Le service et le dévouement des femmes de l'Église
Louise Y. Robison
SŒUR LOUISE Y. ROBISON ¶
Présidente des Sociétés de secours de l'Église ¶
Mes frères et sœurs : je prie pour que mon Père céleste me donne la force de le remercier convenablement du grand hommage qui a été rendu aux femmes de notre Église par notre prophète bien-aimé, Heber J. Grant. ¶
En ce moment, les membres de l'Église ont sans doute lu l'histoire de nos premiers pionniers et des fondateurs de l'Église, et je pense que les femmes d'aujourd'hui ne peuvent qu'être impressionnées par ce que les femmes des premiers jours ont accompli. Leur équipement était si pauvre comparé à celui que nous avons. Ces femmes n'avaient même pas d'allumettes, ni de poêles à charbon, ni de cuisinières à gaz. Il n'y avait pas de lumières électriques, pas de baignoires, pas de machines à coudre, ni aucun article en caoutchouc. Il fallait d'un à trois mois pour recevoir des nouvelles des êtres chers restés dans des pays étrangers. ¶
Peu de temps avant l'organisation de l'Église, cette terrible bataille de La Nouvelle-Orléans, avec ses conséquences effroyables, fut livrée deux semaines après que la paix eut été déclarée en Europe. Aujourd'hui nous avons tant de commodités ; les nouvelles du monde nous parviennent en quelques minutes. Nos foyers sont si merveilleusement équipés qu'il me semble que le monde ne pense qu'aux conforts matériels et se tient sur la pointe des pieds dans l'attente de quelque chose de nouveau. ¶
Il y a quelques mois, j'ai eu le privilège, grâce à la courtoisie du président et de sœur Moyle de la mission des États de l'Est, d'assister à une réunion de rue dans une artère très fréquentée de New York. Nos excellents anciens se sont avancés, purs et intelligents, et ont présenté au peuple le plan du salut. Très peu s'y sont intéressés. J'ai pensé alors que, si un inventeur venait proposer un nouvel explosif, ou quelque chose qui puisse ôter la vie, des foules et des multitudes de gens se presseraient autour de lui, et la nouvelle serait diffusée partout. Mais lorsque nos anciens offrent le plan de la vie éternelle, il n'est même pas reconnu. ¶
Les femmes de notre Église apprécient l'occasion de servir que l'Évangile nous a apportée. En tant que mères en Israël, nous devrions être tout aussi vaillantes dans la cause de la vérité que l'étaient nos sœurs d'autrefois. Nous n'aurons peut-être pas à affronter des émeutiers ni à être chassées de nos foyers, mais nous devrions défendre les principes de l'Évangile avec autant de fermeté que ces sœurs bénies. On nous a raconté très vivement, lors de notre conférence de la Société de secours, ce que sœur Lucy Smith éprouva lorsque ses deux fils bien-aimés lui furent ramenés — martyrs. Nous n'aurons peut-être pas à connaître ce genre de tragédie, mais il y a des choses pires encore, car les ennemis de la vérité, de l'honneur et de la pureté emploient aujourd'hui tous les moyens pour détruire nos enfants. Le chemin que les mères doivent suivre est clair. Nous devons vivre l'Évangile dans ¶
nos foyers de telle manière que nos enfants aient confiance en notre enseignement. Nous devons sentir qu'aucun effort n'est trop grand pour enseigner à nos enfants qu'il y a un Père dans les cieux et qu'il entend réellement nos prières. Faisons-en un véritable événement dans notre famille lorsqu'un enfant est béni ou baptisé. Faisons comprendre à nos petits garçons l'importance et la responsabilité d'être ordonnés à la prêtrise. Nous connaissons la vérité qui nous a été donnée, et nous savons que ce n'est que par nos efforts sincères et nos prières que ce message peut être porté au monde afin que tous se réjouissent. ¶
Je remercie mon Père céleste d'être membre de cette Église. Je le remercie d'avoir le témoignage qu'il a parlé par l'intermédiaire du prophète Joseph Smith. Je le remercie des dirigeants que nous avons ; de ces hommes excellents qui détiennent la prêtrise du Dieu vivant, qui reconnaissent les femmes et qui les aident à accomplir ce que notre Père céleste souhaite qu'elles fassent. ¶
Je prie pour que nous emportions l'esprit de cette conférence glorieuse dans nos foyers, et pour que toute l'Église et le monde entier soient élevés et bénis par cette riche effusion de l'Esprit du Seigneur. Je le demande au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶