Pulpit

Mes frères et sœurs, avec vous, je...

Levi Edgar Young

1956 October General Conference·Third Day Afternoon Meeting·1956-10-07

MES FRÈRES ET SŒURS : Avec vous, j'ai apprécié cette grande conférence. Les paroles et les enseignements divins du président McKay et de tous les frères resteront avec nous, afin que nous grandissions en sagesse et en vérité.

Puisque les frères ont fait allusion aux nobles serviteurs qui ont eu les révélations du Seigneur du temps où vivait le prophète Joseph Smith, je pense à un incident que je garderai toujours dans mon cœur et dans mon esprit. Ayant été appelé à présider la mission suisse-autrichienne il y a bien des années, je fus envoyé visiter l'Université de Vienne. On me fit parcourir la bibliothèque, l'une des plus grandes bibliothèques du monde, et l'employé qui m'accompagnait prit un livre sur un rayon ; l'ayant ouvert, j'en lus le titre. C'étaient les Principia, écrits par sir Isaac Newton au début du dix-huitième siècle, et connus comme la plus grande œuvre scientifique du monde. Elle était écrite en latin, la langue universelle de la science à l'époque, et était le principal guide de la pensée scientifique du monde. « Newton mourut en paix, dit un auteur, et dans la connaissance que les merveilles insondables de l'univers avaient reçu leur forme et leur mouvement de la main sûre de Dieu. »

Tandis que je regardais les Principia, mon guide prit sur le rayon un autre livre, dont il dit que c'était un merveilleux ouvrage de science. C'était le volume de mathématiques écrit par l'apôtre Orson Pratt. Vous pouvez imaginer mes sentiments en lisant le titre. Le volume avait été publié à Londres et était utilisé dans les établissements d'enseignement supérieur d'Allemagne, d'Autriche et de France. Là, on l'avait placé à côté des Principia.

Je désire dire quelques mots de gratitude au président McKay et à ses conseillers, et à tous les frères qui nous ont parlé. Pendant ces trois jours de réunions, je suis sûr que chacun sent avoir été encouragé et fortifié par ce qu'il a entendu. Je ne vous présenterai pas cet après-midi de discours préparé, mais je ne ferai qu'exprimer ma gratitude pour les enseignements divins qui me sont venus en écoutant les paroles de sagesse et de vérité.

Nous avons tous eu notre foi renouvelée, nos témoignages fortifiés, notre être spirituel vivifié par une lumière divine.

Nos sentiers ont été rendus plus clairs devant nous, et nous sommes maintenant résolus à servir plus diligemment notre Seigneur dans la droiture. Pour faire allusion aux beaux messages de notre Présidence et d'autres, nous croyons tout ce que Dieu a révélé, et qu'il révélera encore beaucoup de vérités grandes et importantes concernant le royaume de Dieu. Les idéaux d'amour, de gouvernement, d'intelligence ont été impressionnants, et nous devons méditer ces idéaux avec nos meilleures pensées, chacun de nous ; les mettre en pratique — nos missionnaires surtout — et nos dirigeants de classe. Les instructeurs doivent toujours se souvenir qu'en parlant aux gens, ils doivent les convaincre que nous nous intéressons aux choses bonnes et grandes auxquelles ils croient.

Nous devons en paroles et en maintien montrer toujours la dignité et l'autorité de l'homme, et parler du rang noble qu'il occupe parmi les œuvres de Dieu. Nous devons agir dans la puissance digne de la pensée pure et laisser nos idéaux prévaloir. Efforçons-nous avec plus de diligence de devenir des hommes et des femmes cultivés.

On nous a dit de nous purifier, de nous rapprocher de l'idéal parfait qu'a enseigné Jésus, notre Rédempteur. Le chemin est droit devant nous. Nous devons aimer Dieu ; nous devons aimer notre prochain ; nous devons faire aux autres ce que nous voudrions qu'ils nous fassent. Notre attention a été appelée sur les dix commandements, le Sermon sur la montagne, le Notre Père, la naissance et la résurrection de Jésus-Christ, notre Rédempteur. Nous devons avoir foi en l'humanité, et la divinité de l'homme devrait être révélée à nos enfants. Nous devons être plus résolus que jamais à accomplir la grande tâche que l'on attend de nous, à nous améliorer, à faire de ce monde un meilleur endroit où vivre et à rapprocher l'humanité de Dieu. On nous a enseigné que notre salut et le salut de toute l'humanité se trouvent dans l'Évangile véritable et éternel.

Le président Joseph Young, qui fut pendant de nombreuses années président du Premier Conseil des soixante-dix, fut choisi pour cette importante fonction par le prophète Joseph Smith. Il dit un jour, en parlant des collèges des soixante-dix :

La façon la plus efficace de satisfaire ses nobles élans est de former son intelligence, d'avoir une foi profonde en Dieu Tout-Puissant et de développer un amour de la Vérité. Nous devrions consacrer des années à l'étude de bons livres, des années de dévouement à la recherche de la Vérité. L'Évangile exige cela des frères qui détiennent la prêtrise de Dieu.

Dans sa prière de consécration du temple de Kirtland, nous avons les paroles du prophète Joseph Smith :

. . . cherchez diligemment et enseignez-vous les uns aux autres des paroles de sagesse ; oui, cherchez dans les meilleurs livres des paroles de sagesse ; cherchez l'instruction par l'étude et aussi par la foi. (D & A 88:118.) En cet âge et en ce temps d'écoles et de collèges, quelle merveilleuse parole c'est là.

Souvenons-nous des paroles que nous avons entendues à cette conférence et faisons-en une partie de notre vie, je le demande au nom de Jésus-Christ. Amen.

Citer ce discoursLevi Edgar Young, « Mes frères et sœurs, avec vous, je... », 1956 October General Conference, Third Day Afternoon Meeting (1956-10-07). Pulpit Vault, 1956-10-young-my-brethren-and-sisters-with-you-i. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).