs et des obligations qui reposent sur nous en tant que saints des derniers jours. ¶
Je me réjouis de la splendide condition de l'Église, au pays et à l'étranger. Je me réjouis que les assemblées de ce matin et de cet après-midi aient été les plus nombreuses dont je me souvienne avoir vues aux premières réunions de notre Conférence. C'est pour moi une preuve que les saints des derniers jours s'intéressent à l'Évangile, qu'ils sont impatients d'entendre ce qui leur sera dit par ceux qui parleront pendant la Conférence. S'il y a une chose plus qu'une autre qui n'est pas de nature à inspirer un orateur, c'est le privilège de s'adresser à des bancs vides. J'ai eu ce privilège, dans les années passées, lorsque je prenais la parole à la première réunion de notre Conférence. La galerie n'était pas souvent ouverte, et le corps de la salle contenait plus que largement l'assemblée, il y a des années. Aussi suis-je vraiment très heureux de voir ce grand rassemblement. C'est pour moi une preuve de progrès parmi les saints des derniers jours ; cela indique un accroissement de leur foi et de leur intérêt pour les enseignements des serviteurs du Seigneur. ¶
Il y a trois semaines, j'ai eu le privilège de parler depuis cette tribune au peuple qui était rassemblé, et j'ai consacré presque tout le temps à des citations tirées des Doctrine et Alliances, de la Parole de Sagesse, et des feuillets du journal d'un vieil avocat criminaliste. Mes propos portaient entièrement sur le sujet de la tempérance. J'ai lu à l'auditoire une déclaration selon laquelle la facture des boissons en Grande-Bretagne s'élevait à plus de 800 000 000 $ par an ; et d'autres chiffres montrant que la facture des boissons en Amérique atteignait pleinement la moyenne du peuple de Grande-Bretagne. Le Seigneur a dit que la Parole de Sagesse avait été donnée au peuple pour son salut temporel, et lorsque vous et moi nous arrêtons pour réfléchir au fait que le thé, le café, le tabac et l'alcool, à l'exception de la petite quantité fabriquée dans notre État, viennent tous de loin, et que chaque dollar dépensé en enfreignant la Parole de Sagesse sort de ce pays, pour ne jamais revenir, sans rien en échange, et lorsque nous réalisons que les profits de toutes les sucreries de l'Utah ne commenceraient même pas à égaler en montant l'argent ainsi gaspillé et envoyé au loin, il me semble vraiment que notre bon sens financier devrait nous enseigner à obéir à cette loi de Dieu. Je n'hésite pas à dire que si les saints des derniers jours avaient obéi à la Parole de Sagesse, en tant que peuple, depuis le jour où ils sont entrés dans ces vallées jusqu'à aujourd'hui, ceci serait l'État le plus riche à l'ouest du fleuve Mississippi, région d'où nos pères ont été chassés. L'argent s'accumule très rapidement lorsqu'on le laisse dans un pays, et qu'il passe de poche en poche, ou qu'il se compose d'année en année. Tout l'argent qui a été dépensé pour enfreindre la Parole de Sagesse, durant les soixante années que nous avons passées dans ce pays — presque chaque dollar, sans exception, aurait pu être retenu dans notre communauté, il aurait pu être ici, s'accumulant, se multipliant et croissant sans cesse. ¶
Dans l'article que j'ai lu ici il y a trois semaines, cet homme annonçait qu'il avait été avocat criminaliste pendant plus de trente ans ; qu'il avait défendu soixante-deux hommes accusés de meurtre, et que quarante-neuf des soixante-deux meurtres avaient été commis à cause de l'usage de boissons fortes. Il annonçait qu'il avait défendu un garçon pour avoir tué son propre frère ; qu'il avait défendu un fils pour avoir tué son propre père ; qu'il avait défendu un mari pour avoir tué sa femme ; qu'il avait défendu une mère pour avoir tué son enfant. Puis il pose cette question : « Y a-t-il quelqu'un qui présumerait, ne serait-ce qu'un instant, que ces meurtres ont été commis à cause de l'inclination naturelle des gens ? » Et il continuait en montrant que, dans ces affaires, il avait fait comparaître des témoins pour prouver que ces personnes avaient commis ces crimes sous l'influence exaspérante de la boisson. ¶
Or, le Seigneur a dit aux saints des derniers jours qu'il n'est pas bon pour nous de prendre des boissons fortes. Montrons, en tant que saints des derniers jours, au monde, par nos bonnes actions, que nous croyons aux enseignements de notre Père céleste ; donnons, en observant la Parole de Sagesse, un exemple devant le monde qui suscitera l'admiration de nos semblables. Je veux dire aux jeunes gens que, comme proposition d'affaires froidement calculée, comme investissement, il n'y a rien qui donnera à un jeune homme davantage de crédit, ou une meilleure position dans le monde, que d'obéir à cette simple loi de Dieu. Nombre des plus grandes sociétés, employant des milliers d'hommes, n'emploieront pas un homme qui fume ; elles n'emploieront pas non plus un homme qui boit. Elles commencent à découvrir que les hommes qui boivent, qui fument et qui enfreignent ces commandements que le Seigneur a donnés aux saints des derniers jours, manquent d'intelligence, manquent de force physique et du caractère moral si nécessaire à un service efficace. Elles découvrent que ceux qui enfreignent ces lois de Dieu ne sont pas aussi capables dans l'accomplissement d'un travail quelconque que ceux qui observent ces lois. Maintenant, ajustons-nous et qualifions-nous moralement, intellectuellement et physiquement, afin que nous puissions accomplir tout devoir et toute obligation dans tous les domaines de la vie. Ayons ce capital comme partie de notre réserve ; car il se révélera être l'un des moyens par lesquels nous pourrons réussir dans le combat de la vie. ¶
J'ai eu le privilège, il y a un jour ou deux, d'assister à une petite réunion qui se tient dans l'annexe du temple, juste avant que ceux qui œuvrent dans le temple n'entrent dans cet édifice sacré. À cette occasion, j'ai lu le cantique de la page 168, qui venait d'être chanté par le chœur ; et, comme frère Smith lisait le cantique « If You Could Hie to Kolob », j'ai décidé de le lire à l'auditoire ici aujourd'hui : ¶
« Sion se dresse, de collines entourée — Sion, gardée par la puissance divine ; Tous ses ennemis seront confondus, Bien que le monde s'unisse en armes ; Heureuse Sion, Quel sort favorisé est le tien ! ¶
« Tout lien humain peut périr, Ami à ami peut se montrer infidèle, Les mères peuvent cesser de chérir les leurs, Le ciel et la terre enfin s'éloigner ; Mais nul changement Ne saurait atteindre l'amour de Jéhovah. ¶
« Dans la fournaise Dieu peut t'éprouver, Pour t'en faire ensuite ressortir plus resplendissante, Mais il ne peut jamais cesser de t'aimer, Tu es précieuse à ses yeux ; Dieu est avec toi ; Tu triompheras par sa puissance. » ¶
C'était le cantique préféré de feu le président Lorenzo Snow, et il n'y eut jamais un moment de sa vie où il ait douté un seul instant que ses ennemis seraient confondus ; il n'a jamais douté un seul instant que, bien que Dieu puisse l'éprouver dans la fournaise, il l'en ferait sortir plus resplendissant. ¶
Ce cantique m'en rappelle un autre, que je n'avais pas l'intention de lire mais que je lirai : ¶
« SION PROSPÈRE, TOUT VA BIEN. ¶
Ô réveille-toi ! mon ménestrel assoupi, Que ma harpe oublie son sortilège ; Dis, ô dis, dans les accents les plus doux, Sion prospère, tout va bien. ¶
« Fais résonner un accord inconnu de la tristesse, Frappe, et que ses accents le proclament, En tons célestes d'allégresse, Sion prospère, tout va bien. ¶
« Le bien-être de Sion est mon partage, Et je sens mon cœur se gonfler D'une chaude et divine émotion, Quand elle prospère, tout va bien. ¶
« Sion, voici ! ton jour se lève, Bien que les sombres ombres s'enflent, La foi et l'espérance annoncent le matin ; Tu prospères, tout va bien. ¶
« Tes prompts messagers foulent Tes hautes cours où demeurent les princes, Et ta lumière glorieuse se répand ; Sion prospère, tout va bien. » ¶
Il n'y a aucun doute dans mon esprit que Sion prospère, et que tout va bien. Je me réjouis lorsque je lis ces paroles inspirées, écrites par feu Eliza R. Snow. Je crois, comme on l'a dit ici ce matin, que l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours n'a jamais été dans une meilleure condition qu'aujourd'hui, spirituellement, temporellement, et à tous égards. Au cours de la dernière année, j'ai eu le privilège de voyager dans plusieurs pieux de Sion, et je crois que les présidents de pieu, les grands conseillers, les évêques de paroisse et les instructeurs sont plus énergiques, plus assidus à garder les commandements de Dieu et à enseigner à leur peuple à vivre les lois de Dieu, qu'ils ne l'ont jamais été auparavant ; je crois que les organisations auxiliaires de cette Église sont dans une condition florissante, depuis la Société de secours jusqu'à la Primaire. Je crois que les saints des derniers jours, en tant que peuple, s'intéressent davantage à l'Évangile de Jésus-Christ, et s'efforcent d'accomplir les commandements du Seigneur plus parfaitement qu'ils ne l'ont jamais fait auparavant. Je me réjouis de ce fait ; je me réjouis que le peuple aime l'Évangile ; qu'il désire l'avancement de l'œuvre de Dieu sur la terre, et qu'il soit désireux d'ordonner sa vie de telle sorte que l'exemple qu'il donne soit digne d'être imité par tous les hommes. ¶
Je veux témoigner ici aujourd'hui que jamais un homme ou une femme n'a vécu, gardant les commandements de Dieu et vivant selon les enseignements de l'Évangile de Jésus-Christ, dont l'exemple n'ait pas été digne d'être imité par tous les hommes et toutes les femmes, en quelque pays et en quelque climat que ce soit. Cet Évangile de Jésus-Christ, que vous et moi avons embrassé, est en vérité le plan de vie et de salut. C'est en vérité l'Évangile révélé de nouveau à la terre. C'est le même Évangile qui a été proclamé par notre Seigneur et Maître, Jésus-Christ ; et il a donné sa vie en témoignage de celui-ci. Et les vies de notre prophète et de notre patriarche ont été données en témoignage de la divinité de l'œuvre à laquelle nous prenons part. Depuis soixante-dix-huit ans, cet Évangile a été proclamé au monde sans argent et sans prix. Nous avons librement reçu, et librement nous avons donné au monde. ¶
Que Dieu nous donne la lumière et l'inspiration de son Esprit comme guide et compagnon constant. Que nous soyons vraiment des saints des derniers jours, c'est ma prière et mon désir, et je le demande au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶