Allocution d'ouverture : la justice qui s'accroît
Joseph F. Smith
Il est certainement réjouissant de voir tant de nos frères et sœurs assemblés ici à la session d'ouverture de cette soixante-douzième conférence annuelle de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Tout semble propice à un temps de réjouissance et de profit en instruction et en exhortation, et au déversement du Saint-Esprit sur les serviteurs du Seigneur qui parleront et sur ceux qui s'assembleront pour écouter, jour après jour. Le temps est délicieux, et je crois que l'esprit du peuple est bon, et qu'il existe dans le cœur des Saints des derniers jours un désir sincère de promouvoir tous les intérêts du royaume de Dieu sur la terre et le bien-être des saints du Très-Haut. ¶
Je crois que le désir, dans le cœur du peuple, de servir le Seigneur et d'opérer la justice sur la terre, s'accroît régulièrement — quoique lentement peut-être, mais régulièrement et sûrement ; et je crois de tout mon cœur que ce désir deviendra de plus en plus sincère et de plus en plus prononcé dans le cœur du peuple de Dieu, de temps à autre et d'année en année, à mesure que nous croîtrons en grâce et en connaissance de la vérité, jusqu'à la venue du Fils de l'Homme. ¶
Le royaume de Dieu est ici pour croître, pour se répandre au loin, pour s'enraciner dans la terre, et pour demeurer là où le Seigneur l'a planté par sa propre puissance et par sa propre parole, sur la terre, sans plus jamais être détruit ni cesser d'être, mais pour se poursuivre jusqu'à ce que les desseins du Tout-Puissant soient accomplis, en tout point de ce qui a été annoncé par la bouche des saints prophètes depuis que le monde a commencé. ¶
Je me réjouis extrêmement dans la vérité. Je remercie Dieu chaque jour de ma vie pour sa miséricorde, sa bonté, ainsi que pour les soins et la protection aimants qu'il a étendus à tout son peuple, et pour les nombreuses manifestations de sa miséricorde et de sa bénédiction particulières qui nous ont été accordées dans toute la longueur et la largeur de ce pays, et pendant toutes les années écoulées depuis l'organisation de l'Église, le 6 avril 1830. ¶
Le Seigneur, vers cette époque ou peu après, décréta un décret dont il dit que son peuple devait comprendre : qu'il devait, dès cette heure même, commencer à prévaloir sur tous ses ennemis, et que, pour autant qu'il continuerait à être fidèle à observer les lois qu'il lui avait données, il était décrété qu'il prévaudrait jusqu'à ce que tous les ennemis fussent soumis — non pas soumis par la violence, ou par l'esprit de contention ou de guerre, mais soumis par la puissance de la vérité éternelle, par la majesté et la puissance du Dieu Tout-Puissant — et que, par la puissance accrue des justes et du peuple droit et engagé par alliance de Dieu, elle serait magnifiée et accrue, jusqu'à ce que le monde s'incline et reconnaisse que Jésus est le Christ, et qu'il y a un peuple qui se prépare pour sa venue en puissance et en gloire de nouveau sur la terre. ¶
Nous portons au monde le rameau d'olivier de la paix. Nous présentons au monde la loi de Dieu, la parole du Seigneur, la Vérité, telle qu'elle a été révélée dans les derniers jours pour la rédemption des morts et pour le salut des vivants. Nous ne portons ni malice ni mal envers les enfants des hommes. L'esprit de pardon pénètre le cœur des saints de Dieu, et ils ne nourrissent ni désir ni sentiment de vengeance envers leurs ennemis ou envers ceux qui leur font du tort, les molestent, ou cherchent à les effrayer ; mais, au contraire, l'Esprit du Seigneur possède leurs esprits, leurs âmes et leurs pensées, et ils pardonnent à tous les hommes, et ne portent de malice dans leur cœur envers personne, quoi qu'ils aient fait. Ils disent, dans leur cœur : que Dieu juge entre nous et nos ennemis, et quant à nous, nous leur pardonnons et ne portons de malice envers personne. ¶
J'espère sincèrement que, pendant cette conférence, qui sera nécessairement brève, ou du moins ne durera que trois jours, à l'exception peut-être de quelques-unes de nos réunions de prêtrise qui pourront se tenir plus tard — j'ai confiance que cette conférence sera signalée par la présence de l'influence et de la puissance de Dieu, et qu'elle sera de celles où tous ceux qui s'assembleront se réjouiront et seront transportés de joie, où leurs espérances seront encouragées, leur foi affermie et leur puissance pour le bien accrue, afin qu'ils puissent quitter cette conférence en se réjouissant plus que jamais dans la vérité de l'Évangile, et de plus en plus déterminés à combattre le bon combat, à garder la foi et à établir la justice sur la terre ; afin qu'elle soit comme un puits d'eau pure et vive, jaillissant sans cesse en vie éternelle. ¶
Que Dieu bénisse le peuple, les saints du Très-Haut, où qu'ils se trouvent, que ce soit dans les vallées de ces montagnes et les pieux de Sion régulièrement organisés, ou dans les missions de par le monde, dans notre propre pays et à l'étranger dans les pays lointains, et sur les îles de la mer. Que la bénédiction de Dieu soit répandue sur ceux qui obéissent à la vérité dans le monde entier, et que la puissance de la vérité, la puissance du témoignage et le témoignage du Saint-Esprit reposent puissamment sur ses serviteurs qui sont envoyés prêcher l'Évangile au monde. ¶
Je dois dire ceci à mes frères et sœurs : je crois consciencieusement, d'après tout ce que je sais, que jamais Sion n'a été plus pleinement équipée, plus pleinement pourvue de bonnes œuvres, et qu'il n'y a jamais existé, parmi le peuple de Dieu, un meilleur esprit ni un sentiment plus uni qu'aujourd'hui. Je crois que le peuple du Seigneur est aujourd'hui plus prospère qu'il ne l'a jamais été. Je crois qu'il est plus fermement établi dans la vérité qu'il ne l'a jamais été auparavant. Je crois, en d'autres termes, que nous croissons continuellement, et que nous augmentons en connaissance de Dieu et en bonnes œuvres, ainsi qu'en foi, en puissance et en détermination à accomplir et à consommer la volonté et le dessein de Dieu sur la terre. ¶
Je veux dire au peuple ici présent que jamais, du moins à ma connaissance, ni dans ce que je connais de l'histoire de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, les saints n'ont mieux payé la dîme qu'ils ne l'ont fait durant l'année 1901. Je dis ceci comme un mot d'encouragement et de félicitation au peuple dans tous les pieux de Sion. Vous avez fait mieux que jamais auparavant, et nous espérons que vous continuerez à faire mieux à cet égard, et que vous continuerez à faire mieux à tous autres égards durant l'année 1902, et ainsi de suite, d'année en année, jusqu'à ce que nous soyons parfaits dans la sphère où Dieu nous appelle à agir, comme le Père et le Fils sont parfaits dans leur sphère plus élevée et plus glorieuse où ils agissent. ¶
Que le Seigneur bénisse Sion, et que l'Esprit du Seigneur repose puissamment sur ses serviteurs qui vous adresseront la parole pendant cette conférence, telle est ma prière au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶