La Science chrétienne, l'hypnotisme et l'Évangile
John W. Taylor
Mes chers frères et sœurs, je prie humblement que l'Esprit du Seigneur, qui est l'esprit de vérité et de justice, m'inspire en tout ce que je dirai ce matin, et j'ai confiance que vous prierez notre Père pour moi, afin qu'il me permette de parler d'une manière qui lui soit agréable. Je crois fermement à l'inspiration. Je crois à cette déclaration des Écritures selon laquelle la parole de Dieu « n'est pas venue autrefois par la volonté de l'homme, mais de saints hommes de Dieu ont parlé, poussés par le Saint-Esprit. » ¶
En me rendant à cette réunion, j'ai rencontré un de mes voisins, qui m'a dit : « Frère Taylor, avez-vous remarqué du chancre dans votre verger de poiriers ? » Je lui ai dit que je ne l'avais pas particulièrement remarqué, et je lui ai demandé de quoi il s'agissait. « Eh bien, dit-il, si vous regardez attentivement, vous verrez quelques branches vers le sommet de l'arbre où le bois commence à se flétrir un peu, et les feuilles se flétrissent alors et se dessèchent. » Je lui ai demandé quel était l'effet de ce chancre sur l'arbre, car il semblait bien connaître le sujet. Il répondit que, si le mal n'était pas corrigé dès son apparition, il avait pour effet de tuer non seulement l'arbre atteint, mais tout le verger. Quel est le remède ? demandai-je. Il répondit promptement : « Le remède consiste à couper la partie atteinte environ un pied en dessous de l'endroit où elle est morte, et à prendre soin de ramasser toutes les feuilles et les branches, de les sortir du verger, et de les brûler. » Depuis, j'ai réfléchi aux arbres de mon verger, et je me souviens que plusieurs d'entre eux ont des branches mortes, et sont manifestement un peu atteints. Il serait bon que nous prenions tous soin de nos vergers avec attention. ¶
Or, mes frères et sœurs, il m'a semblé pouvoir apercevoir un chancre, non seulement dans nos vergers, mais dans certaines des familles des Saints des derniers jours, ce qui est bien plus grave qu'un chancre dans nos vergers. Le Christ a dit : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps en enfer. » Si les familles de Salt Lake City formaient un verger, et que chacune représentait un arbre, je puis imaginer qu'il y a quelques branches mortes que l'on pourrait comparer aux arbres atteints dont j'ai parlé dans ma conversation de ce matin. L'apôtre Jean, en écrivant aux saints de son temps, employa cette expression : ¶
« Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n'a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils. ¶
« Si quelqu'un vient à vous et n'apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas : Salut ! ¶
« car celui qui lui dit : Salut ! participe à ses mauvaises œuvres. » -- II Jean, 9-11. ¶
Voici l'un des meilleurs guides que nous ayons reçus des hommes inspirés des temps anciens. « Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n'a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils. » Il nous est dit aussi : ¶
« Or, la vie éternelle c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » -- Jean, 17:3. ¶
« Toutes choses m'ont été données par mon Père et personne ne connaît le Fils, si ce n'est le Père ; personne non plus ne connaît le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. » -- Matthieu, 11:27. ¶
« Et que nul ne peut dire : Jésus est le Seigneur, si ce n'est par le Saint-Esprit. » -- I Corinthiens, 12:3. ¶
Nous apprenons donc que, si nous demeurons dans les doctrines du Christ, nous avons le Père et le Fils, et qu'en étant en communion avec eux et avec le Saint-Esprit, qui constituent la Divinité, nous sommes héritiers de la gloire, de l'immortalité et de la vie éternelle. ¶
Diverses doctrines se répandent en ce moment parmi les Saints des derniers jours, sur lesquelles je voudrais dire quelques mots brièvement. L'une d'elles est la Science chrétienne, qui s'est répandue dans une certaine mesure dans cette ville, et qui, à mon avis, ressemble au chancre du verger. Si on ne la « coupe pas environ un pied en dessous des branches mortes », elle pourrait tuer l'arbre et affecter tout le verger. Réfléchissons ensemble quelques instants à ce sujet. Autrefois, certains dons et bénédictions ont été promis aux saints. L'un était le don de prophétie, un autre le don de guérison, un autre le don des langues, un autre l'interprétation des langues, un autre le don de sagesse, un autre le don de connaissance, etc. Or, je vous le dis, il n'y a pas un seul de ces dons qui soit, en lui-même et par lui-même, un principe de salut. Bien qu'ils aient été promis par le Sauveur, exercés par ses apôtres, et qu'ils existent toujours dans la véritable Église du Christ, il n'y en a pas un seul qui, à lui seul, sauve et exalte les enfants des hommes dans le royaume de Dieu ; car ce ne sont pas des principes de salut lorsqu'ils sont séparés des doctrines du Christ. ¶
Prenez la Science chrétienne, comme on l'appelle ; elle repose en grande partie sur ce qu'ils appellent « être heureux », et sur la guérison de leur corps lorsqu'ils sont affligés. Je vous témoigne, en tant que serviteur du Seigneur, que vous pourriez imposer les mains sur un mort et le ramener à la vie, comme le Christ le fit pour le fils de la veuve, ou que vous pourriez guérir les affligés par la puissance de Dieu, et le fait qu'ils soient guéris ou ramenés à la vie ne les sauvera pas dans le royaume de Dieu ; car ils pourraient ensuite tomber dans la transgression, et s'écarter du chemin étroit et resserré qui mène à la vie éternelle. C'est pourquoi je dis que ce n'est pas un principe de salut en dehors de l'Évangile. Autre chose : le fait que nous puissions être temporairement heureux va-t-il nous sauver dans le royaume de Dieu ? Ne devons-nous pas demeurer dans les doctrines du Christ, sans quoi nous n'avons ni le Père ni le Fils ? Quelles sont les doctrines du Christ ? Regardez son exemple ; il était le Rédempteur du monde. Il a dit : « Je suis la vie et la lumière du monde », et il a invité tous les hommes à le suivre. Qu'a-t-il fait ? Il est allé trouver Jean et lui a demandé le baptême. Au début, Jean s'y opposait, disant : « C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi, et tu viens à moi ? » Mais le Rédempteur du monde ne se contenta pas de cette expression de l'humilité de Jean, car il savait que, s'il ne se soumettait pas à ce principe de justice — l'une de ses propres doctrines — il ne pourrait pas accomplir la loi de toute justice et être le Rédempteur du monde, à quoi il avait été ordonné avant de venir en ce monde. C'est pourquoi il dit à Jean : « Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste. » Alors Jean le laissa faire, et il descendit dans l'eau et fut baptisé. Il sortit de l'eau, et le Saint-Esprit descendit sur lui sous la forme d'une colombe ; et voici, une voix vint des cieux, disant : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui m'est agréable. » Je dirais à tous les Scientistes chrétiens du monde, à tous les hommes — les rois et les reines sur leurs trônes, et ceux qui sont dans les conditions les plus humbles de la vie — à toutes les nations, familles, langues et peuples : à moins de naître d'eau et d'Esprit, vous ne pouvez entrer dans le royaume des cieux. À moins de demeurer dans cette doctrine que le Christ a enseignée et pratiquée, vous ne pourrez jamais entrer dans son royaume, aux siècles des siècles. Vous devez demeurer dans les doctrines du Christ. Vous direz peut-être : « Je suis heureux dans cette religion. » Or, le Mongol n'est-il pas heureux, lui aussi, lorsqu'il est étendu sur sa couche à fumer les fumées mortelles de l'opium ? Dans l'hallucination de son esprit, ne s'imagine-t-il pas éprouver plaisir et joie ? Je vous le dis, il n'y a de vrai bonheur que celui qui vient de l'accomplissement fidèle du devoir, sous le don et la puissance du Saint-Esprit. Le Seigneur a dit : ¶
« Mais, comme il est écrit, ce sont des choses que l'œil n'a pas vues, que l'oreille n'a pas entendues, et qui ne sont pas montées au cœur de l'homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment. » -- I Corinthiens, 2:9. ¶
Mais elles disent : « nous sommes si heureuses », et une femme ira trouver une autre, et ensemble elles iront de maison en maison enseigner ces doctrines. Quel en est le résultat ? Le résultat, c'est que le chancre commence à apparaître sur un autre arbre. Des hommes et des femmes qui avaient été fidèles dans l'Église du Christ commencent à négliger leur devoir, à oublier leurs prières, à parler contre la sainte prêtrise, et à s'égarer sur des chemins de traverse et défendus qui conduisent à la destruction. Montrez-moi un homme ou une femme qui a adopté ce seul principe de foi, et qui a négligé les choses les plus importantes du royaume ; montrez-moi un membre de l'Église qui ait adhéré à l'une de ces associations de Science chrétienne, et je vous montrerai un homme ou une femme qui a trouvé à redire aux autorités de l'Église, qui néglige de payer la dîme, et qui ne prie pas Dieu pour obtenir lumière et sagesse. Je demande comment le Seigneur aurait jamais pu édifier son Église dans les temps anciens si quelqu'un se contentait de dire qu'il se sentait heureux. Les personnes qui ont de telles idées peuvent bien jouir des heureuses hallucinations du pays des songes, mais elles dorment du sommeil de la mort. Le prophète Moroni a parlé des bons dons que Dieu avait placés dans l'Église du Christ, puis il a dit : « Ne touchez pas au mauvais don, ni à ce qui est impur. » Qu'est-ce que le mauvais don et la chose impure ? C'est tout don, toute inspiration ou inclination qui détourne les hommes du chemin étroit et resserré, et du service du Dieu vrai et vivant — le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. Salomon aurait-il pu satisfaire le Seigneur, lorsqu'il lui commanda de bâtir un temple, en disant : « Seigneur, je suis heureux toute la journée ; je ne suis pas malade, je ne suis pas dans la détresse, et je n'ai pas besoin de bâtir un temple » ? Certainement pas. Le Seigneur lui aurait sans doute dit qu'il voulait qu'il bâtisse un temple à Dieu, qu'il fût heureux ou triste, et il l'aurait réprimandé sévèrement. Il ne s'attend pas à ce que nous ne fassions que satisfaire nos propres désirs. « L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » Supposez que Noé, lorsqu'il fut appelé à construire une arche pour sauver quelques-uns des fils et des filles de Dieu, afin que le genre humain pût se perpétuer, eût dit : « Je suis heureux, je ne suis jamais affligé, et je jouis de la vie » ; cela aurait-il sauvé qui que ce soit du déluge ? Le Seigneur notre Dieu veut que les enfants des hommes fassent quelque chose. Il voulait que Noé construisît une arche, et Noé la construisit. On ne peut construire des arches et des temples, on ne peut rassembler Israël et établir le royaume de Dieu, sur un seul principe de l'Évangile. On ne peut faire fonctionner une montre ou une horloge avec une seule de ses roues. On ne peut rendre le corps humain actif en le séparant de sa tête ou de ses pieds. Le corps, tel qu'il a été créé, est parfait, d'une belle symétrie, et il ne peut être complet si l'on en prend une partie et que l'on rejette le reste ; il faut le tout pour faire l'homme parfait. Il en est de même du royaume de Dieu. ¶
Autre chose que nous avons parmi nous, c'est ce qu'on appelle l'hypnotisme. Il y a un petit nombre de Saints des derniers jours quelque peu contaminés par cela. On peut voir le chancre et le flétrissement de l'hypnotisme « au sommet des arbres ». Des hommes se laissent emporter par cela, et commencent à exercer une domination injuste sur les enfants des hommes, parce qu'ils ont une volonté plus forte que les autres. Ils essaient de charmer les autres, et de les faire agir à leur guise. Ne savez-vous pas qu'au temps de Moïse et des prophètes, les charmeurs étaient mis à mort ? Le Seigneur méprisait tant l'idée qu'un homme exerce une domination et une influence injustes sur un autre qu'il donna une loi commandant que les charmeurs soient mis à mort. Et il a ouvert la bouche en ce jour et a dit : ¶
« que les droits de la prêtrise sont inséparablement liés aux pouvoirs du ciel et que les pouvoirs du ciel ne peuvent être maîtrisés ou utilisés que selon les principes de la justice. ¶
« Il est vrai qu'ils peuvent nous être conférés, mais lorsque nous entreprenons de couvrir nos péchés ou d'assouvir notre orgueil, notre vaine ambition, ou d'exercer, avec quelque degré d'injustice que ce soit, une emprise, une domination ou une contrainte sur l'âme des enfants des hommes, voici, les cieux se retirent ; l'Esprit du Seigneur est attristé, et lorsqu'il est retiré, c'est la fin de la prêtrise ou de l'autorité de cet homme. » ¶
Ce pouvoir hypnotique n'est pas de Dieu. C'est un don mauvais. Il y a peu de temps, j'étais dans le pieu de Malad, à Sion, où un homme s'était mis à étudier cet art de l'hypnotisme, et il proposa à l'évêque de la paroisse de prendre des leçons afin de pouvoir hypnotiser les gens pour les faire agir à sa guise. Mes frères et sœurs, c'est là la doctrine que le diable proposa dans les cieux, lorsque le Seigneur notre Dieu se préparait à peupler cette terre. Il proposait d'ôter aux hommes leur libre arbitre, et d'exercer sur eux une domination injuste. Mais le Seigneur rejeta son plan, et choisit son Fils Jésus-Christ pour venir dans le monde avec le plan de vie et de salut que nous enseignons maintenant. Les doctrines du Christ sont claires et simples, et elles n'autorisent pas l'usage d'une domination injuste sur l'âme des enfants des hommes. C'est pourquoi je vous le dis, l'hypnotisme n'est pas de Dieu. ¶
Des femmes vont de maison en maison, et disent qu'elles ont été guéries, ou que leurs enfants ont été guéris, par la Science chrétienne ; ou qu'elles ont été hypnotisées et en ont retiré un si grand soulagement, et « cela vous étonnerait de voir combien je suis heureuse depuis lors ». Je vous le dis, mes amis, nous ne devrions pas chercher, dans cette vie, à devenir heureux en exerçant de mauvais dons parmi les enfants des hommes. Vous pouvez lire que les magiciens des temps anciens jetèrent leurs verges, et que, par l'exercice de ce don mauvais, leurs verges devinrent des serpents, comme le firent les verges de Moïse et d'Aaron. Mais, lorsqu'il fut question de tuer les premiers-nés, le Seigneur dit en substance : Tu iras jusque-là, et pas plus loin. Les premiers-nés des enfants d'Israël furent sauvés, tandis que les premiers-nés des enfants de Pharaon et des autres Égyptiens furent détruits. Je parle de cela pour vous montrer que la sagesse du Seigneur est plus grande que la ruse du diable, et que la puissance de la prêtrise est prééminente sur toute autre puissance sur la terre. ¶
Il y a des Saints des derniers jours qui semblent placer toute leur foi sur l'un des dons de l'Évangile. Certains placent peut-être leur foi sur le don de guérison, d'autres sur le don de prophétie, d'autres encore sur le don des langues ou l'interprétation des langues. Je le répète, ces dons, en eux-mêmes, ne sont pas des principes de salut. Ils sont donnés pour le réconfort temporaire des saints. Mais la sainte prêtrise est sans commencement de jours ni fin d'années ; elle demeurera avec les saints à travers les âges éternels à venir. ¶
L'apôtre Paul dit : ¶
« Les prophéties prendront fin, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra. ¶
« Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, ¶
« mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra. » -- I Corinthiens, 13: 8-10. ¶
Cela est parfaitement naturel ; car lorsque ce qui est parfait sera venu, nous verrons comme nous sommes vus, et nous connaîtrons comme nous sommes connus. Les hommes n'auront plus besoin de prophétiser ce qui doit arriver, car nous le verrons et le comprendrons tous. En ce jour-là, il ne sera pas nécessaire que l'un dise à l'autre : Connaissez le Seigneur ; car tous le connaîtront. Une connaissance parfaite sera le partage de tous. Nous verrons face à face, et nous serons d'un seul cœur et d'un seul esprit dans le royaume de Dieu. Il ne sera nécessaire à personne de parler une langue inconnue, car la langue adamique originelle sera rétablie, et tous parleront une seule langue. Combien il est donc juste de dire : « Quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra. » Ces dons nous sont donnés maintenant comme une lampe pour éclairer notre chemin, pour nous encourager lorsque notre esprit faiblit, pour guérir notre corps lorsque nous sommes affligés, et pour nous donner la connaissance des choses à venir, afin que nous soyons soutenus et que nous avancions vers la perfection. ¶
Mes frères et sœurs, cette doctrine de la Science chrétienne n'est pas de Dieu. L'hypnotisme déplaît aux yeux du Seigneur, et ceux qui le pratiquent peuvent être comparés aux charmeurs, aux devins, aux sorciers et aux idolâtres des temps anciens. Ils étaient si répugnants aux yeux du Seigneur qu'il donna à Israël des lois particulières à leur sujet. Maintenant, allons-nous, nous qui sommes sortis des ténèbres pour entrer dans la lumière, nous détourner comme la truie lavée qui retourne se vautrer dans le bourbier, ou comme le chien qui retourne à ce qu'il a vomi ? Allons-nous retourner aux misérables éléments du monde ? Je vous le dis, comme le disait l'ancien prophète : Que ceux qui portent les vases du Seigneur soient purs. Jésus a dit : « Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière ne convient pas au royaume de Dieu. » ¶
Je vous témoigne, mes amis, que le Seigneur notre Dieu a suscité le prophète Joseph Smith en notre jour. Il a donné au monde le Livre de Mormon, qui est une histoire des anciens habitants de ce continent. C'est la parole de Dieu pour les peuples de la terre. Ce sont les écrits de prophètes qui ont vécu sur cette terre, tout comme la Bible est constituée des écrits de prophètes du pays de Palestine, et d'une histoire des relations de Dieu avec l'ancien Israël. Les cieux se sont ouverts en notre jour. Le Père et le Fils sont apparus à Joseph Smith, et l'Évangile a été rétabli. Cet Évangile est prêché selon le commandement du Sauveur. « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. » Comment pouvons-nous garder les commandements de Dieu ? En écoutant sa voix et en faisant sa volonté. Il y a dans le monde des gens qui sont atteints de l'idée que, s'ils croient seulement au Seigneur Jésus-Christ, ils peuvent être sauvés. C'est là une doctrine commode et très populaire. Mais Jésus a dit : ¶
« Beaucoup me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n'avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? ¶
« Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, éloignez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité. » -- Matthieu 7: 22, 23. ¶
« Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » -- Matthieu 7: 21. ¶
Voilà la vraie doctrine du Christ. Le monde, aujourd'hui, adopte certains des principes révélés au prophète Joseph Smith. Il y a peu de temps, un grand concile de pasteurs s'est réuni à Los Angeles dans le but de remanier leur credo. Avez-vous jamais entendu dire que les prophètes de Dieu, à quelque époque que ce soit, se soient réunis pour remanier les révélations de Dieu, le Père éternel, ou de son Fils Jésus-Christ ? Il est le même hier, aujourd'hui et éternellement. La parole de Dieu ne change jamais. Le Seigneur notre Dieu a révélé à son prophète, en ce jour, le principe du salut des petits enfants. Qu'en est-il des petits enfants ? Eh bien, les sectaires ont prêché pendant des générations que les petits enfants morts sans être baptisés seraient damnés. Y a-t-il un seul homme à portée de ma voix qui puisse nier que cette doctrine a été enseignée ? Vous ne pouvez le nier, car cela se trouve dans les écrits sectaires. Pourtant, Joseph Smith a proclamé la doctrine selon laquelle les petits enfants viennent au monde purs et innocents, et ne sont pas responsables du péché avant d'atteindre l'âge de responsabilité. Je suis très heureux de voir ces pasteurs commencer à recevoir un peu de lumière. Je crois qu'il n'y a pas d'hommes aussi réticents à recevoir la lumière dans leur esprit que les pasteurs. C'est pourquoi ils en ont si peu reçu au cours des soixante dernières années. Mais ils commencent progressivement à observer la lumière ; et je suis heureux qu'ils aient, dans une certaine mesure, adopté dans leur credo la révélation de Dieu à Joseph Smith au sujet des petits enfants. Autre chose : Joseph Smith, sous le commandement de Dieu, a enseigné le principe de la dîme, et maintenant certains de nos amis chrétiens commencent à recommander le paiement de la dîme dans leurs églises. Je vous le dis, le temps viendra où chaque principe qui a été révélé au prophète Joseph Smith, dans cette dernière dispensation, sera adopté, un par un, jusqu'à ce que tout genou fléchisse et que toute langue confesse que Jésus est le Christ, et que Joseph Smith est un prophète du Dieu vivant. On vient de me remettre une preuve écrite de ce que j'ai dit concernant la dîme. C'est une carte publiée par l'une des Églises, et elle se lit comme suit : ¶
LE PLAN FINANCIER DE DIEU. ¶
Croyant que tous les chrétiens devraient systématiquement et sacrément mettre de côté une certaine proportion de leur revenu pour la cause du Christ ; et, de plus, que c'est là l'enseignement clair de la Parole de Dieu, et de son Plan financier, qu'un dixième de notre revenu lui appartient ; ¶
C'est pourquoi, nous concluons par la présente une alliance avec Dieu et les uns avec les autres, que nous mettrons de côté un dixième de notre revenu, que nous le garderons comme un dépôt sacré, et le donnerons pour la cause du Christ ; ¶
Que nous, qui concluons cette alliance, en apposant nos noms ci-dessous, serons connus comme membres du Groupe de la dîme de l'Epworth League, First Methodist Episcopal Church de Los Angeles. Date Nom ¶
Si c'était moi qui l'avais fait imprimer, je l'aurais rédigée ainsi : ¶
« Nous nous engageons par la présente, et signons nos noms, comme membres de la Ligue de la dîme du prophète Joseph Smith. » Autre chose : si j'avais eu à abolir cette doctrine méchante et corrompue de la damnation des enfants, je n'aurais pas réuni une foule de pasteurs et de savants pour en faire toute une affaire, comme s'ils avaient fait quelque merveilleuse découverte ; mais je me serais levé, en homme droit et honnête, et j'aurais dit : Le prophète Joseph Smith a enseigné cela il y a des années, je sais que c'est vrai ; adoptons-le donc. Je le répète encore une fois, mes frères et sœurs, chaque principe qui a été révélé au prophète Joseph Smith devra être reconnu par tout homme, toute femme et tout enfant qui désire entrer dans le royaume de notre Dieu, faute de quoi ils n'y parviendront jamais. Voici mon témoignage pour vous ; car le Seigneur a parlé. Ce n'est pas l'œuvre de l'homme. Ce n'est pas l'œuvre de ces hommes qui siègent sur cette estrade. C'est l'œuvre du grand Jéhovah. Et ce jour est proche, celui dont ont parlé les anciens prophètes, et que notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ a souligné, disant : ¶
« Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. ¶
« Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront pas, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre jusqu'à ce que tout soit arrivé. » -- Matthieu 5: 17, 18. ¶
Il y a certaines parties de la loi, et certaines prophéties, qui ne se sont pas encore accomplies, tandis que d'autres s'accomplissent ; et le jour approche où ces paroles du Sauveur seront pleinement vérifiées. Le prophète Jérémie, après avoir parlé de la dispersion d'Israël, et de la malédiction de David pour le péché qu'il commit au sujet de la femme d'Urie le Héthien, écrit ces paroles du Seigneur : ¶
« Et je rassemblerai le reste de mes brebis De tous les pays où je les ai chassées ; Je les ramènerai dans leur pâturage ; Elles seront fécondes et multiplieront. ¶
« J'établirai sur elles des bergers qui en prendront soin ; Elles n'auront plus de crainte, plus de terreur Et il n'en manquera aucune, dit l'Éternel. ¶
« Voici, les jours viennent, dit l'Éternel, Où je susciterai à David un germe juste ; Il régnera en roi et prospérera, Il pratiquera la justice et l'équité dans le pays. ¶
« De son temps, Juda sera sauvé, Israël aura la sécurité dans sa demeure ; Et voici le nom dont on l'appellera : L'Éternel notre justice. ¶
« C'est pourquoi voici, les jours viennent, dit l'Éternel, Où l'on ne dira plus : L'Éternel est vivant, Lui qui a fait monter du pays d'Égypte les enfants d'Israël ! ¶
« Mais on dira : L'Éternel est vivant, Lui qui a fait monter et qui a ramené La postérité de la maison d'Israël du pays du nord Et de tous les pays où je les avais chassés ! Et ils habiteront dans leur pays. » -- Jérémie 23: 3-8. ¶
« Voici, j'envoie une multitude de pêcheurs, dit l'Éternel, et ils les pêcheront ; Et après cela j'enverrai une multitude de chasseurs, et ils les chasseront De toutes les montagnes et de toutes les collines, Et des fentes des rochers. » -- Jérémie 16: 16. ¶
« Revenez, enfants rebelles, dit l'Éternel ; Car je suis votre maître. Je vous prendrai, un d'une ville, deux d'une famille, Et je vous ramènerai dans Sion. ¶
« Je vous donnerai des bergers selon mon cœur, Et ils vous nourriront avec intelligence et avec sagesse. » -- Jérémie 3: 14, 15. ¶
Mes amis, telle est la destinée que Dieu réserve à son peuple. ¶
« Il arrivera, dans les derniers jours, Que la montagne de la maison de l'Éternel Sera fondée sur le sommet des montagnes, Qu'elle s'élèvera par-dessus les collines, Et que toutes les nations y afflueront. ¶
« Des peuples s'y rendront en foule et diront : Venez, et montons à la montagne de l'Éternel, À la maison du Dieu de Jacob, Afin qu'il nous enseigne ses voies, Et que nous marchions dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi, Et de Jérusalem la parole de l'Éternel. » -- Ésaïe 2: 2, 3. ¶
Voilà la parole de Dieu, et le rassemblement s'accomplit maintenant. Jésus aurait voulu rassembler le peuple de son temps, mais il n'a pas voulu le recevoir : il dit : ¶
« Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu ! » -- Matthieu 23: 37. ¶
Le jour, mes amis, est arrivé où Israël est rassemblé des quatre coins de la terre, et où Sion se lève et brillera, et deviendra la lumière et l'éclat de toute la terre. C'est là l'œuvre dont a parlé le prophète Daniel. Il vit qu'« une pierre se détacha sans le secours d'aucune main », qui « devint une grande montagne et remplit toute la terre ». La proclamation de cette œuvre ira de nation en nation, jusqu'à ce que toute âme vivant sur la terre ait le privilège d'en entendre le son, et que tout homme et toute femme honnêtes aient le privilège de l'embrasser et de devenir héritiers de Dieu et cohéritiers avec Jésus-Christ. Le sang de notre Seigneur et Sauveur a été versé, afin qu'il puisse racheter l'humanité, et ce n'est que par son nom que nous pouvons être sauvés. ¶
Mes frères et sœurs, l'œuvre grandit. Nous avons encore une grande œuvre à accomplir, et nous ne devrions pas perdre notre temps avec l'hypnotisme, la Science chrétienne, l'évolutionnisme, et choses semblables. Il y a parmi nous des croyants en l'évolutionnisme, et il y a là un peu de « chancre au sommet des arbres » à cet égard. En tant que serviteur de Dieu, je vous dis que l'humanité ne peut être rachetée, aux siècles des siècles ; qu'elle ne peut évoluer, ni se cristalliser, ni parvenir à l'état qui la rendrait digne de devenir héritière de Dieu et cohéritière avec Jésus-Christ, et de participer à la plénitude de sa gloire ; qu'elle ne peut avancer vers la perfection, et s'asseoir dans les conseils du ciel avec Abraham, Isaac et Jacob, et ces brillantes intelligences qui ont créé ce monde et d'autres, autrement que par l'Évangile du Seigneur Jésus-Christ. Toute l'évolution du monde ne sauvera pas une seule âme ; pas plus que toute la Science chrétienne, ni le spiritisme, ni l'hypnotisme, ni tout autre isme qui n'est pas de Dieu. L'Évangile du Christ est si simple qu'un voyageur, même insensé, ne pourrait s'y égarer. Pensez-vous que le Seigneur se soit trompé lorsqu'il dit que la lumière était venue dans le monde, et que les enfants du péché pourraient être reconnus à leur rejet de la lumière ? Certains d'entre eux reconnaissent le principe du salut des petits enfants, et certains accepteront le principe de la dîme ; mais quel en est l'effet ? Tout comme l'a dit le Sauveur — ils mettent une pièce neuve à un vieil habit, ce qui ne fait que le rendre plus laid. Lorsqu'ils commencent à accepter le principe de la dîme, la question se pose : Où est votre prophète, la bouche du Seigneur, pour guider et diriger le peuple dans l'usage de la dîme ? Certains d'entre eux, je suppose, devront aller trouver le Pape ou quelqu'un d'autre pour obtenir des instructions. Permettez-moi de vous dire que ce sont là des questions qui doivent être considérées sérieusement. Si vous permettez à un homme ou à une femme quelconque d'entrer dans votre maison et d'y enseigner une fausse doctrine, vous en êtes responsable. Je ne veux pas que quiconque vienne dans ma maison enseigner des doctrines qui ne sont pas de Dieu. Dès que j'apprends qu'ils viennent, j'élève la voix contre eux. L'idée que des gens se permettent d'enseigner aux Saints des derniers jours des principes de salut me paraît le comble de l'absurdité. Il nous est commandé de vivre de toute parole qui procède de la bouche de Dieu. Alors, si je veux la parole de Dieu concernant son royaume, à qui dois-je m'adresser ? À sa bouche. J'irai trouver le président Joseph F. Smith et je lui dirai : Quelle est la parole du Seigneur à ce sujet ? C'est là mon devoir, car il est la bouche du Seigneur, et c'est son droit de me diriger, de me bénir lorsque je garde les commandements de Dieu, et de m'avertir et de me corriger lorsque je ne les garde pas. ¶
Mes frères et sœurs, marchons dans la lumière de l'Évangile éternel, et ne chérissons pas une foi morte. Ne discutons pas et ne parlons pas des autres religions, mais soyons des membres actifs dans l'Église du Christ, accomplissant notre devoir en toutes choses, et donnant aux enfants des hommes des exemples dignes d'être imités. Si nous sommes appelés à aller édifier un pieu de Sion, faisons-le. Si nous sommes appelés à bâtir un temple, soyons prêts à remplir cette exigence. Si nous sommes appelés à bâtir une sucrerie, répondons-y volontiers. Si nous sommes appelés à bâtir une ville, un bourg ou un village, faisons-le. Voilà, tel que je le comprends, l'esprit de l'Évangile. Le prophète Joseph Smith a dit : Montrez-moi un homme ou une femme qui a en lui l'esprit de l'Évangile, et je vous montrerai un homme ou une femme dont le plus grand désir est d'édifier le royaume de Dieu sur la terre. Jésus a exhorté ses disciples à ne pas rechercher les maisons et les terres, l'or et l'argent, mais à « chercher premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données en plus. » Voulons-nous quelque chose de plus que cela ? ¶
Il y a, parmi les Saints des derniers jours, des personnes qui portent un peu ce chancre d'une autre manière. Lorsque Léhi, dans sa vision, vit ceux qui goûtaient au fruit de l'arbre de vie, il vit que la grande multitude les montrait du doigt avec mépris, au point que certains détournaient le visage et éprouvaient de la honte. Je le dis : ne laissez jamais la rougeur de la honte monter à votre visage pour avoir gardé les commandements de Dieu. Il vous soutiendra, et vous donnera la force selon vos jours. ¶
Je me sens bien dans mes travaux au sein de l'Église du Christ. Je suis reconnaissant d'être considéré digne d'être compté parmi vous ; et j'espère être humble et diligent dans l'accomplissement de mon devoir en tant qu'apôtre du Seigneur Jésus-Christ. J'ai confiance qu'aucun devoir ne me sera demandé auquel je ne puisse répondre. Nous devrions tous ressentir la même chose à cet égard. Le Seigneur ne fait pas acception de personnes. Il pense à vous tout autant qu'à moi. Lequel d'entre vous, ayant des enfants, pourrait justement dire : J'aime celui-ci, et je hais celui-là ? Il n'en est pas non plus ainsi de notre Père céleste. Il aime tous ses fils et ses filles, et il est disposé à ouvrir les écluses des cieux et à répandre sur nos têtes des bénédictions telles que nous n'aurons pas assez de place pour les recevoir. Mais aucune bénédiction ne viendra aux enfants des hommes, sinon par l'obéissance à la loi. « Bénis sont tous ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront remplis du Saint-Esprit. » « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu. » etc. N'essayons pas de retrancher quoi que ce soit de l'Église du Christ, ni d'y ajouter quoi que ce soit. Acceptons-la dans toute sa belle symétrie ; et travaillons ensuite en harmonie avec les autorités que Dieu a placées dans son Église. Qui sont-elles ? Il n'y a pas lieu d'en douter, l'apôtre a dit : « Et Dieu a établi dans l'Église premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des instructeurs », etc. Pourquoi cela ? « Pour le perfectionnement des saints en vue de l'œuvre du ministère et de l'édification du corps du Christ. » Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ posa les mains sur Pierre et lui dit : ¶
« Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre elle. ¶
« Je te donnerai les clés du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. » ¶
L'autre jour, j'ai entendu parler d'un jeune homme — un jeune homme exemplaire autant que je puisse en juger — qui était sur le point de se marier, et qui était si occupé par son travail (il est instituteur, je crois) qu'il n'avait pas le temps d'aller au temple — qui n'était pourtant qu'à une demi-journée de voyage — pour être scellé dans une union et un lien éternels qui ne devraient jamais être rompus ; mais il avait l'intention de passer devant le temple, d'aller au tribunal, d'obtenir une licence, et de s'y marier pour le temps seulement. Ne savez-vous pas que les gens mariés pour le temps seulement sont de ceux dont a parlé le prophète Ésaïe lorsqu'il a dit : « Ils rompaient l'alliance éternelle » — l'alliance éternelle du mariage ; car dans les temps anciens on se mariait pour le temps et l'éternité. Que Dieu vous bénisse. Amen. ¶