Bien qu'il fût Fils, il a appris...
Henry D. Moyle
Bien qu'il fût Fils, il a appris l'obéissance par les choses qu'il a souffertes ; et, après avoir été élevé à la perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l'auteur d'un salut éternel. (Hébreux 5:8-9.) Notre troisième article de foi est étroitement lié à cette affirmation du Nouveau Testament. ¶
Nous croyons que, grâce au sacrifice expiatoire du Christ, tout le genre humain peut être sauvé en obéissant aux lois et aux ordonnances de l'Évangile. ¶
Exaltation par l'obéissance Aussi sûrement que notre Sauveur est devenu l'auteur de notre salut éternel, ainsi devons-nous, par ce même degré d'obéissance, devenir les auteurs de notre propre exaltation. Nous célébrons ce dimanche de Pâques en sachant que nous sortirons du tombeau au matin de la résurrection. Nous savons aussi que nous serons jugés selon ce que nous aurons fait dans la chair. Nous ne serons pas sauvés par la grâce seule. Et combien je suis reconnaissant envers mon Père qui est aux cieux pour le rétablissement de l'Évangile de Jésus-Christ, qui nous a enseigné l'importance de l'obéissance à sa volonté et à son commandement. ¶
Nous avons parfois le sentiment d'avoir besoin de plus de lumière et de connaissance de la part de notre Père qui est aux cieux pour accomplir les devoirs et les responsabilités de notre appel. C'est ma modeste conviction que, si nous parvenions à nous rendre entièrement soumis à la volonté de notre Père céleste, sa direction à notre égard serait complète. ¶
L'ascension du Christ au ciel était étroitement liée au jour que nous célébrons aujourd'hui. Il savait bien qu'il avait été le soutien et le bâton de ses disciples durant son ministère ici-bas sur cette terre. Il leur aurait difficilement été possible de poursuivre l'œuvre en son absence si un autre consolateur ne leur était pas donné, et ce consolateur leur fut bel et bien promis, et les disciples d'autrefois le reçurent. C'est mon témoignage à vous aujourd'hui que tout fils et toute fille de notre Père qui est aux cieux, ici sur cette terre, qui se soumet aux premiers principes et aux premières ordonnances de l'Évangile, reçoit ce consolateur. Les premiers principes et les premières ordonnances de l'Évangile sont : premièrement, la foi au Seigneur Jésus-Christ ; deuxièmement, le repentir ; troisièmement, le baptême par immersion pour la rémission des péchés ; quatrièmement, l'imposition des mains pour le don du Saint-Esprit. ¶
Comme le rapporte Jean, autrefois : ¶
... le Saint-Esprit que le Père enverra en mon nom vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. (Jean 14:26.) Il le fera de même aujourd'hui. Sans ce don et sans ce pouvoir du Saint-Esprit, vous et moi ne pourrions pas nous soumettre à la volonté de notre Père céleste. Nous ne saurions pas quelle est sa volonté, sinon par le don et le pouvoir du Saint-Esprit. Alors, lorsque nous savons quelle est sa volonté, nous devons être comme l'argile dans la main du potier, pour permettre que notre vie soit façonnée selon le modèle que le Sauveur de l'humanité nous a donné. ¶
Soumission à la volonté de Dieu Je suis reconnaissant au-delà de toute mesure, en ce jour, de savoir que j'ai le privilège de m'associer à des hommes qui ont été appelés de Dieu pour conduire et guider Israël dans ces derniers jours. Je sais que, lorsque nous nous soumettons à la volonté de notre Père céleste, il entre dans notre vie une conscience, une paix qui surpasse toute intelligence. C'est par la soumission à la volonté de notre Père qui est aux cieux que nous recevons toutes les bénédictions essentielles à notre bien-être, à notre bonheur et à notre progression dans son royaume. Après la résurrection, à laquelle nous prendrons part, nous nous tiendrons devant la barre du jugement de Dieu avec notre registre devant nous — un registre dont j'espère que nous serons fiers, un registre qui nous donnera le droit de nous associer à ceux de nos êtres chers qui sont partis dans le grand au-delà et qui seront là pour nous accueillir. Puissions-nous tous jouir des bénédictions et des privilèges que nous désirons grâce à notre obéissance aux lois et aux ordonnances de l'Évangile. Si nous parvenons à être entièrement soumis et obéissants à la volonté de notre Père céleste, nos problèmes seront résolus sur le plan temporel comme sur le plan spirituel. Lorsque nous serons appelés à pleurer, il viendra dans notre cœur un réconfort et une consolation « qui surpasse toute intelligence ». Je me tiens ici devant vous aujourd'hui pour exprimer mes remerciements et ma gratitude à mon Père céleste pour cette connaissance, cette conviction, ce témoignage qui est entré dans ma vie. ¶
Témoignage La naissance et la mission de Jésus-Christ sont tout aussi réelles pour moi que celles de mon propre père terrestre. Le Christ est né et est mort pour les péchés des hommes. Je sais que sa résurrection d'entre les morts était aussi réelle que sa vie, et qu'avant de monter au ciel il se tint devant ses disciples et leur donna la promesse d'un consolateur qui leur serait envoyé. Ils reçurent le consolateur, et ce même consolateur s'est manifesté dans la vie de milliers et de centaines de milliers de Saints en cette dispensation de la plénitude des temps. Je sais que ce consolateur existe aujourd'hui, nous édifie, nous fortifie et nous rend aptes à toute responsabilité, à tout devoir et à toute obligation de la vie. Le pouvoir et le don du Saint-Esprit peuvent nous rapprocher les uns des autres, peuvent nous rendre unis, peuvent nous faire discerner la parole du Seigneur lorsque nous l'entendons de la bouche de ses serviteurs, de sorte que nous soyons immédiatement obéissants et sensibles à sa volonté ainsi exprimée. ¶
Repentir pour tous Je veux dire que, lorsque nous entendons un sermon sur le repentir, il s'adresse à vous et à moi. Sœur Choules, de la mission des États du Sud, s'est adressée à une assemblée à Macon, en Géorgie, lors de la dédicace de la chapelle, et dans son allocution elle a exprimé cette belle pensée : ¶
« Ne serait-ce pas merveilleux si nous pouvions tous nous asseoir et écouter un sermon sur le repentir sans penser immédiatement à notre voisin ? » Je savais qu'elle avait à l'esprit des sermons tels que ceux que nous avons entendus à cette conférence. ¶
Ils s'adressaient à vous et à moi. ¶
Que le Seigneur nous aide à comprendre que nous avons besoin de repentir, que nous avons besoin d'être obéissants et sensibles à la volonté de notre Père céleste ; et qu'il nous plie à sa volonté, je le prie humblement au nom du Seigneur Jésus-Christ. Amen. ¶