Mes frères et sœurs, la bonne et...
Alma Sonne
Mes frères et sœurs, la bonne et fervente prière offerte au début de cette session par le président Lewis a été exaucée par des bénédictions sur nos têtes. J'espère que le bon Esprit continuera d'être avec nous tout au long de cette réunion. ¶
Je suis très heureux, et j'ai été ravi d'apprendre que le président Hunter avait été appelé à combler la vacance au Collège des douze. Le président Hunter est depuis de nombreuses années un dirigeant en Sion. ¶
Il a fait ses preuves, et je dis qu'une Église est vraiment très heureuse de pouvoir faire appel à des hommes de sa trempe pour servir librement et agréablement dans la grande position qu'il occupe maintenant. ¶
J'ai aussi été très heureux ce matin d'entendre la vigueur et la force dont le président Clark a fait preuve dans son discours à notre intention. Le Seigneur l'a béni, et je suis sûr que vous vous joignez à moi pour exprimer de la gratitude pour son rétablissement, afin que sa direction puisse continuer parmi nous. ¶
Hier, j'ai été enthousiasmé et grandement élevé par ce magistral discours prononcé par le président McKay sur le caractère, les enseignements et la vie de Jésus-Christ, le Seigneur. J'ai aussi été heureux de ses références au Sermon sur la montagne prononcé par le Sauveur devant un petit groupe de gens rassemblés à flanc de montagne. Ce sermon a vécu pendant des siècles. Il a survécu au Moyen Âge. Il a survécu à la Renaissance. Il a survécu aux spéculations modernes, ainsi qu'aux conflits et aux querelles entre les nations. ¶
Ce sermon vivra à jamais. Il n'y a rien de plus fondamental dans la parole de Dieu que le sermon que le Sauveur a donné et que l'on appelle le Sermon sur la montagne. ¶
Il y a quelques années, j'ai assisté à une réunion de sainte-cène à la branche de South London, à Londres. L'occasion était un programme de Noël. Ce programme comportait un musicien juif. Il joua un morceau au violoncelle. C'était très bien. Celui qui présidait essaya de lui faire jouer un autre morceau, mais il refusa. Il dit cependant : « Je chanterai un solo, si cela est acceptable. » Il s'avança, et il chanta le chant que nous aimons tous, « Le Notre Père », après quoi il reprit sa place dans l'assistance. ¶
Lorsque la réunion fut terminée, il vint me voir et me dit, et ce sont ses propres mots : « Il vous faudra trouver quelque chose de plus pratique que le Sermon sur la montagne si vous espérez convertir les Juifs. » ¶
Je lui dis : « Avez-vous jamais lu le Sermon sur la montagne ? » ¶
Il dit : « Je dois l'avoir lu. » ¶
« J'espère que oui, lui dis-je, avant de le critiquer. » Et puis je lui dis : « Vous avez chanté un merveilleux chant ce soir, "Le Notre Père". Vous est-il jamais venu à l'esprit que cette prière faisait partie du Sermon sur la montagne ? » Il ne semblait pas s'en être rendu compte. ¶
« Maintenant, dis-je, voulez-vous me dire un seul enseignement de ce sermon qui ne soit pas pratique. Citez une seule chose qui ne puisse être pratiquée et introduite dans votre vie quotidienne. » Il resta silencieux. ¶
Alors je me mis à lui répéter cette merveilleuse prière offerte par Jésus comme exemple à ses disciples. « ‹ Que ton règne vienne. Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. › (Matt. 6-7.) N'est-ce pas là une aspiration pratique à avoir ? » dis-je. ¶
Il ne fit aucune réponse. ¶
Puis je répétai ceci : « ‹ Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien. › Voilà assurément qui est pratique pour un homme comme vous. » ¶
Et il dit : « Oh, c'est très pratique. » ¶
Je poursuivis : « ‹ Et pardonne-nous nos dettes, comme nous pardonnons à nos débiteurs. › Nous avons beaucoup d'ennuis avec les dettes en ce moment, individuelles et nationales. ¶
Ne pensez-vous pas que nous devrions prier à ce sujet de temps en temps ? » demandai-je. ¶
« Ce ne serait pas déplacé », répondit-il. ¶
Et puis je lui donnai cette déclaration : ¶
« ‹ . . . délivre-nous du mal. › N'est-ce pas un espoir de prière que nous devrions tous avoir ? Il s'agit du mal qui apparaît sur nos chemins, du mal qui nous contrarie et nous paralyse dans nos affaires quotidiennes. ‹ Délivre-nous du mal › est une supplication pour obtenir la force de résister à la tentation. ¶
J'attirai son attention sur deux ou trois autres déclarations du sermon : « Ne jugez pas, afin que vous ne soyez pas jugés. ¶
« Car du jugement dont vous jugez, vous serez jugés ; et de la mesure dont vous mesurez, il vous sera mesuré en retour. » ¶
Enfin, il fut impressionné. Il dit : « Oh, si vous, les chrétiens, honoriez ce dernier commandement : ‹ Comme vous mesurez aux autres, il vous sera mesuré en retour. › » ¶
Je dis : « Pas seulement les chrétiens, mais aussi les Juifs. » ¶
Puis il se mit à expliquer que si ce commandement était cru aujourd'hui, nous vivrions dans un monde différent. ¶
Imaginez que quelqu'un croie un enseignement qui déclare que, comme nous mesurons aux autres, il nous sera mesuré en retour. ¶
Il n'y aurait alors aucune malhonnêteté dans le monde. Il n'y aurait aucune persécution. Il n'y aurait aucune guerre. Il n'y aurait aucune effusion de sang. Il n'y aurait aucune querelle dans notre société civilisée, parce que le monde repose sur l'une des grandes lois enseignées par le Seigneur Jésus. ¶
Je citai de nouveau le sermon : ¶
« ‹ Demandez, et il vous sera donné ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et il vous sera ouvert. › Ne voyez-vous pas ce qu'il y a de pratique dans cet enseignement, mon frère ? Si nous désirons quelque chose, quelque chose de précieux, quelque chose dont nous avons besoin, cela demandera certainement un effort de notre part. » ¶
Mon ami me quitta. Il dit : « Je vais rentrer chez moi lire le Sermon sur la montagne. » ¶
Je demandai : « Avez-vous un Nouveau Testament ? » ¶
Il dit : « Je crois que oui, mais il doit être couvert de poussière. » ¶
Et maintenant il me vient à l'esprit que, lorsque Joseph Smith a rédigé ses treize Articles de foi, il a déclaré dans le quatrième que le premier principe de l'Évangile est la foi au Seigneur Jésus-Christ. Il peut y avoir d'autres sortes de foi, mais la foi qui nous conduira au bonheur éternel et au salut est la foi au Seigneur Jésus-Christ. ¶
Puissions-nous être fidèles à ce sermon, et puissions-nous nous conduire de telle manière que nous soyons dignes d'une exaltation dans le royaume de Dieu, je le prie au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶