À la suite de cette émouvante allocution d'ouverture de...
Richard L. Evans
À la suite de cette émouvante allocution d'ouverture du président McKay, je suis sûr que vous qui êtes ici me pardonnerez et comprendrez si je pense davantage à ceux qui ne sont pas ici, qui écoutent et regardent en de nombreux lieux lointains grâce aux moyens modernes qui nous ont été donnés. Je suis reconnaissant pour de chers amis, là-bas, des amis qui ne sont pas de ma foi, que j'ai appris à respecter et à estimer, et pour lesquels j'éprouve une sincère affection. Je suis reconnaissant pour la conviction née de ma fréquentation d'eux qu'il y a beaucoup de choses que nous avons en commun — tous les hommes : de grandes vérités, de grands objectifs, des problèmes communs et tant de choses qui nous concernent tous dans la conduite de la vie ; et j'ai appris à respecter les croyances d'autrui, et je demanderais le privilège de dire en ce moment quelque chose des miennes. ¶
Ce faisant, je suis pleinement conscient d'une responsabilité. Nous avons tous une responsabilité pour toute notre influence sur les autres, pour toutes les idées que nous lançons, pour l'effet total de notre enseignement et de notre influence sur tous les autres. Je suis pleinement conscient aussi du poids qu'il y a à rendre témoignage de vérités sérieuses qui touchent la vie d'autres personnes. ¶
Pourtant, je me sens un peu comme le suggère la célèbre phrase que l'on trouve dans la maison de John Knox à Édimbourg, en Écosse, qui dit : « Je suis à l'endroit où ma conscience me demande de dire la vérité, et c'est pourquoi je dis la vérité ; que qui voudra la conteste. » ¶
Je suis persuadé aussi par une parole d'un autre grand homme, Tolstoï, qui a dit : « Si seulement nous . . . rendions témoignage de la vérité telle que nous la voyons, il s'avérerait aussitôt qu'il y a des centaines, des milliers, et même des millions d'hommes tout comme nous, qui voient la vérité comme nous, qui craignent comme nous de paraître singuliers en la confessant, et qui attendent seulement, comme nous encore, que quelqu'un la proclame. » ¶
J'aimerais la proclamer, la confesser, la partager, et humblement en témoigner, et vous laisser, mes bien-aimés amis dispersés à travers le monde, le témoignage de la vérité telle que je la trouve implantée de façon indéniable dans ma propre âme. ¶
La vie est une grande recherche pour nous tous. ¶
Nous avons tous des questions sans réponse, et je suis reconnaissant de pouvoir témoigner devant vous en ce jour que dans l'Évangile de Jésus-Christ, tel qu'il a été rétabli sur la terre en ce jour et cette dispensation, j'ai trouvé, dans la foi de mes pères, la route qui mène aux réponses aux questions pressantes de la vie — la route le long de laquelle se poursuit la recherche, qui donne un but et un sens à la vie, un grand sentiment et une grande assurance des objectifs ultimes et de la continuité éternelle de la vérité, de l'intelligence et de la personnalité, et de la douce fréquentation de nos êtres chers et de tout ce qui compte le plus — un évangile qui donne la liberté : liberté pour la recherche, liberté pour la quête de la vérité, liberté pour l'étude, et même non seulement la liberté de la poursuivre, mais aussi l'ordre solennel de le faire. Tout cela, je le trouve dans cette foi que mes pères ont embrassée lorsque, par bonheur, de jeunes gens comme missionnaires les trouvèrent en des lieux lointains et leur témoignèrent de ces vérités auxquelles ils répondirent et par lesquelles leur vie et celle de leurs enfants et des enfants de leurs enfants, jusqu'à cette génération, ont été bénies. Je suis reconnaissant pour ces assurances : pour les assurances éternelles, pour un évangile, pour une foi qui embrasse toute vérité, tout le temps et toute l'éternité, tous ceux qui vivent maintenant, tous ceux qui vivront et tous ceux qui ont jamais vécu, tous les enfants de notre Père dans les grands bras qui les entourent et qui cherchent à élever la vie de tous ses enfants et à nous conduire à la vie éternelle avec nos êtres chers. ¶
Loin d'ici, en ce jour, nous avons la bénédiction et le privilège d'avoir un fils qui est l'un des quelque six mille missionnaires à plein temps de cette Église, la plupart étant de jeunes gens, avec beaucoup d'autres qui consacrent une partie de leur temps à cette fin, frappant aux portes, prenant des rendez-vous, répondant à des invitations, cherchant à partager cette grande chose qui est entrée dans leur vie et dont ils ont une conviction inébranlable. ¶
Il n'est pas improbable, ou du moins pas impossible, que certains de ceux qui m'entendent en ce moment répondent un jour à un coup frappé à la porte, où notre fils ou le fils de quelqu'un d'autre chercherait à partager avec eux ces vérités, avec un seul motif à l'esprit : le sentiment d'une obligation que le Seigneur Dieu a donnée, de transmettre ce qui a donné un sens et un but à leur vie. Je vous supplierais d'ouvrir les portes — les portes de votre esprit et de votre cœur, et d'écouter ce qu'ils ont à dire, puis de décider — car il y a toujours liberté pour la recherche. ¶
Je pense que les jeunes gens qui ont trouvé mes ancêtres ont dû leur dire en substance quelque chose comme le message que Cromwell adressa un jour à certains qu'il voulait raisonner et persuader de quitter une certaine voie pour une certaine autre : ¶
« Je vous en supplie . . . pensez qu'il est possible que vous vous trompiez. » ¶
La grande beauté de cet évangile est sa signification éternelle — et sans ces assurances éternelles, chaque jour que nous vivons signifierait un temps plus court avec ceux que nous aimons et un temps plus court pour tout ce qui compte le plus. ¶
« La vie, disait Arthur Brisbane, est une courte marche le long d'un fil étroit . . . ¶
qui commence et finit dans un inconnu mystérieux. L'espoir nous maintient en équilibre tandis que nous marchons sur la ligne étroite. La vie est courte telle que nous la voyons, mais en réalité elle ne fait que commencer et ne finit jamais — et, longue ou courte, c'est tout ce que nous avons. » ¶
Puisque la vie est tout ce que nous avons, et puisque, par bonheur, elle est éternelle, et puisque le voyage est long, une recherche s'impose, toujours — de la vérité, de ce qui apportera la paix et un but, et d'une conscience du sens de tout ce que nous sommes et de tout ce que le Seigneur Dieu, qui nous a donné la vie et qui nous a faits à son image, prévoit pour nous. ¶
Je voudrais vous témoigner, mes bien-aimés frères et sœurs, dans le monde entier, de la certitude de mon âme quant à la divinité du Seigneur Jésus-Christ, le Fils littéral de Dieu, qui est mort pour que les hommes vivent ; de l'Évangile qu'il a laissé pour le salut et l'exaltation de nous tous, lequel, au cours des siècles, a été changé et perdu, quant à sa plénitude et à son autorité ; et que les cieux se sont ouverts de nouveau, que l'Évangile a été rétabli avec l'autorité divine d'officier dans ses ordonnances ; que voici l'Église de Jésus-Christ, avec des prophètes et des apôtres ; que la voix de Dieu se fait entendre de nouveau ; que le prix est grand ; que la recherche vaut la peine d'être menée ; et je vous supplierais d'accorder audience à ce message avec un cœur et un esprit ouverts. ¶
Que Dieu nous bénisse tous dans nos efforts pour connaître sa volonté, dans l'observance de ses commandements, et dans la poursuite de la recherche jusqu'à la découverte des réponses ultimes de la vie et du salut et de la douceur d'une fréquentation éternelle avec ceux que nous aimons, avec ceux qui comptent le plus, au nom de Jésus. Amen. ¶