Alors que le psalmiste contemplait avec émerveillement...
Henry D. Taylor
Elder Henry D. Taylor Assistant du Conseil des douze ¶
Alors que le psalmiste contemplait avec émerveillement les beautés de la création du Seigneur, avec l’homme pour couronnement suprême, il s’exclama avec admiration : ¶
« Quand je contemple les cieux, ouvrage de tes mains, la lune et les étoiles que tu as créées : ¶
« Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui ? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui ? ¶
« Tu l’as fait de peu inférieur à Dieu, et tu l’as couronné de gloire et de magnificence. ¶
« Tu lui as donné la domination sur les œuvres de tes mains, tu as tout mis sous ses pieds . . . ¶
« Éternel, notre Seigneur ! Que ton nom est magnifique sur toute la terre ! » (Psaumes 8:3-6, 9.) ¶
Beaucoup ont décrit l’homme en termes élogieux. Voici l’analyse de Shakespeare : « Quel chef-d’œuvre que l’homme ! Quelle noblesse dans sa raison ! Quelle infinité dans ses facultés ! Dans sa forme et ses mouvements, comme il est expressif et admirable ! Dans ses actions, comme il ressemble à un ange ! Dans son entendement, comme il ressemble à un dieu ! La beauté du monde ! Le modèle des créatures vivantes ! . . . » (Hamlet, acte 2.) ¶
Qu’est-ce que l’homme
Qu’est-ce que l’homme
Nous pourrions fort bien poser la même question : « Qu’est-ce que l’homme ? » et la réponse pourrait fort bien être : l’homme est la postérité spirituelle de parents célestes, ayant le privilège, par une vie juste, de venir en ce monde, de naître de parents terrestres et d’être béni par un corps mortel. ¶
La possession de ce corps merveilleux est un dépôt sacré. Le président Joseph Fielding Smith a déclaré : ¶
« L’importance de ces tabernacles mortels apparaît clairement à la lumière de la connaissance que nous avons de la vie éternelle. Les esprits ne peuvent être rendus parfaits sans le corps de chair et d’os. Ce corps et son esprit sont amenés à l’immortalité et aux bénédictions du salut par la résurrection. Après la résurrection, il ne peut plus y avoir de séparation, le corps et l’esprit deviennent inséparablement unis pour que l’homme puisse recevoir une plénitude de joie. De nulle autre manière, hormis par la naissance dans cette vie et la résurrection, les esprits ne peuvent devenir semblables à notre Père éternel. » (Era, vol. 34 [septembre 1931], p. 643.) ¶
La mission d’Adam et d’Ève
Quand Adam fut placé ici-bas sur la terre, notre Père céleste indiqua qu’à lui seul, Adam ne pourrait jamais peupler la terre ni la soumettre. ¶
« Il n’est pas bon », dit le Seigneur, « que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui ». (Genèse ¶
2:18.) Ainsi Ève fut créée et donnée à Adam dans les liens du mariage éternel, pour demeurer avec lui et être son épouse et compagne aimante. ¶
Ce noble couple reçut le commandement de se perpétuer : « Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. » ¶
(Genèse 1:28.) Ces objectifs ne pouvaient être atteints sans effort, aussi le Père avertit-il encore Adam : « C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain . . . » (Genèse 3:19.) Il devait travailler et lutter pour gagner sa vie. Puis, afin que l’homme et la femme soient unis dans leur voyage à travers la vie, le Seigneur ajouta : « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. » (Genèse 2:24.) C’est-à-dire un dans l’unité, le dessein et l’harmonie, pour donner naissance dans la condition mortelle à la postérité spirituelle de la Divinité, pour fournir des corps mortels à d’autres esprits, et pour « remplir » ou « peupler » la terre. Aucun but de la vie comparable à celui-ci n’aurait jamais pu être conçu par un esprit fini. Il est véritablement divin. ¶
Un environnement familial idéal
Quelle chose glorieuse ce serait si chaque enfant né dans ce monde pouvait avoir l’assurance des choses suivantes : ¶
De naître dans un foyer où les parents jouissent d’un nom respecté et honorable. En d’autres termes, « d’être né de bons parents ». ¶
De naître dans des foyers où les enfants sont désirés : un lieu où ils sont aimés ; un lieu où des exemples convenables sont manifestés. Un père a dit : ¶
« Je n’essaie pas d’être un père modèle. ¶
Tout ce que j’essaie de faire, c’est de vivre de telle sorte que lorsque quelqu’un dit à mon fils : « Tu me rappelles ton père », il puisse gonfler la poitrine et non tirer la langue. » ¶
- Un lieu où les enfants sont encouragés à se préparer pour la vie, tant ici-bas que dans l’au-delà, à développer leur plein potentiel ; un foyer où ils apprennent à voler de leurs propres ailes, à être indépendants et autonomes ; un foyer où on leur enseigne à se préparer à fonder leur propre foyer grâce à une formation appropriée et à l’obtention d’une bonne éducation.
Une sécurité jamais accordée
Pour « assujettir la terre », une personne doit principalement compter sur elle-même et non sur autrui, si ce n’est dans la mesure où autrui peut offrir de bons conseils ou donner le bon exemple. ¶
La plupart des gens s’efforcent de trouver ce qu’ils considèrent comme la sécurité. On a fait remarquer : ¶
« Les personnes qui attendent du gouvernement leur “sécurité” recherchent ce qui n’a jamais été accordé à l’humanité. ¶
L’homme a reçu la promesse de gagner sa vie à la sueur de son front, et là où il gaspille ses ressources, il connaîtra la disette en dépit de tous les artifices humains pour qu’il en soit autrement. Nulle part dans son ordre établi la nature n’offre de sécurité à qui que ce soit ni à quoi que ce soit. La loi de la nature est la loi du changement et de la succession, ou du renouvellement et de l’accomplissement ; mais jamais celle de l’inaltérable, du figé ou du garanti. C’est du défaitisme pour l’individu que de chercher la sécurité dans la vie, une incompréhension de la fonction de la vie elle-même. ¶
Ce n’est pas ainsi qu’ont vécu les pionniers de ce pays, alors qu’il existait peu de gouvernements pour agir à leur place. Ils ont affronté le désert selon ses propres lois et l’ont fait reculer. Hommes et femmes ont travaillé ensemble pour fonder leurs foyers, élever leurs enfants et tirer leur subsistance de ce que la terre avait à leur offrir. Ils s’entraidaient. Ils trouvaient du temps pour le culte, et ils savaient qu’au-dessus de l’homme il y avait Dieu. Notre époque est une époque pionnière, et à chacun sont offertes des possibilités grandissantes de développement. C’est négliger son propre perfectionnement que de chercher la sécurité sans l’avoir méritée, que de vouloir récolter sans avoir semé. Aucun gouvernement ne peut produire ce que les gens ne créent pas en eux-mêmes. » (« Security — A Mirage! », Life Line, 31 octobre 1964.) Un Américain éminent, méditant sur ce sujet, a donné ce conseil aux jeunes : « Ne rêvez pas de sécurité ; forgez-la vous-mêmes, de vous-mêmes. » Il conclut ensuite ses réflexions sur l’autonomie par ces mots : « Ayez l’audace de croire en vous-mêmes . . . et agissez en conséquence. Si vous le faites, votre présent et votre avenir sont assurés. » ¶
« Les hommes sont pour avoir la joie »
Tandis que l’homme lutte pour parvenir à la sécurité et à l’indépendance, il devrait également comprendre que le bonheur et la joie peuvent lui appartenir. Le prophète Léhi, s’exprimant sous l’inspiration du Seigneur, enseigna à ses fils que « les hommes sont pour avoir la joie ». (2 Néphi 2:25.) Cette joie peut provenir de l’accomplissement d’actes désintéressés pour autrui, d’une vie remplie d’amour pour son prochain, des récompenses issues d’un travail honnête, d’un foyer où règnent l’amour et la gentillesse, de la paix et de la sérénité nées de l’observance des commandements du Seigneur. ¶
Nombreux sont ceux aujourd’hui qui recherchent les sensations fortes et ce que l’on nomme le plaisir. ¶
Ces choses ne sont que passagères et éphémères. Le bonheur et la joie proviennent d’actions plus durables et permanentes. ¶
Le prophète Joseph Smith a enseigné que « le bonheur est l’objet et le but de notre existence, et en sera la fin si nous suivons le chemin qui y mène ; et ce chemin, c’est la vertu, l’intégrité, la fidélité, la sainteté et l’obéissance à tous les commandements de Dieu ». (Joseph Fielding Smith, Enseignements du prophète Joseph Smith, pp. ¶
255-256.) ¶
Les récompenses de la vie
Bien que cette vie soit réelle et sérieuse, il est possible de recevoir de nombreuses récompenses et satisfactions. J’ai remarqué une joie sereine sur le visage d’une mère alors qu’elle contemplait avec tendresse son nouveau-né. J’ai vu la fierté, le bonheur et la joie dans l’expression de parents lorsqu’ils regardaient et écoutaient le rapport de leur fils ou de leur fille qui venait d’accomplir une mission honorable et couronnée de succès, ou d’autres réalisations vertueuses. ¶
C’est une expérience empreinte d’humilité et de chaleur que d’être présent au temple aux côtés des parents, des amis et des familles lorsqu’un jeune couple est marié et scellé pour le temps et pour toute l’éternité. ¶
Assurément, la joie et le bonheur sont là. ¶
Je suis persuadé que chacun de nous a personnellement ressenti ce chaleureux rayonnement de bonheur qui découle de l’accomplissement d’un acte désintéressé ou d’un service rendu à autrui. ¶
Le prophète Joseph Smith a dit : ¶
« Si un homme obtient la plénitude de la prêtrise de Dieu, il doit l’obtenir de la même manière que Jésus-Christ l’a obtenue, et c’était en gardant tous les commandements et en obéissant à toutes les ordonnances de la maison du Seigneur. . . » (Ibid., page 308.) ¶
De plus grandes bénédictions promises
Si la joie et le bonheur sont possibles dans la vie ici-bas sur la terre, des récompenses et des bénédictions plus grandes ont été promises et viendront après le moment de la résurrection, une fois que nous aurons quitté cette frêle existence. À ce moment-là, ceux qui auront été fidèles ne seront pas seulement réunis avec leurs familles et leurs êtres chers de la condition mortelle, mais ils auront également le privilège de demeurer dans le glorieux monde céleste où résident Dieu le Père et Jésus-Christ, le Fils. ¶
Assurément, ce sera la joie suprême. Et elle est accessible à chacun de nous si nous gardons la foi et persévérons dans la justice jusqu’à la fin. ¶
C’est ce que je prie humblement, au nom du Seigneur Jésus-Christ. Amen. ¶