Pour commencer, mes frères et
William H. Mendenhall
Pour commencer, mes frères et sœurs, je désire vous recommander le conseil de frère Ivins concernant l'amendement constitutionnel, interdisant la fabrication et la vente de liqueurs dans l'État de l'Utah. Nous avons cet amendement dans les statuts de l'État de l'Idaho, et nous aimerions voir le jour où chaque État voisin adopterait le même amendement constitutionnel. ¶
En Idaho, nous avons essayé deux formes de prohibition. Dans le comté d'où je viens, nous avons eu la prohibition pendant un certain nombre d'années. Le chef-lieu de notre comté est Pocatello. Je me souviens que, dans notre campagne contre le trafic de liqueurs, les marchands de whisky nous disaient que si nous adoptions la mesure de prohibition, l'herbe pousserait dans les rues de Pocatello, les affaires seraient stagnantes, et la ruine viendrait à cette ville. Et maintenant, après plusieurs années de prohibition en Idaho, je suis fier de vous dire que Pocatello est la ville la plus prospère de l'État, et au lieu de voir pousser l'herbe dans les rues, les bâtiments qui servaient au trafic des liqueurs ont été transformés en bâtiments utilisés à d'autres fins, les rues et les trottoirs ont été pavés, et la ville dans son ensemble montre une amélioration marquée par rapport aux conditions qui existaient à l'époque où la liqueur était transportée et distribuée au peuple de notre comté. Ainsi, d'après l'expérience que nous avons eue, je désire recommander au peuple de ¶
l'État de l'Utah l'adoption de l'amendement constitutionnel interdisant à jamais la fabrication et la vente de liqueur dans l'État de l'Utah. Je suis très reconnaissant, mes frères et sœurs, de l'occasion que j'ai d'être présent à cette conférence. Je me réjouis du témoignage de mes frères. Je me réjouis de l'instruction et du conseil donnés par les autorités présidentes de l'Église. Et notre service ne s'achève pas, mes frères et sœurs, à la clôture de cette réunion. Mais nous qui avons assisté aux ¶
sessions de cette conférence avons un ¶
devoir à accomplir après être rentrés chez nous de cette conférence de l'Église. Il devient notre devoir d'adopter dans nos foyers les enseignements et les instructions donnés par nos frères. Il devient notre devoir de répandre les principes de l'Évangile dans nos paroisses, tels qu'ils nous ont été rendus clairs, parmi nos amis et nos frères et sœurs partout où nous irons, afin que tous puissent avoir le privilège de jouir des bénédictions de cette grande conférence de l'Église. Tous les hommes et toutes les femmes de l'Église ont le droit de savoir ce que le Seigneur attend d'eux. Le Seigneur a dit : « Si quelqu'un manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu, qui donne à tous libéralement et sans reproche. » Et le Seigneur Jésus a dit en une occasion : « Demandez et vous recevrez, frappez et l'on vous ouvrira. » Le privilège de connaître notre position devant le Seigneur, et ce que le Seigneur attend de nous en tant que membres de l'Église, est de notre droit, et nous avons le droit de venir devant le Seigneur et de le lui demander, et de recevoir de lui inspiration et révélation concernant nous-mêmes et l'œuvre que nous devrions accomplir en tant que membres de l'Église. ¶
Toute bénédiction repose sur une loi, et afin que nous puissions jouir des bénédictions de l'Évangile, nous devons obéir aux commandements du Seigneur. Si nous désirons une bénédiction de la main du Seigneur, il devient de notre devoir de la demander. À ce propos, permettez-moi de dire que les saints des derniers jours devraient observer leurs prières secrètes. Les saints des derniers jours devraient rassembler leurs familles au temps et à la saison qui conviennent, et déverser leur âme devant le Seigneur afin qu'ils soient en communion avec le Saint-Esprit et dirigés dans leurs travaux pour accomplir les choses que le Seigneur exige d'eux. ¶
Ce n'est pas la règle que le Seigneur vienne à nous et nous bénisse des bénédictions dont nous avons besoin, sans que nous les demandions. En revoyant l'histoire de l'Église, le prophète Joseph Smith, au commencement, alors que son esprit était troublé quant à savoir laquelle de toutes les organisations religieuses du monde était la vraie, et tandis qu'il méditait en lui-même, le Seigneur ne vint pas à lui pour lui dire qu'aucune d'elles n'était vraie. Il alla seul dans les bois, et déversa son âme devant Dieu pour découvrir laquelle de toutes les organisations religieuses était la vraie. Alors la réponse lui vint dans la visite du Père et du Fils. Le Père, montrant le Fils, dit au jeune prophète : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection ; écoute-le. » Alors la voix du Seigneur à Joseph fut qu'aucune des organisations n'était acceptable à ses yeux, et qu'il devait attendre, en dehors de toute organisation, et qu'au temps voulu du Seigneur il serait l'instrument par lequel s'accompliraient les desseins de Dieu. Plus tard, lorsque le prophète désira connaître sa position devant le Seigneur, méditant sur cette question tandis qu'il était couché sur son lit, un ange du Seigneur lui apparut. Alors l'ange Moroni rassura le jeune prophète en lui disant que ses travaux, ses actes, étaient acceptables devant le Seigneur, et qu'il était en règle, s'étant repenti de ses manquements, devant notre Père céleste. Puis il lui raconta l'histoire de l'emplacement du Livre de Mormon, ou des plaques dont il fut ensuite traduit par lui, et quelle devait être la mission du prophète à cet ¶
égard. Plus tard, durant la traduction du Livre de Mormon, le prophète et Oliver Cowdery rencontrèrent un problème relatif au baptême pour la rémission des péchés, tel qu'il est rapporté dans le Livre de Mormon, et désirèrent savoir ce que signifiait le sujet du baptême par immersion. Je présume qu'ils se consultèrent l'un l'autre, et parlèrent de cette question du baptême, mais le Seigneur ne vint pas leur dire : Voici la manière correcte de baptiser ; mais nous constatons que Joseph et Oliver sortirent et prièrent le Seigneur relativement à ce sujet, et tandis qu'ils suppliaient le Seigneur sur cette question, Jean-Baptiste apparut au prophète Joseph Smith et à Oliver Cowdery, et posa ses mains sur leurs têtes et les ordonna à la Prêtrise d'Aaron, et leur commanda de s'ordonner l'un l'autre, et leur commanda aussi de se baptiser l'un l'autre. ¶
De même, lorsque tout principe ou ordonnance de l'Évangile, ou toute loi de l'Église, a été donné en cette dispensation, les frères qui se tiennent à la tête et ont le droit de recevoir ces révélations sont allés vers le Seigneur en prière secrète, et le Seigneur est venu à eux et leur a révélé son esprit et sa volonté sur ces questions. ¶
Lorsque la question de la dîme se posa aux premiers temps de l'histoire de l'Église, le prophète Joseph alla vers le Seigneur, et dit : « Ô Seigneur, montre-nous, tes serviteurs, ce que tu exiges de ce peuple comme dîme. » Alors la parole du Seigneur vint au prophète Joseph, que tout le surplus des biens du peuple devait être remis comme dîme du peuple, et qu'après cela un dixième de tous leurs intérêts devait être donné à l'Église pour l'édification de Sion sur la terre. ¶
Voilà donc l'exemple qui nous est donné. Bien que nous n'ayons pas le droit de recevoir des révélations et des visions pour l'Église, comme cela a été expliqué dans les discours de nos frères, cependant tout membre de l'Église, qu'il soit jeune ou vieux, a le droit de connaître sa position devant le Seigneur, a le droit de jouir du témoignage et de l'influence divine de l'Esprit du Seigneur, a le droit de recevoir la révélation concernant lui-même et son devoir et son ministère dans l'Église : et cela ne nous vient que par l'accomplissement de notre devoir, en nous approchant du Seigneur, comme dans l'histoire de l'organisation et des révélations au prophète Joseph Smith. ¶
Je me réjouis, mes frères et sœurs, du témoignage que j'ai de l'Évangile du Seigneur Jésus. Je sais qu'il est vrai. Je sais que Joseph Smith fut un prophète du Seigneur, et que les frères qui lui ont succédé, y compris le président Joseph F. Smith, furent des prophètes, voyants et révélateurs, et furent les bons hommes à la bonne place. Lorsque j'ai entendu notre président bien-aimé dire dans son discours d'ouverture que pendant soixante-dix ans il avait consacré son temps au ministère, à l'œuvre du Seigneur, à la propagation de l'Évangile dans de nombreux pays et climats, et à la présidence parmi les frères et sœurs ici, dans notre pays, je l'ai honoré et respecté. Quand j'ai pensé aux bénédictions dont nous avons joui ici, dans notre pays, et à la sagesse et à la compréhension manifestées dans sa vie, je suis certainement amené à dire que le Seigneur bénit assurément ses serviteurs. Si nous consacrons notre temps et nos talents au ministère et à l'œuvre du Seigneur, à l'esprit de l'Évangile, et à l'établissement de la vérité ¶
et de la justice sur la terre, le Seigneur continuera de nous bénir. ¶
Je vous rends témoignage que le Seigneur a de nouveau parlé du ciel, a révélé son Évangile, a organisé son Église, et y a placé toute bénédiction et tout don nécessaires pour que nous nous développions, grandissions et devenions semblables à notre Père céleste, jusque dans l'Évangile au sein de l'Église. C'est une œuvre individuelle. Chaque homme doit se sauver lui-même. Certes, nous pouvons faire beaucoup en nous entraidant, mais le salut, l'exaltation, les bénédictions que nous obtenons dans l'au-delà dépendent de nous-mêmes, de nos travaux et de notre fidélité à garder les commandements du Seigneur. ¶
Que les saints des derniers jours, partout, soient fidèles et dévoués à la cause du Christ. Il nous a été dit durant cette conférence, et cela nous a été souligné, de la grande responsabilité de l'Église en relation avec cette grande guerre mondiale, et j'ai confiance que les saints des derniers jours, partout, se prépareront à accomplir pleinement leur devoir, quel que soit l'appel qui leur viendra. Telle est ma prière, au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶