Aidez les soixante-dix et les missions de pieu
Antoine R. Ivins
Frères, je crois que c'est la première fois que je me tiens devant une assemblée d'autant d'hommes qui ne comptait pas un bon nombre de soixante-dix pour lui donner de la couleur. Nous sommes sept sur l'estrade, mais nous nous sentons tout à fait insuffisants. ¶
Je désire faire parvenir, par votre intermédiaire, vous présidents de pieu, à tous ces soixante-dix qui sont là-bas, nos regrets qu'ils ne soient pas ici avec nous, ainsi que nos meilleurs vœux. Nous sommes un peu inquiets à leur sujet. Frère Merrill nous a dit ce qu'il attend d'eux en tant que collège. On leur a dit qu'ils ne pouvaient pas utiliser leur automobile pour se réunir. Ils sont dispersés un peu partout, de Dan à Beer-Schéba. Il n'y a qu'environ vingt-six collèges sur cent qui sont limités à une seule paroisse. Ces vingt-six-là pourront tenir leurs réunions de conseil et leurs réunions de collège sans trop de difficulté. Les soixante-quatorze autres sont répartis sur deux à huit ou dix paroisses. ¶
Maintenant, nous espérons que vous, frères, vous vous souviendrez que, lorsqu'ils se divisent en groupes et se rendent dans leurs différentes paroisses, ils restent un collège, sous la juridiction du pieu conjointement avec celle du Premier Conseil des soixante-dix, que vous essaierez de conserver votre intérêt pour ces soixante-dix, et que vous offrirez des moyens leur permettant de se réunir de temps à autre en collège au complet. ¶
J'imagine que vos grands prêtres connaîtront la même difficulté que les soixante-dix. Dans beaucoup des pieux que j'ai visités, je crains que la réunion mensuelle de collège ne devienne presque impossible. La réunion de direction ne permet guère plus qu'une réunion de conseil du collège. J'espère qu'au moins une fois par trimestre, nous pourrons réunir tous nos soixante-dix, afin qu'ils se souviennent qu'ils sont un collège, et qu'ils ont une responsabilité envers l'organisation du pieu, aussi bien qu'envers le Premier Conseil. ¶
Frères, si vous voulez bien nous aider, je suis sûr que vous pourrez leur ouvrir la voie afin qu'ils conservent leur intérêt pour leur collège et qu'ils puissent fonctionner en tant que collège. ¶
Maintenant, il y a une autre chose qui nous préoccupe. Nous avons déjà remarqué, dans le rapport de janvier de cette année, qu'il y a eu un ralentissement très net et manifeste du travail missionnaire des pieux. Nous espérons qu'à la lumière de ces instructions récentes, le travail missionnaire pourra être réorganisé de manière à se poursuivre sans trop d'entraves ni trop d'obstacles. À vous, frères, présidents de pieu, nous confions la responsabilité de veiller à ce que vos missions de pieu et vos collèges de soixante-dix fonctionnent normalement. ¶
Nous avons confiance en vous. Nous croyons en vous. Nous savons que beaucoup d'entre vous, sinon la plupart, sont passés par notre organisation, et nous espérons que vous pourrez conserver un intérêt pour les soixante-dix, que vous les aiderez, et qu'en faisant cela vous nous aiderez. ¶
Je suis heureux de cette occasion de rendre mon témoignage. Je sens que nous sommes entre les mains du Seigneur, et je sens que, quels que soient les obstacles qui pourraient se dresser sur notre chemin, cette grande œuvre ira de l'avant. Je crois qu'il n'y a rien sous le ciel qui puisse interrompre son progrès, bien que nous puissions rencontrer parfois de sérieuses difficultés. ¶
Que Dieu vous bénisse. Amen. ¶