Gratitude pour l'effusion de l'Esprit
Heber J. Grant
C'est à peu près la première fois depuis que je suis devenu Président de l'Église que nous manquons de prédicateurs. Comme il reste quelques minutes, je vais les occuper moi-même. ¶
Gratitude pour l'effusion de l'Esprit lors des réunions de la Conférence
Je désire exprimer ma gratitude de tout mon cœur pour les réunions très remarquables et splendides que nous avons eues jusqu'à présent dans cette Conférence. C'est un rassemblement remarquable et merveilleux cet après-midi, en pleine semaine, et le rassemblement de ce matin fut des plus merveilleux. Nous avons été nourris du pain de vie. Nous avons eu une nourriture spirituelle. Nous avons ressenti dans nos cœurs, j'en suis sûr, de la gratitude envers Dieu pour la riche effusion de son Saint-Esprit jusqu'à présent dans notre Conférence. Dans les bienveillantes providences du Seigneur, il me semble bien que, d'année en année depuis que j'ai eu le privilège d'être Président de l'Église, nos Conférences ont été des occasions où il y a eu une remarquable, merveilleuse et riche effusion de l'Esprit du Seigneur, et j'en suis reconnaissant au-delà de mon pouvoir d'expression. ¶
Éloge des autorités de l'Église, passées et présentes
Je ressens ma propre faiblesse lorsque j'entreprends de faire une quelconque comparaison entre moi-même et les hommes avec lesquels j'étais associé étant enfant ; avec Brigham Young, jusqu'à ce qu'il décède peu avant mes vingt et un ans ; et avec les autres présidents qui m'ont précédé après que je sois devenu apôtre. ¶
Le témoignage rendu ici par frère Joseph Anderson, je peux le rendre moi-même ; je sais que depuis plus de cinquante longues années maintenant, par association réelle en tant que membre du Collège des douze et Président de l'Église, les apôtres et les hommes qui se sont tenus à la tête de cette Église ont désiré, à de très rares exceptions près, plus que tout au monde connaître ce que le Seigneur voudrait qu'ils fassent, et ils étaient désireux de le faire dans toute la mesure de leurs capacités. ¶
Les saints des derniers jours se font connaître
Les diatribes contre l'Église, la méchanceté et les mensonges au sujet de notre peuple dans son ensemble ont presque entièrement disparu, parce que les gens en sont venus à connaître les désirs de nos cœurs, à savoir que nous n'avons aucune inimitié, même envers ceux qui nous calomnient. Le Seigneur nous a aidés en de nombreuses occasions à nous lier d'amitié avec certains qui furent autrefois nos ennemis. Ils ont appris que tout véritable saint des derniers jours est un serviteur du Seigneur désireux de connaître ce que le Seigneur voudrait qu'il fasse, et bien que leurs propres ambitions personnelles puissent être fort différentes des nôtres, les hommes apprennent pourtant qu'un saint des derniers jours vrai et authentique est un homme digne de confiance en tout point, car il désire connaître l'esprit et la volonté de Dieu. Même s'ils peuvent penser que nous nous trompons en tant que peuple, ils reconnaissent notre honnêteté et notre intégrité. ¶
J'ai toujours été reconnaissant qu'aux premiers jours, lorsque Daniel Tuttle présidait ici l'Église épiscopale, quand il se rendait dans l'Est, il disait : « Bien que je sois en désaccord avec les mormons, ils sont honnêtes ; ils sont pleins d'intégrité ; leur dévotion à la foi est belle, et je les respecte. » Il était cependant presque seul dans cette attitude. ¶
La perfidie d'un pasteur
Je me souviens qu'un pasteur de l'une des églises a raconté qu'il avait assisté à un pique-nique donné dans le comté de Tooele par l'École du Dimanche, et que tous les moniteurs, chacun d'eux, étaient ivres, ainsi que presque tous les enfants. Il se trouve qu'à cette époque précise, à l'exception d'une petite ville minière appelée Stockton, il n'y avait pas un seul débit de boissons dans le comté de Tooele, et il n'y a jamais eu, comme vous le savez tous, de pique-nique de moniteurs et d'enfants de l'École du Dimanche saints des derniers jours où quiconque ait été ivre. Une telle affirmation était un mensonge pur et simple. ¶
Ce monsieur prononça par la suite un sermon fort remarquable et merveilleux au Salt Lake Theatre, dont il était si fier qu'il en fournit une copie au Salt Lake Herald et une autre au Tribune. Il se trouve que le rédacteur en chef du Herald dut rester au bureau ce soir-là, car le rédacteur adjoint, chargé de mettre les titres sur les dépêches télégraphiques à mesure qu'elles arrivaient, était malade et avait dû rentrer chez lui, de sorte que le rédacteur en chef dut faire lui-même la relecture des épreuves. Or, en arrivant à ce sermon, il le reconnut comme un plagiat et dit : « Envoyez-le à l'atelier de composition, décomposez-le et recomposez-le en demi-colonnes. » Le lendemain, il parut en demi-colonnes comme un « sermon original » de notre cher ami, et à côté, en colonne parallèle, le même sermon, identique, tel qu'il avait été prêché par l'un des grands pasteurs d'Amérique, mort depuis une vingtaine d'années. Bien entendu, ses confrères le jugèrent, puis lui trouvèrent d'autres champs d'activité. ¶
Je suis vraiment reconnaissant pour notre réunion d'aujourd'hui et pour tout ce qui s'est passé. ¶