À ce stade de la conférence, beaucoup...
Richard L. Evans
Au point où nous en sommes de la conférence, beaucoup comprendront pourquoi je me souviens d'une phrase lue récemment — une phrase qui disait qu'on peut toujours employer plus de mots pour dire ce qui a déjà été dit. ¶
Je m'efforcerai de ne pas trop multiplier les mots, mais je voudrais revenir sur deux ou trois points de la conférence : d'abord, sur le discours d'ouverture du président McKay, sur l'amour de Dieu et l'amour de l'homme, et sur la paix qui ne peut venir que par la justice et l'observance des commandements. ¶
Deuxièmement, d'après les rapports présentés à cette chaire et ceux, venus d'ailleurs, qui ont été faits à l'occasion de la conférence, il est très évident que l'Église, dans les pieux et dans les missions, est en marche, dans le monde entier. Or il faut du service, et il faut des moyens pour que les choses restent en mouvement. ¶
J'ai lu quelque part que le service est le loyer que nous payons pour l'espace que nous occupons sur la terre. Non seulement le service, mais aussi les moyens sont nécessaires. Rien ne se fait de soi-même. Quelqu'un doit faire tout ce qui se fait. ¶
Quant à la dîme, elle l'exige aussi, non seulement sur le plan matériel, mais aussi sur le plan spirituel. Tout ce que nous avons, le Seigneur Dieu nous l'a donné, et je considère la dîme comme une occasion d'exprimer notre reconnaissance pour ce que le Seigneur Dieu a donné. ¶
Ni le don de service ni celui de biens n'est jamais — ou est rarement — tout à fait commode pour aucun de nous. Il y avait ici, il y a quelques mois, une sorte d'économiste britannique pince-sans-rire qui donnait des conférences — et il est peut-être encore aux États-Unis — et qui a énoncé ce qu'il appelait « la deuxième loi de Parkinson », si je me souviens bien, laquelle disait que « les dépenses augmentent toujours jusqu'à rejoindre les revenus ». Nous avons découvert que c'est vrai. ¶
Le Seigneur Dieu nous a dit : « . . . pour moi toutes les choses sont spirituelles, et je ne vous ai jamais donné, en aucun temps, de loi qui fût temporelle ; . . . » (D&A 29:34.) Je voudrais nous supplier tous, alors que l'œuvre avance glorieusement, de ne pas l'entraver en retenant notre service ou nos biens. ¶
Maintenant, troisièmement, je voudrais revenir sur ce que je considère comme une réunion des plus remarquables, hier soir, que je voudrais que tout le monde ait entendue, lorsque le président McKay, frère Moyle, frère Romney et frère Petersen ont parlé. Je voudrais adresser un appel, dans le sens de certaines des paroles qui y ont été dites, aux jeunes et à nous tous : que nous ne succombions pas à l'incertitude. Il y a des problèmes ; il y a des incertitudes ; mais nous devons toujours poursuivre des buts solides. ¶
L'Église avance, dans le monde entier— dans la construction de bâtiments, dans l'effort missionnaire et dans tout le reste — et, dans nos vies privées et personnelles, jeunes et vieux, nous devons aussi avoir individuellement la foi d'aller de l'avant. Cela demande du courage ; cela demande de la prière, de la planification, du travail et de la foi ; mais il y a de glorieuses occasions éternelles ; et nous ne devons pas attendre dans l'incertitude ni y succomber. Les théories et les faits seront tous, en fin de compte, conciliés ; les questions recevront toutes, en fin de compte, une réponse ; les problèmes seront tous, en fin de compte, résolus ; et les promesses seront toutes accomplies, et nous devons planifier et poursuivre nos plans dans la prière et aller de l'avant dans notre vie sur des fondements solides et fermes, avec la foi, avec la pureté de la conduite, avec une vie équilibrée, avec la dévotion, avec l'observance des commandements. ¶
Je crois que c'est Ruskin qui a dit : « Il n'y a de richesse que la vie. » Je prie Dieu que nous puissions user de cette richesse qu'est la vie, sans la gaspiller, et poursuivre avec ardeur les occasions du temps, jusque dans les promesses et les possibilités sans limites de l'éternité, et je le fais au nom du Seigneur Jésus-Christ. Amen. ¶