La parabole du semeur
David O. McKay
À la conclusion de cette conférence, je pense qu'il convient, tout d'abord, d'exprimer notre reconnaissance pour les services rendus par nos femmes, nos mères et nos sœurs, qui sont restées à la maison pour s'occuper des tâches domestiques et assumer d'autres responsabilités, que ce soit à la ferme ou dans les affaires, pendant que nous étions ici à recevoir des instructions concernant notre œuvre spirituelle. ¶
Je parle en mon propre nom lorsque je dis que trop rarement nous nous arrêtons pour dire à nos femmes combien nous apprécions leur aide et leur soutien. Nous le ressentons, mais dans le tourbillon de la vie quotidienne, nous ne prenons pas le temps de leur dire combien nous les aimons. Nous pouvons maintenant, ici, réunis en réunion de prêtrise, nous adresser à celles qui nous écoutent, du moins, et leur dire que nous n'oublions pas leur inspiration et leur aide. ¶
J'espère que chacune d'elles mérite l'hommage rendu à sa femme par un Écossais qui, avec une certaine lenteur, avait attendu qu'elle soit partie avant d'exprimer à quel point il l'appréciait. Son hommage réside plus dans le sous-entendu que dans l'expression même : « Elle était… Les mots ne peuvent dire ce qu'elle était — pensez à ce que devrait être une bonne épouse. Elle l'était. » Quelles que soient les vertus, et quel qu'en soit le nombre, que vous pourriez attribuer à la femme, vous ne feriez qu'énumérer les vertus de son épouse. ¶
Nous devons beaucoup à nos femmes — aidant, aimant et guidant, encourageant lorsque c'était le mieux, veillant et protégeant, murmurant sans cesse, gagner tu peux — et tu dois, tu le feras ! ¶
Que Dieu les bénisse, les garde fortes dans la foi, et leur donne le pouvoir d'élever nos enfants dans les voies de la justice ; car, après tout, « c'est la mère qui fait le plus pour nous ». ¶
Frères, nous avons écouté de nombreuses et glorieuses instructions. Il nous appartient maintenant de nous souvenir que, mieux que de savoir ce qu'il est bon de faire, il vaut de le faire. Shakespeare dit : ¶
Je pourrais plus facilement enseigner à vingt personnes ce qu'il conviendrait de faire, que d'être moi-même l'une de ces vingt à suivre mon propre enseignement. ¶
La parabole du semeur
Avec l'idée de la mise en pratique à l'esprit, il est bon de se souvenir de la parabole du semeur. Certaines graines, nous dit Jésus, tombèrent le long du chemin, et furent foulées aux pieds ou dévorées par les oiseaux. D'autres graines tombèrent sur le roc, levèrent, mais, n'ayant pas de racine, moururent. D'autres graines tombèrent parmi les épines et les chardons, qui étouffèrent la semence. Mais d'autres graines tombèrent dans une bonne terre et produisirent au centuple. ¶
Les disciples demandèrent au Sauveur ce qu'il voulait dire par cette parabole, et c'est là l'une de celles que Jésus a expliquées, en disant : la semence est la parole de Dieu. Ceux qui sont le long du chemin sont ceux qui entendent, mais que Satan vient ensuite tromper et égarer. Ceux qui sont sur le roc sont des personnes qui reçoivent la parole avec joie, mais qui n'ont pas de racine, et qui, lorsque vient la tentation, s'en détournent. La semence tombée parmi les épines et les chardons est la semence qui tombe dans le cœur des hommes qui, l'ayant entendue, la laissent étouffer par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie. ¶
Mais la semence tombée dans une bonne terre était la semence tombée dans des cœurs honnêtes et bons qui, ayant entendu la parole, la gardent et portent du fruit avec patience. ¶
Nous avons confiance que ceux qui se sont réunis ici, et ceux qui nous ont écoutés, appartiennent à cette quatrième catégorie, qui reçoit la parole de Dieu avec joie et la cultivera afin qu'elle porte du fruit abondamment. ¶
Pour les officiers de l'Église, le meilleur moyen d'y parvenir est de s'acquitter d'au moins trois grandes responsabilités qui sont les nôtres. La première est la responsabilité de donner un bon exemple. L'exemple est le meilleur et le plus efficace moyen d'enseigner. Soyons exemplaires dans notre langage. Nul véritable dirigeant de l'Église ne profanera jamais le nom de Jésus, en particulier en présence de ses fils ou de tout autre jeune. Le blasphème est un vice. Je ne connais aucun pays au monde où ce vice soit aussi répandu qu'ici, aux États-Unis. Les saints des derniers jours n'en sont pas exempts. Notre devoir est de donner un bon exemple de révérence. ¶
Donner de bons exemples
Nous pouvons donner un bon exemple en parlant bien des autres. Le Seigneur nous a exhortés à ne pas médire. Je recommande ce simple petit cantique, trop rarement chanté, « Ne dis point de mal ». ¶
Ne dis point de mal, un mot bienveillant Ne laisse jamais de blessure derrière lui ; Et, hélas, redire chaque récit entendu, Est bien en dessous d'un esprit noble. Bien souvent une meilleure semence est semée En choisissant ainsi le plan le plus doux, Car, si peu de bien seulement est connu, Disons-en encore tout le bien que nous pouvons. ¶
Alors ne dis point de mal, mais sois indulgent Envers les fautes d'autrui comme envers les tiennes ; Si tu es le premier à voir un défaut, Ne sois pas le premier à le divulguer. Car la vie n'est qu'un jour qui passe, Nulle bouche ne peut dire combien brève en est la durée ; Alors, ô le peu de temps que nous demeurons, Disons de tous tout le bien que nous pouvons. ¶
Un autre exemple digne d'être donné est l'exercice de la maîtrise de soi — maîtriser son tempérament en ne parlant pas avec colère au foyer. Que le calme caractérise notre vie de famille. Si nous faisons cela, nous donnerons un bon exemple au monde. ¶
Deuxièmement, il y a la responsabilité de la tutelle, celle d'être des bergers. C'est ce que signifie la prêtrise. Gardez bien ceux qui vous ont été confiés. « Fais paître mes agneaux », dit le Sauveur à Pierre. « Fais paître mes brebis », répéta-t-il. « Fais paître mes brebis. » ¶
Et la troisième obligation, c'est de vivre de manière à mériter la compagnie et la direction du Saint-Esprit. Une telle direction est une réalité. Tout officier de la prêtrise y a droit s'il vit de manière à la mériter. C'est là un grand et sublime privilège de l'appartenance à l'Église du Christ. Nous l'avons parfois, mais nous n'y prêtons pas attention. Je me parle à moi-même en disant cela, car j'ai failli perdre la vie pour ne pas y avoir prêté attention. J'ai reçu un jour un avertissement aussi net que tout ce qui est jamais entré dans ma vie : « Monte jusqu'au pont et reviens. » Lorsque j'atteignis le pont, je pensai que nous devions aller plus loin ; je laissai mon propre jugement l'emporter sur l'inspiration ; et n'eût été des bénédictions du Seigneur à la suite de l'accident, je ne serais pas ici aujourd'hui. ¶
Que Dieu nous aide, frères et sœurs — vous qui nous écoutez — à être fidèles aux responsabilités que l'appartenance et la position dans l'Église du Christ entraînent. Je prie pour que l'esprit d'unité, l'esprit de paix, l'esprit de confiance mutuelle qui a imprégné les sessions de cette cent quatorzième conférence annuelle nous accompagne dans nos foyers, dans nos paroisses, dans tous les pieux et les missions de l'Église, et que les bénédictions de Dieu accompagnent Israël partout, au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶