Gratitude pour le rétablissement du président Grant
Reed Smoot
Je désire remercier mon Père céleste d'avoir de nouveau le privilège d'assister à une grande Conférence de ce peuple. Je sais que j'exprime les pensées de tous ceux qui ont écouté et assisté aux services d'hier, lorsque je dis que je n'ai assisté à aucune Conférence de l'Église, durant tout mon service comme apôtre, ni même avant, sans avoir ressenti dans mon cœur que les remerciements, les conseils et la sagesse exprimés devaient s'être élevés jusqu'à notre Père céleste. ¶
Parmi les grandes choses auxquelles chaque membre de l'Église devrait non seulement s'intéresser, mais aussi être reconnaissant, il y a le privilège de servir Dieu. Je suis reconnaissant d'avoir eu le privilège de servir mon Dieu. Je suis reconnaissant pour la santé, la force et la vigueur qui me permettent d'être au service de ma famille, et de tout mon cœur je suis reconnaissant pour mon service envers mon Église. Aussi faible ou modeste que puisse être ce service, j'ai demandé à mon Père céleste de m'assister en tout point dans ce service. ¶
Un jour d'extravagance
Nous vivons en un jour d'extravagance, et je me suis demandé récemment où cela allait s'arrêter. L'Église a montré l'exemple à chacun de ses membres, et à la glorieuse nation que nous aimons, en restant sans dettes. Je me souviens qu'à la fin de la Grande Guerre, notre nation se trouvait endettée pour un montant de vingt-six milliards de dollars. Pendant dix ans, comme président du Comité des finances, et membre haut placé du Comité des crédits, j'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour réduire cette obligation par la législation nécessaire. Elle fut réduite à seize milliards de dollars, et elle s'élève maintenant à quarante milliards de dollars. ¶
Je sais qu'il est facile de dire « milliards », et nous nous y sommes habitués en Amérique, et peut-être dans le monde, mais il pourrait être utile, du moins pour certains, de décrire ce que représentent réellement quarante milliards de dollars, afin que chacun puisse le comprendre. Je procède ainsi : supposons qu'à la minute même de la naissance du Sauveur, quelqu'un ait décidé de déposer, dans un lieu choisi par lui, quarante dollars, et qu'il ait poursuivi ce plan, l'exécutant fidèlement chaque minute jusqu'à aujourd'hui, à la fin, mes frères et sœurs, il y aurait là quarante milliards de dollars. ¶
Vous voyez donc quelles responsabilités reposent sur ceux qui dirigent les affaires financières de notre Gouvernement. Je veux que chaque saint des derniers jours, où qu'il se trouve, soutienne de toutes les manières chaque recommandation faite, non seulement par cette administration, mais par les administrations qui la suivront, pour réduire ces obligations, car elles devront faire tout ce qui est en leur pouvoir pour y parvenir. ¶
Je remercie mon Père céleste de ce que l'Église est sans dettes. Le président Grant m'a dit que cela fait dix ans que l'Église n'est plus endettée. C'est magnifique. ¶
La foi d'un président
Parmi les foyers que j'ai visités durant mon service au Sénat des États-Unis, il y avait le foyer du président Coolidge, où j'ai été invité à plusieurs reprises. Je n'ai jamais pris une bouchée de nourriture chez lui sans qu'elle ne fût bénie. La prière était la pratique du président Coolidge. La dernière fois que je lui rendis visite, ce fut peu avant sa mort. Je m'assis à son chevet. Nous avons parlé des conditions existant dans notre pays, et comme j'étais sur le point de partir, le président me dit : « Sénateur, il existe dans votre Église un principe, n'est-ce pas, selon lequel des hommes administrent aux malades et prient pour eux ? » Je répondis : « Oui, Monsieur le président. Nous appelons cela administrer aux malades. » Il dit : « Quiconque dans l'Église peut-il administrer à quelqu'un qui n'en fait pas partie ? » Je lui répondis : « Oui. » Il dit : « Reed, je voudrais que vous m'administriez. » Je le fis, et je veux vous dire, mes frères et sœurs, que je ne me suis jamais senti plus heureux de ma vie que lorsque j'ai posé mes mains sur lui et demandé à Dieu de le bénir. C'était un homme merveilleux, comme presque tout le peuple américain le savait. ¶
Je crois, de toute mon âme, en l'administration aux malades. J'en ai vu les résultats des centaines et des centaines de fois, et cela ne cessera jamais de faire partie de notre foi. ¶
Que les bénédictions de Dieu accompagnent toujours la Présidence de cette Église et les autorités de l'Église. Quelle que soit la position qu'ils occupent, que le Père leur donne le désir, dans leur cœur, de remplir cette position avec ¶
honneur, intégrité et amour. Je suis bien certain qu'il n'existe aucun peuple, hormis le peuple des saints des derniers jours, qui ait une telle foi dans la prière et qui l'exerce plus généralement que nous ne le faisons. N'oubliez jamais les bénédictions de Dieu. ¶
Le mal du divorce
Une dernière chose dont je désire parler, c'est le divorce. Je n'ai pas les chiffres en ce moment. Je ne sais pas où nous en sommes sur ce point, comparé aux autres régions de notre pays ou du monde, mais je sais que la dernière enquête que j'ai menée a révélé qu'il y avait moins de divorces par habitant chez le peuple mormon que dans tout autre groupe au monde. La Caroline du Sud n'a pas de loi sur le divorce, et je crois savoir que le Nevada compte environ cinquante-sept sortes ou cinquante-sept motifs de divorce. Frères et sœurs, je prie que l'Esprit de Dieu soit dans vos foyers, et que le mariage d'un homme et d'une femme soit tel qu'ils puissent œuvrer ensemble au service de notre Père céleste, et que l'Esprit du Seigneur dirige leurs pensées et leurs actions, afin que les gens, en voyant leurs actes, puissent juger qu'il existe quelque chose qui les lie, eux et leur conscience, bien différent de ce qui existe dans le monde. ¶
Notre Père céleste, bénis les autorités de ton Église, et donne particulièrement force et santé à notre président. Que Dieu soit avec nous et nous bénisse tous, je le prie humblement au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶