Frères et sœurs, nous approchons de la fin...
David O. McKay
PRÉSIDENT DAVID O. McKAY ¶
Frères et sœurs, nous approchons de la fin d’une autre grande conférence. Je suis impressionné par la pensée que chacun de ceux qui y ont assisté, que ce soit en personne ou en écoutant, où qu’il ou elle se trouve, doit quitter cette conférence avec une plus grande détermination d’être un homme meilleur ou une femme meilleure ; un meilleur citoyen de sa ville, de son comté ou de sa nation qu’il ou elle ne l’a jamais été auparavant. ¶
Le frère Bernard P. Brockbank vient de dire qu’il est bon d’être en présence de bonnes personnes. Il a donné un sermon dans cette seule phrase. « Il est bon d’être en présence de bonnes personnes. » Chaque homme et chaque personne qui vit dans ce monde exerce une influence, que ce soit pour le bien ou pour le mal. Ce n’est pas seulement ce qu’il dit, ce n’est pas seulement ce qu’il fait. C’est ce qu’il est. Chaque homme, chaque personne rayonne ce qu’il ou elle est. Chaque personne est récipiendaire de ce rayonnement. Le Sauveur en était conscient. Chaque fois qu’il venait en présence d’un individu, il percevait ce rayonnement — que ce soit la femme de Samarie avec son passé ; que ce soit la femme qui allait être lapidée ou les hommes qui allaient la lapider ; que ce soit le dirigeant Nicodème ou l’un des lépreux. Il était conscient du rayonnement de l’individu. Et dans une certaine mesure, vous et moi le sommes aussi. C’est ce que nous sommes et ce que nous rayonnons qui affecte les personnes qui nous entourent. ¶
Nous ne pouvons pas quitter cette grande conférence sans une responsabilité accrue de contribuer à une vie meilleure autour de nous. En tant qu’individus, nous devons penser des pensées plus nobles. Nous ne devons pas encourager les pensées viles ni les basses aspirations. Nous les rayonnerions si nous le faisions. Si nous pensons des pensées nobles, si nous encourageons et chérissons de nobles aspirations, il y aura ce rayonnement lorsque nous rencontrerons des gens, en particulier lorsque nous nous associerons avec eux. ¶
Cela est vrai pour l’individu. C’est vrai pour le foyer, comme nous l’avons entendu au cours de cette conférence de la bouche du frère Gordon B. Hinckley. Nos foyers rayonnent ce que nous sommes, et ce rayonnement provient de ce que nous disons et de la manière dont nous agissons au foyer. Aucun membre de cette Église — mari, père — n’a le droit de prononcer un jurement dans son foyer ni d’exprimer un mot dur à sa femme ou à ses enfants. Vous ne pouvez pas le faire en tant qu’homme détenant la prêtrise et être fidèle à l’esprit qui est en vous par votre ordination et votre responsabilité. Vous devez contribuer à un foyer idéal par votre caractère, en maîtrisant vos passions, votre colère, en gardant votre langage, car ces choses feront de votre foyer ce qu’il est et ce qu’il rayonnera dans le voisinage. ¶
Cela me rappelle une remarque faite par un homme qui est venu ici et a assisté à la réunion du conseil d’administration de la United States Steel Company en 1946. Vous vous en souviendrez — certains d’entre vous dans cette assistance, certains d’entre vous, les Autorités générales, se souviendront — qu’ils nous avaient invités à assister à un dîner de ce conseil, et à l’issue de cette réception, le président, le maître de cérémonie — je crois que c’était M. Irving S. Olds — a dit : « Bien, nous n’allons pas faire de discours formels, mais voici une occasion si certains d’entre vous souhaitent s’exprimer. » ¶
M. Nathan L. Miller, conseiller juridique général de ce conseil, s’est levé et a dit en substance : « Je suis l’un de ces habitants de la Nouvelle-Angleterre curieux et soupçonneux, et j’ai été impressionné par quelque chose dans cette ville qui semble différent de toute autre ville que j’ai jamais visitée. » Un rayonnement ! Il poursuivit : « J’ai arpenté Main Street et observé la population. Il y a quelque chose dans cette ville qui est différent de toutes les autres où j’ai été. J’ai essayé de le définir et je me demandais ce que c’était, mais lors d’un entretien dans le bureau du Président aujourd’hui (le président George Albert Smith était leur hôte à ce moment-là, et le conseil l’avait invité ce matin-là), je crois que j’ai découvert ce que c’est. » Le président George Albert Smith avait demandé à certains frères de s’adresser aux visiteurs (les membres du conseil de l’US Steel), qui se tenaient assis et debout autour de la salle du conseil de la Première Présidence dans le bâtiment d’administration de l’Église. ¶
Il a dit : « J’ai écouté ce que ces hommes ont dit. » L’un d’eux avait parlé des pionniers et de l’esprit des pionniers ; qu’avant de partir à travers les plaines sous la direction du président Young, ils cherchaient d’abord la direction divine. Deuxièmement, sous sa direction, ils étaient préparés. Chaque homme devait porter un fusil et être préparé à une attaque de sauvages ou à toute autre urgence possible qui pourrait survenir aux pionniers ce jour-là. Et troisièmement, chaque homme devait prendre autant soin du bétail de son voisin que du sien. Culte, Préparation, Service ! ¶
Je ne sais pas si c’est cela qui a répondu à la curiosité de ce gentleman ou non, mais il a dit : « J’ai pensé dans cette réunion dans le bureau du Président avoir détecté ce qu’il y a dans cette ville qui est différent — c’est la spiritualité, » a-t-il dit. « C’est cela ! C’est la spiritualité ! Les pionniers l’avaient ! Je me demande si vous, les plus jeunes (il s’adressait à ceux qui l’entouraient), vous pourrez conserver cette spiritualité avec l’installation de choses matérielles qui s’introduisent au milieu de vous. » ¶
Il faisait référence à ce rayonnement du groupe que nous ressentons tous. Je le répète, chaque individu l’a. Chaque foyer le rayonne, et chaque foyer saint des derniers jours devrait l’avoir. ¶
Un père a rendu visite à son fils dans sa nouvelle maison. Le fils était fier de lui montrer la nouvelle chambre à coucher, les nouvelles installations dans la cuisine. Une fois la visite terminée, le père a dit : « Oui, c’est magnifique, mais je ne vois aucun signe de Dieu dans ta maison. » Et le fils a dit : « Je suis retourné en arrière, et en regardant dans les pièces, j’ai remarqué que je n’avais rien qui évoquât la présence du Rédempteur ou du Sauveur. » ¶
Ce que je dis, c’est que nous quittons cette conférence aujourd’hui avec une responsabilité plus grande que jamais auparavant, en tant qu’hommes de la prêtrise, en tant que femmes de l’Église, de faire de nos foyers des lieux qui rayonnent pour nos voisins l’harmonie, l’amour, les devoirs communautaires, la loyauté. Que nos voisins le voient et l’entendent. Jamais il ne doit être prononcé dans un foyer saint des derniers jours un jurement, un terme condamnable, une expression de colère, de jalousie ou de haine. Maîtrisez-le ! Ne l’exprimez pas ! Faites ce que vous pouvez pour produire la paix et l’harmonie, peu importe ce que vous pourriez subir. ¶
Le Sauveur nous a donné l’exemple, toujours calme, toujours maître de lui, rayonnant quelque chose que les gens pouvaient ressentir en passant — la femme qui a touché son vêtement. Il a senti quelque chose sortir de lui, ce rayonnement qui est divin. ¶
Chaque âme individuelle l’a. C’est vous. Le corps n’est que la maison dans laquelle vous habitez. Que Dieu nous aide à rayonner la force, la maîtrise, l’amour, la charité, qui est un autre nom pour l’amour, la considération, les meilleurs vœux pour tous les êtres humains. ¶
L’Église s’étend, rayonne, non seulement par des assemblées et des réunions, mais maintenant grâce à la bienveillance des propriétaires de stations de radio et de télévision, nous les touchons depuis le centre. Écoutez les personnes là-haut en Alaska : « Nos sincères remerciements pour l’élévation spirituelle. Réception excellente aux deux extrémités de ce pieu du grand nord. Assistance à Anchorage : 89. Cinquante prières sont certainement avec vous. Président du pieu d’Alaska (Lloyd B. Owen). » Cinquante prières ! Eh bien, cela ne fait que rayonner à travers le monde entier. ¶
Que Dieu nous aide, en tant que membres de la prêtrise et en tant que membres de l’Église, à rayonner la foi en Dieu, l’amour de l’humanité, le service envers son peuple où qu’il soit, je le prie au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶