Pulpit

La responsabilité et l'Ordre uni

Matthias F. Cowley

1903 October General Conference·Second Day Afternoon Session·1903-10-05

Mes bien-aimés frères et sœurs, je me réjouis avec vous du privilège d'assister à cette conférence, et, sentant ma faiblesse en me tenant devant vous, je désire vivement que vous me souteniez par vos prières de foi, afin que le Saint-Esprit puisse me suggérer, comme il l'a fait pour les autres frères, ce qu'il convient de dire.

On nous dit beaucoup de bonnes choses, et le bénéfice que nous en tirerons dépendra de l'usage que nous en ferons. Nous ne devons pas être seulement auditeurs de la parole; nous devons en être les faiseurs. C'est la pratique de la parole de Dieu, l'observation de ses commandements en toutes choses, qui comptera pour notre crédit, pour notre salut des maux de cette vie, et pour notre complète rédemption des effets du péché et de la chute, dans la vie à venir.

C'est une œuvre pratique. C'est une œuvre où chaque individu devrait ressentir une responsabilité personnelle — une responsabilité qui éveille dans nos âmes la conscience que Dieu attend quelque chose de nous, et que nous lui sommes redevables de la lumière que nous avons reçue. Nous sommes redevables au Seigneur, et non à l'homme, de la lumière que nous avons, et de la situation que nous occupons devant le monde au sens religieux. J'affirme que toute condition favorable entourant les saints des derniers jours et chaque bénédiction dont nous jouissons, qu'elle soit spirituelle ou temporelle, est due à l'Évangile et à la grande œuvre que Dieu a établie. Notre situation dans ces montagnes n'est pas le résultat de la sagesse de l'homme. Un monsieur me disait l'autre jour, comme nous traversions Echo: « Quand Brigham Young s'est établi, lui et son peuple, dans ces vallées montagneuses, il ne s'est pas trompé. Il savait que c'était le meilleur coin de terre entre le fleuve Missouri et la côte du Pacifique, et l'endroit fait pour ce peuple. » Bien sûr, il disait vrai, mais il ne voulait pas reconnaître que le président Brigham Young avait été guidé dans le choix de cette terre par l'esprit de révélation de Dieu. Il ne voulait pas admettre que Dieu y avait été pour quelque chose. Il en est de même pour chaque autre aspect de cette œuvre. On nous a fait remarquer très clairement, ce matin, par l'inspiration du Saint-Esprit sur l'ancien Taylor, comment l'Évangile, rétabli par le prophète Joseph Smith, affecte le monde religieux. Cela est vrai, et ils prouvent que Joseph Smith fut un prophète de Dieu, qu'ils le croient ou non. Mais ils n'adoptent pas nos idées dans le but d'attirer l'intérêt vers cette œuvre, ni d'établir dans le cœur du peuple quelque disposition à examiner ce qu'ils appellent le « mormonisme ». Ils n'ont aucun tel but en vue. Et à ce propos, je veux dire aux saints des derniers jours que, comprenant, comme nous le faisons, que ces vérités émanent de Dieu et nous ont été présentées dans ses révélations au prophète Joseph Smith, nous ne devrions pas être assez aveugles pour aller courir après quelque question secondaire.

J'ai rencontré, il y a quelque temps, un frère assez en vue dans la communauté où il vivait, et il avait organisé un petit parti socialiste, ce que, je suppose, du point de vue politique, il avait le droit de faire; mais il me dit que tout le monde devrait être socialiste, pour la raison que le socialisme, disait-il, c'est l'Ordre uni, et que plus on gagnera de monde au parti socialiste, plus il sera facile d'établir l'Ordre uni le moment venu. Je dus lui demander s'il était assez aveugle pour croire qu'après que Dieu a révélé les principes de l'Ordre uni, et que le peuple n'est pas préparé à les mettre en pratique, on puisse aller chercher dans quelque institution du monde ces mêmes principes et les exemplifier pour le bien de l'humanité. Je lui dis que, si près que le monde puisse s'approcher des théories de l'Évangile, quels que soient ses efforts pour les établir, sans l'Esprit de l'Évangile et l'autorité de la sainte prêtrise, ils ne pourront jamais les mettre en pratique, dans les siècles des siècles. L'humanité est trop égoïste pour accomplir ces grandes lois de Dieu. La disposition du monde à accepter certaines des théories et doctrines de l'Évangile telles qu'énoncées par le prophète Joseph Smith il y a plus de 70 ans est conçue par l'adversaire comme une illusion, plus que toute autre chose. Je me souviens avoir essayé de montrer à un prédicateur que ces doctrines, dont il prétendait croire certaines, avaient été avancées par le prophète Joseph Smith il y a plus de 70 ans. Il voulait le nier, mais ne put apporter de preuve pour soutenir sa négation. Il dit que le principe de la rédemption des morts avait été suggéré par certains théologiens avant les jours de Joseph Smith. Par ce moyen, on cherche à détourner le peuple de la fontaine de vérité. En effet, on dit au peuple: Nous avons la loi de la dîme, nous avons la doctrine de l'expiation du Christ, et nous croyons au salut des enfants, et vous n'avez pas besoin de vous joindre aux saints des derniers jours pour ces doctrines. Ils commencent à dire qu'ils ont la doctrine de la rédemption des morts, et que les esprits reçoivent la prédication dans le monde des esprits, et qu'il n'est pas nécessaire d'aller chez les saints des derniers jours pour connaître ces choses. Par ce moyen, ils cherchent à maintenir le peuple dans les ténèbres et loin de l'autorité de Dieu, où se trouvent les ordonnances de la vie éternelle.

Avec le témoignage que nous avons de la mission divine du prophète Joseph Smith, je dis qu'aucun saint des derniers jours n'est fondé à poursuivre ces esprits et à suivre ces institutions du monde, qu'elles soient de nature spirituelle ou temporelle. Dieu a établi son œuvre, et l'on y trouve tout élément essentiel au salut du peuple, temporellement et spirituellement. Le Seigneur nous a révélé un plan de salut temporel. Il nous a donné la loi de la dîme. Il a dit que si nous observons cette loi, cette terre sera pour nous une terre de Sion, et par cette loi elle sera consacrée. C'est la parole du Seigneur aux saints des derniers jours, et en même temps, il a promis que la postérité des justes ne serait jamais trouvée à mendier son pain. Avons-nous la foi, mes frères et sœurs, de mettre en pratique les lois de Dieu, afin que nous puissions jouir des bénédictions qui viennent de leur obéissance? Comme on l'a déjà dit, les hommes du monde ont assez de discernement pour voir qu'il existe dans cette œuvre un pouvoir qu'ils ne comprennent pas. L'un de nos plus éminents sénateurs, maintenant décédé, déclara en Californie que l'Église « mormone » était la seule institution religieuse sur la terre qui envisageait le salut temporel de ses membres. Il déclara que dans la ville de San Francisco vivaient des gens roulant sur l'or, tandis qu'à côté d'eux d'autres croupissaient dans la misère la plus profonde; mais l'Église « mormone », disait-il, veillait sur les pauvres. Par leur loi de la dîme, ils font en sorte que personne ne souffre, ils bâtissent leurs temples et leurs maisons sacrées; et ensuite, par leur loi de consécration et d'intendance, ils prétendent obtenir une union dans les choses spirituelles et temporelles qui liera le peuple complètement.

Mes frères et sœurs, c'est notre devoir de garder ces glorieux principes présents à l'esprit. Je ne connais aucun chemin de sécurité pour les saints des derniers jours, si ce n'est celui qui nous trouve accomplissant chaque devoir. Quand notre dîme est due, nous devrions la payer, et non la remettre à la fin de l'année. Si nous utilisons ce qui appartient au Seigneur, quand viendra le moment de régler notre dîme, elle ne sera pas disponible, et selon toute probabilité, nous nous trouverons incapables de payer une dîme honnête. Ceux qui se sont livrés à cette pratique devraient s'en repentir. Nous devrions payer nos dîmes au fur et à mesure que nos biens nous parviennent. Et nous devrions payer en nature, et non substituer quelque chose d'inférieur à ce que nous devrions payer. Dans les temps anciens, le Seigneur l'interdisait. Je me souviens que le Seigneur prononça en fait une malédiction sur quiconque offrirait en sacrifice quelque chose qui avait une tare, ou qui était vieux et inutile. Il était voulu que l'offrande fût pure et sans tare, afin qu'elle puisse symboliser de la meilleure manière possible l'offrande du Fils de Dieu. La loi de la dîme est semblable. Dieu ne nous demande pas ce que nous avons de meilleur, et pourtant il ne serait pas mécontent si nous étions disposés à offrir le meilleur; mais il n'est pas content quand nous choisissons, parmi nos biens, ce qui est le plus pauvre pour l'apporter dans son magasin. Vous vous souvenez peut-être de la loi observée dans l'ancien Israël quant au choix des animaux qui devaient être consacrés comme dîme. Le Seigneur dit que tout ce qui passerait sous la verge serait saint pour le Seigneur. D'après ce que je comprends, ils avaient ce que nous appellerions un enclos, et à mesure que les animaux sortaient un par un, chaque dixième était marqué par une verge dans la main de l'homme placé à l'entrée, et celui-là était saint pour le Seigneur. Il ne demandait pas le meilleur, ni ne justifiait le choix du plus pauvre; mais il traitait le peuple avec équité. Pourtant, il a traité avec nous bien plus généreusement qu'avec l'ancien Israël. Quand nous pensons à la manière dont il nous a bénis dans ce glorieux pays — comment le peuple s'étend depuis le Canada au nord jusqu'au Mexique au sud — cinquante et un pieux de Sion — et comment nous nous sommes multipliés et prospérés, assurément il nous a abondamment bénis.

Je frémis presque parfois d'entendre des hommes dire qu'ils ont fait de grands sacrifices pour la cause de l'Évangile. Avons-nous fait le moindre sacrifice pour la cause de l'Évangile? Est-ce un sacrifice pour un homme de mettre de côté ses péchés? Est-ce un sacrifice pour un homme adonné au tabac de le mettre de côté? ou adonné à la boisson, de se repentir de ce mal? ou adonné à la profanation, de la mettre de côté et d'honorer le nom de la Divinité? ou un violateur du jour du sabbat, ou coupable de quelque vice, de le mettre de côté et de se purifier par l'obéissance aux lois de Dieu? Or, ce n'est pas plus un sacrifice pour l'esprit immortel de l'homme que de laver notre corps quand il est souillé. Or, je n'ai jamais traversé l'océan, et je n'ai pas personnellement été témoin de la condition temporelle des saints de Dieu en Europe; mais j'ai été aux États-Unis, et je me suis mêlé aux saints dans diverses parties de l'Union, et j'ai trouvé des dizaines et des dizaines de familles qui ne possédaient pas un pied de terre, qui ne possédaient pas la maison qui les abritait, et qui ne possédaient ni cheval ni vache. Ils étaient simplement locataires. Qu'est-ce qui a apporté un changement à ces familles et les a rendues prospères dans ces vallées montagneuses? N'est-ce pas l'Évangile de Jésus-Christ? N'est-ce pas le principe du rassemblement? Je vois que l'Armée du Salut a maintenant adopté le principe du rassemblement. Ils rassemblent et colonisent. Mais c'est la grande œuvre de Dieu qui nous a amenés ici. Où, dans tous ces pieux de Sion, sont les familles qui n'ont pas de foyer à elles? Quel pourcentage de ceux qui vivent dans les districts ruraux ne possèdent pas leur propre foyer, avec attelages et vaches, et d'autres ressources d'emploi? Combien sont-ils dans une condition aussi misérable que celle où ils étaient dans le monde? J'ose dire qu'il y en a bien peu. Et permettez-moi d'ajouter que si les saints des derniers jours étaient disposés à suivre le conseil des serviteurs de Dieu, il y aurait parmi nous une condition encore meilleure qu'aujourd'hui, du point de vue temporel.

Vous avez entendu ce que le frère Heber J. Grant a dit hier au sujet de l'effort qu'il a fallu déployer pour établir et maintenir une petite fabrique de sucre dans la communauté. Des hommes craignaient d'investir pour le bien du peuple, et le Seigneur vint en aide à ses serviteurs. Il inspira au président Woodruff de dire que la volonté du Seigneur était que cela ne fût pas un échec. Néanmoins, nous avons dû envoyer au-dehors et emprunter de l'argent aux Gentils, afin d'établir cette industrie; mais ils ont été remboursés, et l'entreprise est un grand succès. Ainsi, je dis que nous n'avons pas fait beaucoup de sacrifices temporels pour la cause de l'Évangile. Pour ce qui est des affaires religieuses, quel genre de maisons de culte avions-nous dans le monde? C'est seulement récemment que nous en avons eu qui nous appartenaient en propre. Là-bas, dans les États du Sud, on avait l'habitude de les brûler presque aussitôt bâties. Je crois que la dernière qu'ils ont construite était dans le Kentucky, et afin qu'elle ne fût pas incendiée, ils l'ont assurée; mais la populace prit des haches et des bœufs et la démolit, et arracha les poutres avec leurs bœufs, afin de contourner la protection que notre peuple y avait mise. Peu importe cela; comme je disais, notre peuple avait fort peu de belles maisons de culte pour se réunir avant de se rassembler à Sion. Que trouvons-nous ici? Dans presque chaque paroisse, nous trouvons un lieu de culte convenable, et nous ne cessons de progresser en ce sens. Nous avons une très belle maison à Pocatello — tout aussi bonne qu'aucune à Salt Lake City, je crois. On en construit une autre à Wellsville. Alors, nous n'avons rien sacrifié dans ce sens, n'est-ce pas? Et quand vous parlez d'abandonner père et mère, sœur et frère pour la cause de l'Évangile, quel sacrifice avons-nous fait? Que dit Jésus à ses disciples quand ils lui demandèrent: « Voici, nous avons tout quitté, et nous t'avons suivi; qu'en sera-t-il pour nous? » Il leur dit: « Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. » Peut-être avez-vous abandonné votre père et votre mère; peut-être vous ont-ils tourné le dos. Et alors? Vous êtes venus dans ce pays, et vous y avez trouvé des pères et des mères, des frères et des sœurs, tout comme le Fils de Dieu le dit à ses disciples. Quelqu'un vint à lui et lui dit: « Voici, ta mère et tes frères sont dehors, et ils cherchent à te parler »; et il demanda: « Qui est ma mère et qui sont mes frères? » Répondant lui-même à la question, il montra ses disciples et dit: « Voici ma mère et mes frères. Car, quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère. » Et ne l'avez-vous pas trouvé ainsi? Que pouvons-nous dire d'autre? Ceci: que l'homme qui abandonne son père et sa mère pour la cause de l'Évangile a reçu de l'Évangile quelque chose qui lui ramènera son père et sa mère, sa sœur et son frère, et ils accompliront les paroles du prophète Abdias, que « des libérateurs monteront sur la montagne de Sion ».

Je pourrais en dire davantage à ce sujet si le temps le permettait, mais laissez-moi dire aux saints des derniers jours que nous ne devrions pas parler de nous sacrifier pour la cause de l'Évangile. Nous ne devrions pas oublier les obligations que nous avons envers Dieu pour les grandes bénédictions qu'il nous a accordées. Nous ne devrions pas ignorer que c'est par l'Évangile que toutes ces bénédictions nous sont venues. Or, peu importe ce que fait le monde — qu'il nous soit amical ou non — en ce qui concerne l'œuvre de Dieu. Cela leur importe cependant matériellement, selon qu'ils traitent l'œuvre de Dieu convenablement ou non. S'ils ne la traitent pas comme il convient, s'ils persécutent le peuple de Dieu, malheur à eux! car ainsi dit le Seigneur, je combattrai ceux qui combattent contre Sion. Telle est la parole du Seigneur aux habitants de la terre. Mais qu'ils s'y opposent ou non, l'œuvre de Dieu avance et grandit, et les principes de l'Évangile se répandent parmi les nations de la terre. Je suis heureux de dire que nos anciens apportent de bons rapports, en règle générale. Plus ils mettent leur confiance en Dieu et voyagent sans argent et sans prix, meilleur est le rapport qu'ils apportent, plus forts sont les témoignages avec lesquels ils reviennent au sujet de l'Évangile de Jésus-Christ et du pouvoir qui s'y rattache.

Je me réjouis de cette œuvre, et de l'occasion de mêler mon témoignage à celui de mes frères. Je sais que ceci est l'œuvre de Dieu. Je sais que Joseph Smith fut un prophète de Dieu. Je sais que les hommes qui lui ont succédé dans l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours ont été des hommes de Dieu, et que notre président aujourd'hui est un homme de Dieu, un homme de droiture et de justice, un homme d'exemple dans l'Évangile digne que nous le suivions en tout sens du terme. Je dis aux frères et sœurs, non seulement soutenez la présidence de l'Église, mais soutenez aussi vos évêques, soutenez vos présidents de pieu, soutenez vos instructeurs au foyer, et soutenez le plus humble détenteur de la sainte prêtrise que Dieu a appelé à l'œuvre du ministère. Dans le quatrième chapitre aux Éphésiens, Paul nomme le but des apôtres, des prophètes, etc. Il a dit qu'ils étaient donnés pour l'œuvre du ministère, pour le perfectionnement des saints et l'édification du corps de Christ, jusqu'à ce que nous parvenions tous à l'unité de la foi. Mais il mentionne un autre but — un but bien distinct, et j'ai pensé, en écoutant les remarques de l'ancien Taylor, que c'était un but bien important parmi les saints des derniers jours. Ce but est « afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction ». Mes frères et sœurs, si vous gardez ce but à l'esprit, et si vous suivez le ministère ordonné que Dieu a établi parmi vous, vous ne vous égarerez pas. Suivez leur conseil, payez vos dîmes et vos offrandes, et soutenez l'œuvre de Dieu temporellement et spirituellement, et je suis disposé à vous promettre, au nom du Seigneur, que vous ne serez pas égarés par les vents de doctrine qui se répandent dans ce pays. Si vous ne le faites pas, vous serez égarés. Nous voulons des hommes et des femmes qui acceptent l'Évangile dans sa plénitude; de bons et solides saints des derniers jours; non pas ceux qui, comme le monde, font d'un seul principe une manie et négligent tous les autres, mais des saints des derniers jours qui, s'ils partent en mission et sont grandement bénis par l'effusion du Saint-Esprit, sont disposés, à leur retour, à être instructeurs au foyer, ou instructeurs de l'école du dimanche, ou diacres dans la maison du Seigneur, et n'espèrent pas occuper tout leur temps à se tenir devant le peuple et à prêcher de grands sermons. Certains des meilleurs saints des derniers jours que nous ayons ne disent pas grand-chose, mais ils font beaucoup. La chose à faire pour nous, c'est de nous mettre au travail, et nous n'avons pas besoin d'en parler non plus. Quand nous payons notre dîme, nous n'avons pas besoin de faire sonner la trompette devant nous. Quand nous payons nos offrandes de jeûne, nous n'avons pas besoin de le publier dans les journaux. Mais faisons notre devoir, honorons Dieu et gardons ses commandements, et n'en disons rien. Le Seigneur nous verra, et il nous bénira. Le Fils de Dieu a dénoncé l'hypocrisie du monde à cet égard. Il a dit: « Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. » Souvenez-vous-en, mes frères et sœurs, et cherchez Dieu dans la prière secrète. Et quand je vous dis cela, je me le dis aussi à moi-même.

Avant de terminer, je veux demander aux saints des derniers jours de soutenir les classes de religion de cette Église. Je dis que nous en avons besoin. Il n'y a pas de famille dans l'Église si parfaite dans son gouvernement familial, il n'y a pas d'homme ni de femme qui exerce une influence si illimitée sur sa famille, qui ne puisse tirer quelque bénéfice de ces institutions auxiliaires.

Je veux dire encore une chose. Je l'ai dite hier dans l'Assembly Hall, et le Seigneur me l'a révélée pendant que j'étais debout. Si l'un d'entre vous a des griefs contre ses frères ou ses sœurs; si l'un d'entre vous s'oppose aux autorités de sa paroisse ou de son pieu, ou a quelque chose contre elles, je vous demande de ne pas en parler devant vos enfants. Si vous le faites, vous empoisonnerez l'esprit de vos enfants contre l'œuvre de Dieu, et le jour viendra où vous souhaiteriez pouvoir retirer vos paroles. Vous aurez lieu d'être désolés de leur état, et vous aurez conscience d'avoir contribué à empoisonner leur esprit contre les serviteurs de Dieu et contre les principes de la vérité divine. Souvenez-vous-en. Ce sont les choses simples qui assureront notre salut. Ce sont les petits renards qui gâtent les vignes, disaient Salomon et l'évêque Reuben Miller. C'est l'accomplissement des petits devoirs qui nous établira dans l'œuvre de Dieu.

Que Dieu vous bénisse, mes frères et sœurs. Puissiez-vous retourner à vos foyers renouvelés dans votre détermination à servir Dieu. Soutenez l'œuvre des classes de religion, et toutes les institutions que le Seigneur a établies dans l'œuvre de Dieu, et Dieu lui-même vous soutiendra par son pouvoir dans le temps et dans toute l'éternité. Amen.

Citer ce discoursMatthias F. Cowley, « La responsabilité et l'Ordre uni », 1903 October General Conference, Second Day Afternoon Session (1903-10-05). Pulpit Vault, 1903-10-cowley-responsibility-and-the-united-order. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).