Je me tiens devant vous dans une profonde humilité…
ElRay L. Christiansen
Je me tiens devant vous dans une profonde humilité, mes frères et sœurs, avec dans le cœur la prière que ce que je pourrai dire soit un encouragement pour nous tous. Je voudrais fonder mes paroles sur une vérité divine que l'on trouve dans le livre des Proverbes. Elle se lit ainsi : ¶
Car le commandement est une lampe ; et la loi est lumière ; et les réprimandes de l'instruction sont le chemin de la vie. (Proverbes 6:23.) Il y a de bonnes personnes dans tous les milieux qui ont développé une philosophie erronée selon laquelle les lois de Dieu, même les grands Dix Commandements, ne sont destinées qu'à certaines personnes ; à celles qu'elles décrivent comme extrêmement religieuses, ou aux moins favorisées ; que, s'il est essentiel d'observer les lois du pays, il importe peu ou pas du tout que l'on observe les lois de Dieu. Certaines de ces personnes estiment que les lois de Dieu sont des entraves à la liberté de l'individu, et que ceux qui ne sont pas portés à la religion sont automatiquement exemptés des lois et des commandements du Seigneur ; que si l'on s'occupe de ses propres affaires et que l'on vit sa propre vie, pour ainsi dire, on a suffisamment de religion pour son propre bien-être, et que le salut et la joie éternelle viendront d'une manière ou d'une autre. ¶
Ce sont là, assurément, des vues bien myopes. ¶
En réalité, les lois et les commandements du Seigneur sont les principes fondamentaux sur lesquels se bâtissent des vies de bonheur, de réussite et de paix. Ils sont conçus pour bénir et servir toute l'humanité. ¶
L'amour du Seigneur est universel, il n'exclut personne. Il a dit : ¶
Souvenez-vous que les âmes ont une grande valeur aux yeux de Dieu. Car voici, le Seigneur, votre Rédempteur, a souffert la mort dans la chair ; c'est pourquoi, il a éprouvé les souffrances de tous les hommes, afin que tous les hommes puissent se repentir et venir à lui. (D. & A. 18:10-11.) que nous puissions rentrer auprès de lui, pour ainsi dire. ¶
En tant qu'Église, nous croyons que, par l'expiation du Christ, toute l'humanité peut être sauvée par l'obéissance aux lois et aux ordonnances de l'Évangile, et que, en raison de son grand amour pour l'homme, le Seigneur a accordé à chacun de nous la possibilité de vivre dans la chair et, par l'obéissance aux lois de l'Évangile, de trouver ici le bonheur et la paix, et de nous préparer à vivre ensuite dans « un état de bonheur sans fin », comme l'exprime le Livre de Mormon. ¶
Mais le Seigneur accomplit son œuvre selon des principes éternels et des lois éternelles. ¶
S'il est un Dieu d'amour, il est aussi un Dieu d'ordre. Il ne s'écarte pas des principes et des lois établis. ¶
Lui et eux sont les mêmes hier, aujourd'hui et à jamais. Les lois et les conditions prescrites pour le bien-être de l'humanité ne peuvent être changées ni contournées, parce qu'elles sont divines, et qu'elles ont été proclamées avant que la fondation du monde soit posée. Elles sont, en fait, le seul moyen par lequel nous pouvons avoir ici cette paix de l'esprit, et obtenir ensuite la vie éternelle. Cela est exprimé dans une grande révélation donnée au prophète Joseph Smith : ¶
Car tous ceux qui veulent avoir une bénédiction de moi respecteront la loi qui a été désignée pour cette bénédiction, et ses conditions, qui ont été instituées dès avant la fondation du monde. (Ibid., 132:5.) Ainsi, mes frères et sœurs, il nous suffit de nous souvenir de ce qui est attendu de nous. Le Seigneur se souviendra de ce qui est attendu de lui. ¶
Or, ses commandements ne sont pas pénibles. Ils ne sont pas oppressifs. Nous chantons dans l'un de nos cantiques : « Que les commandements de Dieu sont doux ! Que ses préceptes sont bienveillants ! » Les lois de Dieu ne nous sont pas données pour nous accabler ni pour nous handicaper. Ce ne sont pas des contraintes ! Ce sont les statuts qu'il faut observer si l'on veut que le but de la vie et de l'existence soit atteint. Même ceux qui sont appelés à traverser l'épreuve, le chagrin, la tribulation et l'adversité ont la promesse que, s'ils sont fidèles, la récompense de leur obéissance peut être plus grande encore. ¶
Il est réconfortant de lire la parole du Seigneur à ce sujet : ¶
Car en vérité, je vous le dis, béni est celui qui garde mes commandements, que ce soit dans la vie ou dans la mort ; et la récompense de celui qui est fidèle dans les tribulations est plus grande dans le royaume des cieux. ¶
Pour le moment, vous ne pouvez pas voir de vos yeux naturels le dessein de votre Dieu concernant ces choses qui viendront plus tard et la gloire qui suivra beaucoup de tribulations. ¶
Car c'est après beaucoup de tribulations que viennent les bénédictions. C'est pourquoi le jour vient où vous serez couronnés de beaucoup de gloire ; l'heure n'est pas encore venue, mais elle est proche. (Ibid., 58:2-4.) Si quelqu'un est enclin à mettre en doute le bien-fondé de l'observance de la loi, qu'il s'agisse des lois des hommes, des lois de la nature ou des lois de Dieu, qu'il considère ces paroles du Seigneur : ¶
Et de plus, en vérité, je vous le dis, ce qui est gouverné par la loi est également préservé par la loi, et rendu parfait et sanctifié par elle. (Ibid., 88:34) Il y a une bénédiction réciproque à observer la loi. ¶
Ce qui enfreint une loi et ne se conforme pas à la loi, mais cherche à se faire sa propre loi et veut demeurer dans le péché, et demeure complètement dans le péché, ne peut être sanctifié ni par la loi, ni par la miséricorde, la justice ou le jugement. (Ibid., 88:35.) L'observance de la loi apporte l'harmonie, la paix et l'ordre. Sans l'observance de la loi, on trouve la confusion, le chagrin, le remords, l'échec, qu'il s'agisse des lois des hommes ou des lois de Dieu, qu'il s'agisse des nations ou des individus. Il y a ceux qui demandent (ils me l'ont demandé, et c'est vraiment la raison pour laquelle je parle dans ce sens) : « Si le Seigneur nous aime, pourquoi donne-t-il alors tant de commandements, dont beaucoup sont de nature restrictive ? » ¶
La réponse est : parce qu'il nous aime. Il veut nous épargner le chagrin, le remords, l'échec, et la perte de nos bénédictions. ¶
Alors que j'assistais à une conférence en Californie il n'y a pas si longtemps, on m'a parlé de l'un de nos membres qui y vit et dont le métier est d'aider ceux qui sont en difficulté : il avait reçu la permission d'interroger un excellent jeune homme qui avait de sérieux ennuis avec la loi. L'interrogateur posa cette question : « Voudriez-vous me donner la raison principale de votre présence ici dans cette situation ? » Ce jeune homme, après un moment de réflexion, répondit : ¶
« Je suis ici parce que personne ne m'a aimé assez pour me corriger. » ¶
Or, le Seigneur nous aime assez pour dire : « Tu ne devras pas. » L'Évangile de Jésus-Christ est la loi parfaite de la liberté, selon l'apôtre Jacques. Dieu en est l'auteur. Il en fixe les conditions. ¶
Il en est la source. L'Évangile est un grand système de lois — lois qui sont des principes éternels par lesquels notre Père céleste daigne sauver l'humanité, ses fils et ses filles, et non seulement les sauver, mais aussi partager avec eux tout ce que le Père a — les relations avec ceux que nous aimons, les honneurs, les pouvoirs, la gloire, les dominations, et même les exaltations. ¶
Mais s'il nous donne des commandements, il nous donne aussi la liberté de les rejeter si nous le choisissons. Lorsqu'il a parlé à Adam et Ève dans le jardin, il leur a dit qu'ils pouvaient manger de tous les arbres du jardin. Ils étaient libres de le faire. Cependant, il leur a donné le commandement de ne pas manger de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, sinon la peine de mort s'ensuivrait. Ils pouvaient en manger s'ils le voulaient, mais ils devaient se souvenir qu'il l'avait interdit. Ils étaient libres d'enfreindre le commandement. Leur liberté n'était pas restreinte, mais s'ils mangeaient de l'arbre, ils devraient en payer la peine. ¶
Comme il en était de nos premiers parents, il en est de nous. Nous avons le droit divin, mais aussi la responsabilité individuelle, de déterminer si nous accepterons ou si nous rejetterons les lois, les principes et les commandements de Dieu. ¶
Mais, comme nous devrions être reconnaissants que ces lois nous soient données pour nous guider, afin que nous ne perdions pas notre chemin dans les ténèbres et l'incompréhension, et avec les vaines philosophies du monde. ¶
Combien nous devrions être reconnaissants pour des vérités comme celles-ci : ¶
Les hommes sont pour avoir la joie. (2 Néphi 2:25.) Moi, le Seigneur, je suis lié lorsque vous faites ce que je dis ; mais lorsque vous ne faites pas ce que je dis, vous n'avez pas de promesse. (D. & A. 82:10.) Il y a une loi, irrévocablement décrétée dans les cieux avant la fondation de ce monde, sur laquelle reposent toutes les bénédictions — Et lorsque nous obtenons une bénédiction quelconque de Dieu, c'est par l'obéissance à cette loi sur laquelle elle [cette bénédiction] repose. (Ibid., 130:20-21.) Et enfin, cette très belle déclaration du roi Benjamin dans son discours : ¶
Et de plus, je désirerais que vous méditiez sur l'état béni et bienheureux de ceux qui gardent les commandements de Dieu. Car voici, ils sont bénis en tout, tant dans le temporel que dans le spirituel ; et s'ils tiennent bon avec fidélité jusqu'à la fin, ils sont reçus dans le ciel, afin de pouvoir ainsi demeurer avec Dieu dans un état de bonheur sans fin. Oh ! souvenez-vous, souvenez-vous que ces choses sont vraies ; car le Seigneur Dieu l'a dit. (Mosiah 2:41.) Puissions-nous aussi être reconnaissants pour ces lois, et nous en servir pour le but pour lequel elles sont conçues, sanctifier et rendre parfaites nos vies, afin que nous aussi puissions demeurer avec lui dans un état de bonheur sans fin, je le demande en prière au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶