Pulpit

Président McKay, président Richards, président Clark, mes...

Thorpe B. Isaacson

1956 April General Conference·Second Day Morning Meeting·1956-04-07

Président McKay, président Richards, président Clark, mes frères des Autorités générales, et mes chers frères et sœurs : Je me sens très humble ce matin devant ce grand auditoire, ce merveilleux auditoire. Je prie humblement pour que le Seigneur exauce mes prières, me soutienne et me guide dans ce que je vais dire.

Si j'en ai la force et si l'on veut bien me le pardonner, je voudrais remercier mon épouse d'une prière qu'elle a offerte ce matin. Alors que nous faisions notre prière de famille, elle a demandé si elle pouvait dire une prière, elle aussi, et j'ai eu honte de ne pas le lui avoir demandé avant qu'elle ne me le demande. Je pense, frères, que nous devrions inviter souvent nos épouses à se joindre à nos prières. Bien qu'elles ne détiennent peut-être pas la prêtrise, je ne suis pas si sûr que le Saint-Esprit n'agisse pas dans la vie de nos épouses et de nos mères d'une manière probablement plus vive que dans la nôtre. Après avoir prié pour le président McKay et pour toutes les Autorités générales de l'Église, elle a fait une requête particulière au Seigneur pour son mari, demandant qu'il fût béni de courage, puis elle a dit : « Car le courage vient du Seigneur. »

Oui, jeunes, le courage vient du Seigneur. La dispute, le débat, la critique et la recherche des défauts ne viennent pas du Seigneur. Le découragement et l'abattement ne viennent pas du Seigneur. Le courage vient du Seigneur.

Jeudi matin, nous avons eu le privilège, en tant qu'Autorités générales de l'Église, de rencontrer la Première Présidence dans le temple en préparation de cette grande conférence. Je n'ai pas la capacité de vous exprimer et de partager avec vous l'esprit de cette réunion, mais je peux vous témoigner que je sais que l'Esprit du Seigneur y était en riche abondance et que les prières qui ont été offertes et les instructions que nous avons reçues étaient divines.

Quelqu'un a dit à la fin de la réunion dans le temple : « Si seulement nous pouvions aller maintenant de cette belle réunion dans le temple à la conférence, nous n'aurions alors pas à nous inquiéter, à cause du bel esprit qui est présent. » Je crois que ce même doux esprit qui existait dans la réunion du temple s'est pleinement transmis, conformément aux prières et aux supplications qui y ont été faites, suppliant le Seigneur de bénir la conférence. Oui, je pense que ce même doux esprit a été ici, comme nous avons prié le Seigneur qu'il le soit.

On a beaucoup parlé de la Prêtrise d'Aaron. Je n'oublierai pas la visite que j'ai faite récemment à la rivière Susquehanna et le sentiment que j'ai éprouvé en me tenant quelque part près de l'endroit où le prophète Joseph et Oliver Cowdery allèrent chercher la direction du Seigneur, et où Jean-Baptiste leur apparut. Je me demande si nous pouvons imaginer ce qu'ils ont dû ressentir lorsque le messager céleste leur est apparu.

Vous savez, quand le prophète a eu sa première vision, il y en avait qui disaient que ce n'était pas un homme instruit. Peut-être pas, si l'on en juge par la connaissance des hommes, mais il avait vu Dieu. Il en savait plus sur Dieu que tout autre homme de sa dispensation. Il avait vu le Christ ressuscité. Il en savait plus sur Jésus que tout autre homme de cette dispensation. Connaître Dieu et son Fils, Jésus-Christ, comme Joseph Smith les connaissait, est un pouvoir divin et la source de toute connaissance. Quelqu'un a dit : « Celui qui connaît les livres sait beaucoup ; celui qui connaît la nature en sait davantage ; mais celui qui connaît Dieu a atteint le but de la sagesse humaine. »

On a beaucoup parlé de la visite de Jean-Baptiste au prophète et à Oliver. Oh, le sentiment qu'ils ont dû avoir ! Oliver Cowdery tenta d'écrire une lettre à son frère, expliquant le genre de sentiment qu'il avait éprouvé lorsque la Prêtrise d'Aaron lui avait été conférée. Les yeux de leur intelligence spirituelle furent ouverts. Puis-je lire la copie de la lettre qu'Oliver envoya à son frère pour décrire la visite de Jean-Baptiste et le rétablissement de la Prêtrise d'Aaron ?

Soudain, comme du milieu de l'éternité, la voix du Rédempteur nous a parlé de paix, tandis que le voile était écarté et que l'ange de Dieu descendait, revêtu de gloire, et délivrait le message si anxieusement attendu, ainsi que les clés de l'Évangile de repentance. Quelle joie ! quelle merveille ! quel émerveillement ! Tandis que le monde était tourmenté et éperdu — tandis que des millions de gens tâtonnaient comme des aveugles le long du mur, et que tous les hommes, en masse, reposaient sur l'incertitude, nos yeux ont vu — nos oreilles ont entendu. Comme dans l'« éclat du jour » ; oui, plus encore — au-dessus du scintillement du rayon de soleil de mai, qui répandait alors son éclat sur la face de la nature ! Alors sa voix, quoique douce, a pénétré jusqu'au centre, et ses paroles : « Je suis ton compagnon de service », ont dissipé toute crainte. Nous avons écouté, nous avons contemplé, nous avons admiré ! C'était la voix d'un ange venu de la gloire — c'était un message du Très-Haut, et en l'entendant nous nous sommes réjouis, tandis que son amour s'embrasait dans nos âmes, et que nous étions ravis dans la vision du Tout-Puissant ! Où y avait-il place pour le doute ?

Nulle part ; l'incertitude s'était enfuie, le doute avait sombré pour ne plus se relever, tandis que la fiction et la tromperie s'étaient enfuies pour toujours. Mais, cher frère, pense davantage, pense un instant quelle joie remplit nos cœurs et avec quelle surprise nous avons dû nous incliner (car qui ne se serait incliné pour une telle bénédiction ?) lorsque nous avons reçu de ses mains la sainte Prêtrise, . . . (D.H.C. 1:43.) Puis-je supplier les garçons de la Prêtrise d'Aaron et les hommes qui détiennent la Prêtrise d'Aaron d'estimer hautement cette grande bénédiction de la Prêtrise d'Aaron. Puis-je vous supplier, mes frères, mes amis et mes associés, mes relations d'affaires, de faire dans votre vie les ajustements nécessaires et de ne pas trop tarder, afin que vous puissiez avoir la joie et les bénédictions qui viennent de la sainte Prêtrise.

Que Dieu vous bénisse, je le prie, au nom de Jésus-Christ. Amen.

Citer ce discoursThorpe B. Isaacson, « Président McKay, président Richards, président Clark, mes... », 1956 April General Conference, Second Day Morning Meeting (1956-04-07). Pulpit Vault, 1956-04-isaacson-president-mckay-president-richards-president-clark-my. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).