L'Évangile se répand dans les États du Centre-Est
Miles L. Jones
ANCIEN MILES L. JONES ¶
Président de la mission des États du Centre-Est ¶
J'espère pouvoir rendre mes remarques assez brèves pour compenser une partie du temps que le président Moyle a occupé, afin que les autres aient le temps de faire les leurs. ¶
Je me réjouis, mes frères et sœurs, de l'occasion que j'ai de me réunir avec vous en cette occasion. Je me suis réjoui extrêmement dans les diverses sessions de cette conférence. J'ai été très impressionné aujourd'hui par l'exécution de la musique, donnée par ce merveilleux rassemblement de jeunes hommes et de jeunes dames, la jeunesse montante de Sion, jeunes gens et jeunes femmes qui, un jour peut-être, seront appelés dans le monde pour répandre l'Évangile de lumière parmi les nations de la terre. ¶
Il y a peu de temps, il m'est arrivé d'entrer en contact avec une dame très en vue qui était liée à l'une des autres confessions religieuses, et, au cours de nos remarques, je lui ai demandé comment elle trouvait la spiritualité des jeunes gens dans son Église. Sans aucune hésitation, elle dit : « Il n'y a aucune spiritualité parmi les jeunes aujourd'hui, pas le moins du monde. Ils recherchent les plaisirs de la vie et ne veillent pas au développement spirituel. » Et je pensai combien cela diffère des Saints des derniers jours. Nous le voyons ici illustré aujourd'hui : ces jeunes gens, ces jeunes dames, venant ici remplis de l'esprit de l'Évangile, chantant les chants de Sion et faisant paraître l'Esprit du Seigneur à notre époque. ¶
Je me réjouis de l'œuvre qui s'accomplit dans la mission des États du Centre-Est. Je vous apporte, pères et mères, les salutations de vos fils et de vos filles, oui, et aux épouses les salutations de vos maris qui travaillent dans cette mission. Tous jouissent d'une bonne santé, à peu d'exceptions près, et l'œuvre du Seigneur progresse. ¶
Il y a quelques jours, il m'est arrivé de prendre un journal, et, en le lisant, j'y trouvai le commentaire d'un écrivain très en vue; écrivant sur des sujets religieux et se référant à plusieurs confessions, il fit cette remarque : ¶
« Il se peut bien qu'au cours du temps le peuple mormon répudie le prophète Joseph Smith et le Livre de Mormon, et alors il deviendra un avec nous. » ¶
Je pensai combien cela diffère de notre manière de voir les choses. Puis, quelques jours plus tard, l'un de nos saints écoutait à la radio l'homme du livre du monde, qui parle chaque après-midi, sauf le dimanche, sur un sujet au sujet duquel une question a été posée. Il m'appela au téléphone et j'entrai dans la pièce où ma femme et moi avons une radio; là, j'entendis M. R. C. Preble, à qui l'on avait posé cette question : « Quelle publication avons-nous qui soit la plus fiable, ou plutôt qui nous donne les renseignements les plus fiables concernant l'origine de l'Indien d'Amérique? » Et il donna comme réponse, sans aucune hésitation : « Le Livre de Mormon. » Puis il se mit à raconter comment le Livre de Mormon avait été remis au prophète Joseph Smith par un ange venu d'en haut, et comment le récit avait été pris de la colline mormone, comme il l'exprimait, et traduit au moyen d'une paire de lunettes qui étaient cachées dans la boîte avec le récit. Il continua ensuite en disant comment il fut traduit par le prophète Joseph Smith et par d'autres qui écrivaient tandis qu'il le traduisait en regardant à travers cette paire de lunettes. Puis il continua en disant que le Livre de Mormon contient l'histoire d'un peuple qui quitta Jérusalem quelque six cents ans avant la venue du Christ dans le monde, et qui aborda sur la côte occidentale de l'Amérique du Sud, où il s'établit, construisit de merveilleuses villes et finit par venir dans ce pays et se disperser dans diverses parties de l'Amérique du Nord. Il déclara ensuite qu'avec le temps ceux qui avaient été les plus industrieux à bâtir des villes furent détruits par le peuple appelé les Lamanites, maintenant connu sous le nom d'Indiens d'Amérique; les annales que ce peuple détruit avait tenues furent celles qui furent cachées dans la colline de Cumorah et reçues par le prophète Joseph Smith des mains d'un ange. Il en donna un récit si juste, et comme c'était la quatrième question sur laquelle je l'avais entendu parler concernant notre peuple, en réponse à des questions qui avaient été posées, je pensai saisir l'occasion de lui écrire, ce que je fis. Je dictai une lettre disant : « Si, à quelque moment que ce soit, vous parlez de sujets apparentés concernant notre peuple, je vous serais très reconnaissant d'annoncer que s'il y a des bibliothèques dans cette partie du pays qui ne possèdent pas un exemplaire du Livre de Mormon, je serai heureux de le leur fournir gratuitement. » J'ajoutai : « Si vous n'avez pas d'exemplaire du livre, je serais très heureux de vous en envoyer un avec mes compliments; et si, à quelque moment que ce soit, lorsque vous parlez d'un sujet concernant notre peuple, vous ne disposez pas de renseignements de première main, je serai heureux de vous les fournir. » Il fallut environ dix jours avant que la lettre lui parvienne. Je l'avais adressée à W. H. A. S., la station de Louisville, parce qu'il parlait sur le réseau national et que je ne savais pas exactement où il se trouvait; mais elle le trouva finalement dans la ville de Chicago, et il répondit aussitôt à ma lettre, disant qu'il serait très heureux en effet de recevoir un exemplaire du Livre de Mormon. Je lui en envoyai un avec mes compliments, et j'y joignis aussi plusieurs autres brochures contenant certains des enseignements de notre peuple. Je reçus de lui une autre belle lettre disant qu'il avait ¶
reçu la documentation, que sa secrétaire avait déjà commencé à lire le Livre de Mormon, et qu'il allait le faire lui-même lorsque l'occasion se présenterait. Et il poursuivit : « Je tiens à vous remercier pour les petites brochures que vous avez jointes, à cause des renseignements qu'elles contiennent. » ¶
Je pensai combien les conditions d'aujourd'hui sont différentes de ce qu'elles ont été autrefois. Les conditions dans le monde changent. Je constate que nous avons des amis de tous côtés. Nous avons des occasions de visiter, chaque soir où nous sommes libres, tenant des réunions au foyer, des réunions de rue et des réunions privées avec les gens, et conversant avec eux. ¶
Je prie Dieu de nous bénir afin que nous poursuivions l'œuvre, et que vous, au foyer, nous aidiez en envoyant vos fils et vos filles, ce que je demande au nom de Jésus. Amen. ¶
Le chœur chanta « La gloire du Seigneur sera révélée » (Doc. et All., sec. 6:7). Musique composée par George H. Durham. ¶