Pulpit

Rapport de la mission des États du Sud

Legrand Richards

Conférence générale d'octobre 1937·Session de l'après-midi du deuxième jour·1937-10-02

Ancien président de la mission des États du Sud

C'est un très grand plaisir d'avoir le privilège de me retrouver avec les saints en conférence générale.

J'aime l'Église. J'aime nos dirigeants. J'aime les enseignements de l'Église, et j'aime les missionnaires qui travaillent sur le champ de la mission. Ce fut un grand honneur d'avoir le privilège de travailler avec eux pendant tant d'années dans la mission des États du Sud. Et j'aime les saints à cause de leurs merveilleux sacrifices pour cette grande œuvre. Je pense que c'est un honneur d'être membre de cette Église. Je suis très reconnaissant de l'occasion que j'ai eue de travailler sur le champ de la mission. Je pense que c'est l'un des plus grands privilèges dans l'Église. J'ai souvent dit que si le prophète Joseph n'avait donné sa vie pour rien d'autre que l'établissement du grand système missionnaire de cette Église, il ne serait certainement pas mort en vain.

Nul ne peut côtoyer les excellents jeunes gens et jeunes filles de l'Église qui partent sur le champ de la mission, et voir avec quelle merveilleuse rapidité ils grandissent en foi, en compréhension de la vie et en bonnes œuvres, dans le bref espace d'une mission, sans en reconnaître la valeur pour le corps de l'Église. Comme je l'ai souvent dit, en travaillant parmi ces jeunes gens et jeunes filles, s'ils ne sont pas dignes de crier repentance au monde, je ne sais où le Seigneur pourrait trouver des gens dignes d'une telle tâche.

Depuis que je suis rentré chez moi, il y a quelques mois, pour résider de nouveau à Sion, c'est-à-dire au siège de l'Église, je suis très reconnaissant d'être en relation avec les excellents saints d'ici. Je suis reconnaissant pour la foi et le témoignage merveilleux que je trouve parmi le peuple d'ici.

Mais il y a certaines choses, comme l'ont indiqué certains des discours prononcés à cette Conférence, qui sont plus ou moins troublantes. En fréquentant récemment certains de mes amis, on m'a demandé si j'étais orthodoxe ou libéral. Je ne savais pas auparavant que nous avions deux partis dans l'Église. Cela m'a amené à réfléchir sérieusement à la question ;

et lorsque j'écoute nos frères rendre ici témoignage de la vérité de la mission divine du prophète Joseph Smith, de la vérité du Livre de Mormon, et de la grande œuvre du Sauveur du monde, je remercie Dieu d'être orthodoxe.

Dans mes affaires, nous faisons beaucoup d'échanges, et si je devais faire un échange, je voudrais savoir que je reçois quelque chose d'aussi bon que ce que je donne. J'ai réfléchi aux enseignements orthodoxes de cette Église, et je n'ai jamais entendu, imprimé ou autrement, de récit à comparer à celui raconté par le prophète Joseph Smith, si ce n'est le récit du Fils de l'homme.

Après le silence des âges, sans aucune parole venue du ciel, sûrement rien au monde ne pourrait être aussi rafraîchissant, aussi satisfaisant pour l'âme, que d'avoir de nouveau quelqu'un venu de Dieu pour parler à ce monde, et nous rendre de nouveau vivante la réalité de l'existence de Dieu et de la vie qui doit suivre.

S'il n'y avait rien d'autre dans le récit rapporté par le prophète Joseph Smith que la visite de Moroni, se tenant devant lui, être ressuscité, pour autant que nous le sachions, qui avait autrefois vécu sur cette terre, pour nous rendre réel le fait que nous vivrons de nouveau sous une forme corporelle, que nous nous reconnaîtrons les uns les autres, et que nous posséderons la connaissance et les expériences de la condition mortelle, je préférerais posséder cette connaissance à toute philosophie que je connaisse en ce monde, en dehors des enseignements orthodoxes de l'Église mormone.

J'ai récemment entendu cette déclaration : « N'est-il pas plutôt absurde de penser que nous devons considérer la Parole de Sagesse comme nous l'avons fait jusqu'ici ? » Si je devais renoncer à ma foi en la Parole de Sagesse, je voudrais recevoir en échange quelque chose de meilleur.

Je suis récemment entré dans le foyer de certains amis, pour prendre de leurs nouvelles, et j'y ai trouvé une femme au cœur brisé et un foyer brisé. Pourquoi ? Parce que la désobéissance à la Parole de Sagesse avait détruit ce foyer. J'ai lu un jour la déclaration d'un homme qui disait avoir sept bonnes raisons de s'opposer à l'alcool et aux débits de boissons. Trois étaient des filles, et les quatre autres des fils. Il disait : « On ne peut pas faire tourner une scierie sans bûches, ni un débit de boissons sans faire des garçons des ivrognes et des filles des femmes d'ivrognes. »

Si nous abandonnons les enseignements fondamentaux de l'Église, ces choses orthodoxes qui nous ont été enseignées — le principe de la prière et de la foi en Dieu — que peut-on nous offrir en échange ? Pensez à ces moments où nos bien-aimés sont malades et près de la mort : si nous devions abandonner la foi qui nous a été enseignée dès l'enfance, selon laquelle nous pouvons faire comme le disait autrefois Jacques : « Appelez les anciens de l'Église, et qu'ils prient pour lui en l'oignant d'huile [...] et la prière de la foi sauvera le malade », je ne sais ce que les hommes ou les femmes pourraient nous offrir, dans leur pensée moderne, en échange de tels enseignements fondamentaux et réconfortants.

Maintenant, je ne dois pas prendre davantage de votre temps. Il y a de nombreux présidents de mission. J'espère que, pendant que je suis ici, les Saints des derniers jours qui me connaissent sauront que je suis un fondamentaliste ; que je crois aux enseignements orthodoxes de cette Église. Le Sauveur a dit un jour, citant les prophètes d'autrefois :

L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.

Et dans les révélations du Seigneur au prophète Joseph Smith, il a dit :

Ma parole est plus acérée qu'une épée à double tranchant, pour séparer les os et la moelle.

Je n'écoute jamais de philosophies humaines qui fassent vibrer mon âme, mais lorsque j'écoute le président Grant et ces dirigeants, qui ont parlé ici en cette Conférence, il se passe en moi quelque chose comme une décharge électrique, et je sais que la parole de Dieu est plus acérée qu'une épée à double tranchant.

Je prie Dieu de pouvoir toujours vivre de telle sorte que mon âme réponde à de tels enseignements, et que je puisse être une force pour le bien parmi les saints d'ici, maintenant que mon œuvre sur le champ de la mission est terminée.

Que Dieu vous bénisse, ainsi que nos dirigeants et la cause missionnaire à travers le monde, je le prie, au nom de Jésus-Christ. Amen.

Citer ce discoursLegrand Richards, « Rapport de la mission des États du Sud », Conférence générale d'octobre 1937, Session de l'après-midi du deuxième jour (1937-10-02). Pulpit Vault, 1937-10-legrand-richards-southern-states-mission-report. Traduction de la présente édition, par méthode de glossaire, archive.org.Pulpit Vault, édition du 23 septembre 2026 (commit 4bdc6ac627).