Le privilège d’être missionnaire
John H. Taylor
Je suis très heureux, mes frères et sœurs, d’avoir le privilège d’être missionnaire et de prêcher l’Évangile de Jésus-Christ. Je suis certain que tous les missionnaires deviennent parfois plus ou moins agités, et plutôt anxieux quant à l’avancement de l’œuvre dans le champ missionnaire. Il nous arrive de sentir que l’œuvre est plutôt lente et que nous n’accomplissons pas tout à fait ce que nous devrions accomplir. Ce sentiment vient sans doute de l’amour de l’Évangile que nous avons dans le cœur et de la connaissance qu’il est l’Évangile du salut, et que sans lui les hommes et les femmes ne peuvent être sauvés dans le royaume de Dieu. C’est pourquoi nous désirons ardemment que l’Évangile parvienne à la connaissance et à l’intelligence de tous les hommes et de toutes les femmes de la terre. ¶
Récemment, j’ai été abordé par un monsieur qui a la charge d’une station de radio. Il s’est enquis de savoir si nous souhaitions utiliser un créneau horaire, le jour du sabbat, pour diffuser notre message au peuple par la radio, atteignant peut-être trois millions de personnes. Nous avons commencé ce service au pays, et sans doute ce genre d’enseignement, dans l’Évangile de Jésus-Christ, sera-t-il établi dans les diverses parties de la terre, afin que tous puissent avoir le privilège d’écouter et de recevoir quelque intelligence de l’Évangile que nous prêchons. ¶
Le Seigneur ouvre la voie et, à mesure que nous arrivons dans les grandes villes et que nous sommes exclus des salles, alors qu’il est très difficile d’entrer en contact avec les gens, le Seigneur ouvre une voie par laquelle nous pouvons les atteindre dans leur foyer et leur expliquer l’Évangile. Je suis certain que nous n’abandonnerons jamais le travail personnel du missionnaire, mais qu’un jour nous atteindrons davantage de foyers que nous n’en atteignons à l’heure actuelle. ¶
Cet Évangile est un Évangile exigeant. Il fait travailler les hommes et les femmes. Il requiert un grand service de la part des membres de l’Église, et si les hommes et les femmes cherchent une église facile, une manière aisée d’avoir la religion, l’Église de Jésus-Christ n’est pas leur place. Nous exigeons du service de la part du peuple, et plus les hommes et les femmes vivent conformément aux préceptes de l’Évangile, plus ils sont forts et meilleurs. Nous ne craignons pas pour nos jeunes qui comprennent l’Évangile du Christ. Nous craignons pour nos jeunes lorsqu’ils sont ignorants et non instruits dans les belles vérités et doctrines que nous enseignons dans notre Église. Nous sommes convaincus, et nous avons la preuve, que si nos jeunes étudient et apprennent les belles vérités de l’Évangile, il n’y a pas de danger qu’ils s’égarent ou acceptent d’autres enseignements. Nous ne leur retenons pas les livres. Nous ne les tenons pas à l’écart des relations avec les hommes et les femmes. En fait, nous les envoyons par milliers afin qu’ils entrent en contact avec les instruits et les non-instruits, afin qu’ils se familiarisent plus complètement avec l’Évangile de Jésus-Christ. Et aussi sûrement qu’ils sortiront étudier l’Évangile, en acquérir la connaissance des principes, et s’éduquer à son service, et acquérir l’humilité pour avoir l’Esprit de Dieu, nos jeunes demeureront toujours avec nous et grandiront pour devenir des hommes et des femmes qui serviront Dieu et garderont ses commandements. ¶
Je suis plutôt surpris, en voyageant parmi les gens, de leur attitude à l’égard de Jésus-Christ, le Fils de Dieu. J’avais l’opinion, quand j’étais jeune, que tout le monde croyait en Jésus-Christ, et que notre grand devoir peut-être, dans une orientation missionnaire, serait de prêcher Joseph Smith et sa grande mission. Mais nous constatons qu’il est nécessaire en ces jours-ci de prêcher Jésus-Christ, et lui crucifié. C’était d’ailleurs le message et l’exhortation du prophète aux premiers anciens qui sont sortis dans le monde pour prêcher l’Évangile. Les instructions d’aujourd’hui semblent presque une répétition de ce qui s’est passé jadis. Nous lisons dans le Livre de Mormon au sujet de Korihor, de Néhor et d’autres qui sortirent et prêchèrent contre la venue du Sauveur, disant au peuple qu’il ne devait pas venir, qu’il n’était pas nécessaire de placer leur foi en lui, et qu’à la fin ils seraient sauvés dans le royaume de Dieu. Nous savons que nous ne pouvons être sauvés dans le royaume de Dieu à moins de reconnaître Jésus-Christ comme le Fils de Dieu ; nous savons qu’il est venu sur la terre et a donné sa vie afin que nous puissions vivre de nouveau. ¶
Que le Seigneur nous bénisse et nous aide, en tant que peuple, à demeurer fermes et fidèles dans la foi de nos pères. Je souhaite que nous n’abandonnions pas notre foi en notre Seigneur et Maître, Jésus-Christ. Je souhaite que nous ne fassions jamais rien qui puisse nous faire perdre notre foi et nous faire ainsi rougir de l’Évangile ou du prophète Joseph Smith. Il est un prophète de Dieu, et il nous a rétabli l’Évangile du salut. Puissions-nous aimer notre Sauveur, être fidèles à ses enseignements et suivre ses exhortations, telle est ma prière humble, au nom de Jésus-Christ notre Rédempteur. Amen. ¶