Unanimité des autorités de l'Église, capital et travail, et devoirs familiaux
John Henry Smith
En réalité, j'aurais préféré entendre la suite des témoignages et des rapports des présidents de pieux et de missions. Néanmoins, je suis heureux du privilège de me tenir en votre présence en cette occasion, et je désire vous dire que le président Brigham Young transmet ses salutations aux Saints des derniers jours et vous remercie pour votre foi et vos prières en sa faveur. Il est dans un état critique, mais plein de bonne foi, et déterminé, si possible, à s'en sortir et à accomplir encore beaucoup de travail à l'avenir. Je désire rapporter que la Présidence de l'Église jouit de l'esprit de son appel et est unie dans son œuvre ; et dire, au sujet du Conseil des Apôtres, que chacun d'eux est soucieux d'accomplir sa part et de s'acquitter, du mieux qu'il le peut, des obligations qui reposent sur lui. Les bons sentiments et les vœux de l'ancien Lyman vous ont été transmis par notre frère qui vient tout juste de revenir de ce champ de mission. Le frère Grant se joint également pour saluer les Saints des derniers jours et se réjouit de leur croissance et de leur développement, ainsi que du bon esprit d'union qui se manifeste parmi le peuple. Il est désireux d'étendre l'œuvre dans ce pays aussi vite et aussi loin que cela sera possible. Je désire dire de plus que le patriarche de l'Église est uni avec la Présidence de l'Église et le Conseil des Apôtres. Les présidents des soixante-dix, comme vous l'avez entendu de leur propre bouche, sont animés du même esprit et de la même action que leurs frères. Je crois qu'il en est de même de l'Épiscopat président de l'Église. Les autorités générales de l'Église sont pleinement en accord les unes avec les autres pour ce qui est de l'œuvre qui leur est assignée. Je ne connais aucun moment, dans toute mon expérience de l'œuvre du Tout-Puissant, où les autorités générales de l'Église aient été plus unies, avec un plus grand respect et un plus grand amour les unes pour les autres, qu'elles ne le sont aujourd'hui. ¶
J'ai confiance que les paroles qui ont été prononcées et les rapports qui ont été faits s'inscriront dans le cœur des Saints des derniers jours. Il est nécessaire que nous nous unissions pour accomplir toute œuvre spirituelle et temporelle que le Seigneur peut nous assigner. Chaque pieu de Sion devrait unir ses intérêts et chercher à procurer, autant qu'il est en son pouvoir, une diversité d'emplois essentielle au développement de cette région. Le peuple devrait s'efforcer d'unir ainsi ses efforts et d'accomplir les desseins du Tout-Puissant. Je crois aux regroupements de capitaux, je crois aux regroupements de travailleurs, tant que ces regroupements ne prétendent pas porter atteinte aux droits et aux libertés de leur prochain. Mais lorsqu'ils prétendent exercer une domination injuste et que leurs efforts tendent à nuire à leur prochain, je m'y oppose, tous sans exception. J'ai confiance que l'esprit des instructions données durant cette conférence a trouvé place dans chacun de vos cœurs, que vous êtes déterminés à faire la volonté du Maître, à préserver vos propres libertés, à préserver les libertés de votre prochain ; que vous vous proposez d'emporter avec vous l'esprit des paroles tombées ce matin des lèvres du président Winder, à savoir que, ayant reçu le don céleste d'entrer dans l'enceinte sacrée de la maison de Dieu, les alliances que vous y avez contractées d'honorer vos pères, d'honorer les lois et les institutions de votre pays et de maintenir les droits et les libertés de votre prochain, seront respectées par vous en tout lieu et dans toute situation où la Providence vous appellera à agir. J'ai confiance que les sentiments de votre cœur seront de faire régner dans vos foyers l'esprit de prière ; que vous vous souviendrez, en tant que pères et mères, d'enseigner à vos enfants à prier, et que l'irréflexion et le mépris de ces obligations ne s'introduiront pas parmi vous. J'ai confiance, mes frères et sœurs, que chaque sentiment exprimé par nos frères trouvera place en vous, et que vous serez amenés à glorifier le nom de votre Père céleste ; que la voix de la vérité, distillée à vos oreilles dans votre pays natal, continuera de garder et de guider chacune de nos vies dans ce pays où nous avons notre foyer, à l'ombre de ces montagnes, où devraient régner l'esprit de liberté, l'amour de Dieu, le respect du droit, et la détermination d'accomplir notre part du mieux que nous le pouvons. ¶
Lorsque ces frères vous témoignent qu'ils savent que Dieu vit, que Jésus est le Christ, et que la prêtrise du Fils de Dieu est parmi les enfants des hommes, ils vous témoignent d'une vérité que vous connaissez vous-mêmes. J'ai confiance que vous cherchez, dans votre ministère, à œuvrer de telle sorte que les résultats de votre vie démontrent, dans le caractère et le ministère de vos enfants et de vos voisins, votre connaissance absolue de la vérité de l'Évangile du Seigneur Jésus-Christ. ¶
Mes frères et mes sœurs, il serait imprudent de ma part de prendre plus de temps. Accomplissez votre part avec droiture. Gravez dans l'esprit de vos fils et de vos filles qu'aucun fils ni aucune fille de Sion n'a besoin d'entrer dans une autre église pour recevoir le ministère de l'imposition des mains pour la guérison des malades ; que lorsque Dieu a accordé cet Évangile et tourné la clé, il y a placé le pouvoir de guérir les malades, de réprimander les esprits mauvais et de commander aux maux de se retirer, et que si nous vivons comme nous le devrions et instruisons nos enfants comme nous le devrions, ils ne chercheront jamais d'autre ministère que celui des serviteurs de Dieu pour être guéris de leurs maladies ou pour que le mal soit chassé de leurs foyers, mais ils viendront à vous pour l'aide et le réconfort dont ils ont besoin au milieu de leurs détresses. Ce qui nous a été donné, c'est l'Évangile du Seigneur Jésus-Christ. C'est le pouvoir de Dieu pour le salut. Sa mission et son ministère sont la régénération du monde, l'établissement de la droiture, la purification de l'humanité ; et si vous marchez dans le sentier de l'Évangile et en accomplissez les exigences, nul ne pourra se plaindre de votre moralité ; nul ne pourra trouver à redire à votre tempérance ; nul ne pourra censurer l'esprit de justice, de charité et de miséricorde qui guidera votre vie. Dieu lui-même a introduit sa parole en ce jour et en cette époque du monde. Il a présenté son Fils aux enfants des hommes. Il a montré à tous ses fils et à toutes ses filles le chemin de la vie, et vous a placés sur la voie pour contribuer à la régénération du monde et à l'établissement de la droiture. Qu'il vous bénisse à jamais. Puissiez-vous être obéissants à la vérité. Puissiez-vous faire la volonté du Maître. C'est ma prière, au nom de Jésus. Amen. ¶