Pulpit

«Que ferons-nous?»

Hans B. Ringger

Conférence générale d'Avril 1994·Session du dimanche après-midi·1994-04-01

Il y a peu d'années, le monde a connu un certain nombre d'événements politiques … et le publique pensait que les nations trouveraient finalement la paix. On a parlé d'un nouvel ordre mondial à l'horizon. Mais beaucoup ont oublié que nous vivons dans des sociétés et des cultures où les normes et les valeurs changent et où les réformes sociales déterminent souvent la nature des hommes et des femmes. Une injustice est souvent remplacée par une autre injustice. Nous vivons dans une période d'ambiguité morale et pauvre en matière de direction. La paix du monde est en crise aujourd'hui tout comme elle l'était dans le passé … et dans cette lutte continue [pour la paix] nous sommes tiraillés par la même question qu'avaient les disciples après la résurrection du Christ : Que ferons-nous ?

C'est la question que nous nous posons en période d'incertitude et quand nous devons faire face au défi. Dans l'incompréhension nous agissons sans trop grande réflection, espérant trouver des solutions à travers les résultats de nos actions. Heureusement, le Seigneur nous comprend mieux que nous nous comprenons nous-mêmes. Il nous a donné l'Evangile qui nous enseigne à songer d'abord, puis à développer notre foi. Ce n'est que lorsque nous décidons honnêtement en faveur du bien, nous basant sur l'Evangile, que nous pouvons accomplir des bonnes actions. Par la foi vivante qui mène aux bonnes actions, nous recevons la force d'en haut pour toujours essayer d'aller vers la justice. Souvenons-nous toutefois que les grandes actions ne se perpétuent pas d'elles-mêmes. La continuité de ces grandes actions exige notre dévouement et celui des générations futures.

L'Evangile de Jésus-Christ doit être à la base de ce nouvel ordre mondial … car c'est le seul plan qui ne présente aucune erreur possible. Peu après le Sermont sur la montagne, le Seigneur mit en garde ses disciples sur l'adversité future et le besoin de faire de bonnes actions. Il leur expliqua qu'ils ne devaient pas avoir recours à leur propre force quand ils servent leur prochain, mais à son nom et à leur appel de lui. Nous aussi sommes des disciples et nous vivons dans un monde de besoins spirituels, matériels et émotionnels. Par le service de l'Evangile nos besoins éternels peuvent être satisfaits, et par ce fondement nous pourrons vraiment servir l'humanité. Nos besoins ne peuvent être satisfaits que par la recherche et la découverte de ce qui dure éternellement, et non de ce qui est éphémère. Quand nous cherchons les réponses sur le plan éternel, nous assurons notre rapport avec Dieu et nous obtenons une meilleure compréhension de nos semblables. Nous pourrons alors servir. Tel est le but de notre vie.

Le service ou l'expression visible de la volonté de Dieu apporte des sentiments de plaisir, de clarté et de joie de vivre, des sentiments que l'on chante dans les Psaumes. Mais la vie n'est jamais sans adversité ni même parfois sans certains moments de désespoir. Le monde autour de nous nous tente vers des choses non durables, vers l'injustice et la désobéissance. Si nous voulons résister et réussir, nous devons agir selon les principes de l'Evangile. Nous ne pouvons demander plus que de trouver le vrai sens de notre vie. «Celui qui aura gardé sa vie la perdra, et celui qui aura perdu sa vie à cause de moi la retrouvera» (Matthieu 10:39). La promesse nous est faite que nous recevrons l'abondance et la vie éternelle quand nous abandonnons ce que le Seigneur nous demande d'abandonner. Alors, «ne [craignons] pas!»

Nous choisissons d'accepter ou de rejeter l'évangile du Christ. A la base de la vie humaine se trouve le libre arbitre. Dieu désire des gens libres et des gens qui le servent librement. Il est donc difficile pour tous de suivre le chemin droit et étroit et d'éviter une vie qui manque de direction. Il y a sans doute des moments dans la vie où l'on se demande s'il n'y a pas d'autres chemins ou des raccourcis. L'Evangile nous donne la réponse et la promesse d'une direction divine. C'est un chemin que nous pouvons suivre un pas à la fois, avec patience, espérance et foi. Si nous n'avons pas la force aujourd'hui de faire face aux difficultés de demain, les décisions que nous prenons aujourd'hui influeront sur notre vie future, sur nos forces et nos capacités.

Thomas Carlye a dit : «Connaissez votre destiné et suivez-la.» Nous sommes ici aujourd'hui parce que nous croyons que notre destiné est d'obtenir l'exaltation éternelle. C'est le plus grand but de notre vie et il exige toute notre force, notre dévotion et notre travail. Toutefois, il est impossible de réaliser sa plus haute destinée sans direction. Le Seigneur nous donne des «panneaux indicateurs» qu'il nous faut suivre. Voyons un peu quelques-uns de ceux-ci:

Citer ce discoursHans B. Ringger, « Que ferons-nous? », Conférence générale d'Avril 1994, Session du dimanche après-midi (1994-04-01). Pulpit Vault, 1994-04-ringger-what-shall-we-do. Traduction officielle de l’Église, churchofjesuschrist.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).