Grandeur du Seigneur Jésus —
Rudger Clawson
Je me suis grandement réjoui de l'esprit de la réunion de ce matin, et j'ai été particulièrement heureux de la présence du président Smith, comme nous l'avons tous été, bien sûr. J'ai écouté avec beaucoup d'intérêt le témoignage et l'exhortation du président Grant, et je désire humblement bénéficier de votre foi et de vos prières, afin que je sois conduit à dire cet après-midi quelque chose qui soit instructif pour ceux qui sont assemblés. ¶
Mes frères et sœurs, nous apprenons des Écritures, et nous savons aussi par notre propre expérience, quelque chose du caractère de cet Être saint que nous nous sommes réunis pour adorer cet après-midi. Je doute que nous puissions pleinement comprendre la grandeur de ses attributs. Il est dit de lui, dans l'Exode : « Il passa devant Moïse et s'écria : L'Éternel, l'Éternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité. » Et dans le 103e psaume, nous trouvons deux références au Tout-Puissant qui sont très frappantes. L'une est que « l'Éternel est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et riche en bonté », et l'autre que « la bonté de l'Éternel dure à jamais pour ceux qui le craignent, et sa miséricorde pour les enfants de leurs enfants, pour ceux qui gardent son alliance, et se souviennent de ses commandements afin de les accomplir. » ¶
Combien large et profonde est l'amour et la miséricorde du Seigneur. Mais souvenez-vous que sa miséricorde est invariablement conditionnée par le repentir, le repentir du péché ; et l'histoire de son peuple, je pense, confirmera cette affirmation. Vous vous souviendrez que, dans le désert, Moïse appelait constamment le peuple à se repentir de ses péchés afin qu'il puisse être pardonné par le sacrifice. Le fardeau de sa mission fut, semble-t-il, d'amener le peuple à l'harmonie avec le Seigneur et avec son œuvre par le repentir ; et il en fut de même au méridien des temps. Le peuple qui demeurait en Palestine avait un grand temple, le temple du Seigneur, et il avait la loi de Moïse, mais il semble qu'il se soit écarté de la loi, car nous lisons qu'en ces jours-là vint Jean-Baptiste, prêchant dans le désert de Judée et disant : « Repentez-vous, repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. » Et plus tard encore, nous apprenons qu'après que Jean eut été mis en prison, le Sauveur vint en Galilée, prêchant l'Évangile du royaume de Dieu, disant : « Le temps est accompli, le royaume de Dieu est proche ; repentez-vous donc et croyez à l'Évangile. » Et il semble que Jérusalem et toute la Judée sortirent pour entendre la prédication de Jean, et furent baptisés par lui dans le fleuve du Jourdain. Mais les pharisiens et les sadducéens le rejetèrent, et il prononça un malheur contre eux, exigeant qu'ils produisent des fruits dignes de la repentance. Cela, ils ne le firent pas ; ils furent rebelles, ils aimèrent les ténèbres plutôt que la lumière, et leurs actes furent mauvais. Ils allèrent jusqu'à crucifier leur Seigneur. En conséquence, Jérusalem fut foulée aux pieds par les Gentils, et le peuple de Dieu fut dispersé parmi les nations, où il est resté jusqu'à ce jour, haï et persécuté à cause de la position qu'il prit alors. ¶
Mais nous pouvons voir venir un jour de délivrance pour Israël. Jérusalem est tombée entre les mains des nations chrétiennes, et cela ouvrira sans doute finalement la voie au retour des Juifs à Jérusalem, et à la reconstruction des lieux désolés de la Palestine. Vous vous souviendrez que le Sauveur se tint sur le mont des Oliviers et pleura sur Jérusalem, disant : « Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble sa couvée sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu ! », témoignant ainsi, comme je l'ai dit, de l'esprit d'impénitence et de rébellion. Et permettez-moi de vous rappeler, frères et sœurs, que l'avènement de l'œuvre de Dieu à notre époque, de la véritable Église et du royaume de Dieu dont le président Penrose a parlé avec tant de force ce matin, reposait sur le principe du repentir. À une époque ancienne, en fait c'était en avril 1829, le Seigneur dit à Joseph Smith et à Oliver Cowdery : « Ne dites rien d'autre que le repentir à cette génération, gardez mes commandements et aidez à faire avancer mon œuvre selon mes commandements, et vous serez bénis. » Un peu plus tard, en l'an 1831, le Seigneur revint sur cet important sujet, comme il l'a fait tout au long du Livre des Alliances. Il parla de la grande nécessité, pour son peuple et pour le peuple du monde, de se repentir de leurs péchés et de se détourner du mal pour se tourner vers lui. Permettez-moi de vous lire quelques mots de cette impressionnante révélation. Oh, combien la parole du Seigneur est puissante lorsqu'elle vient directement de lui, par révélation, à ses serviteurs. Le langage en est assez simple, un enfant pourrait le comprendre, mais l'esprit et la puissance en sont en effet impressionnants. Écoutez ces paroles : ¶
Élevez la voix et ne vous ménagez pas. Appelez les nations au repentir, jeunes et vieux, esclaves et libres, disant : Préparez-vous pour le grand jour du Seigneur. ¶
Car si moi, qui suis un homme, j'élève la voix et appelle au repentir, et que vous me haïssez, que direz-vous quand le jour viendra où les tonnerres feront entendre leur voix des extrémités de la terre, parlant aux oreilles de tous ceux qui vivent, en disant : Repentez-vous et préparez-vous pour le grand jour du Seigneur ? ¶
Oui, et encore, lorsque les éclairs sillonneront le ciel d'est en ouest, feront retentir leur voix aux oreilles de tous ceux qui vivent et feront tinter les oreilles de tous ceux qui entendent, disant ces paroles : Repentez-vous, car le grand jour du Seigneur est arrivé ? ¶
Et de plus, le Seigneur fera retentir sa voix du ciel, disant : Écoutez, ô nations de la terre, et entendez les paroles de ce Dieu qui vous a faites. ¶
Ô nations de la terre, combien de fois vous aurais-je rassemblées comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, mais vous ne l'avez pas voulu ! ¶
Combien de fois ne vous ai-je pas appelées par la bouche de mes serviteurs, par le ministère d'anges, par ma propre voix, par la voix des tonnerres, par la voix des éclairs, par la voix des tempêtes, par la voix des tremblements de terre et des grandes tempêtes de grêle, par la voix des famines, des pestes de toutes sortes, par le grand son d'une trompette, par la voix du jugement, par la voix de la miséricorde tout le jour, par la voix de la gloire, de l'honneur et des richesses de la vie éternelle, et je vous aurais sauvées dans un salut éternel, mais vous ne l'avez pas voulu ! ¶
Voici, le jour est venu où la coupe de la colère de mon indignation est pleine. ¶
Voici, en vérité, je vous dis que ce sont là les paroles du Seigneur, votre Dieu. ¶
C'est pourquoi, travaillez, travaillez pour la dernière fois dans ma vigne, faites appel pour la dernière fois aux habitants de la terre. ¶
Car lorsque je le jugerai bon, je descendrai en jugement sur la terre, et mon peuple sera racheté et régnera avec moi sur la terre. ¶
Car le grand millénium dont j'ai parlé par la bouche de mes serviteurs viendra. ¶
Frères et sœurs, telles sont les paroles du Tout-Puissant, et elles soulignent et confirment les paroles du prophète Ésaïe qui a parlé sur ce sujet. Oh, combien est grande la miséricorde du Seigneur ! Depuis quatre-vingt-huit ans, ce peuple a élevé la voix, au pays comme à l'étranger, criant repentance aux nations de la terre, mais relativement peu ont accepté l'Évangile, et maintenant les jugements de Dieu se répandent, et se sont répandus toutes ces années, pour la simple raison que nous vivons dans le dernier temps. Il est arrivé. Le Seigneur l'a ainsi déclaré. Et malgré les conditions actuelles, alors que le monde aujourd'hui est en tumulte et que le cœur des hommes défaille de crainte, ne sachant ce qui adviendra, nous, en tant que peuple, avons néanmoins reçu une promesse du Seigneur. Il a déclaré, dans une révélation moderne, que le Millénium, mille ans de repos et de paix, viendra. Ésaïe n'a-t-il pas fait allusion à cela il y a des centaines d'années, lorsqu'il a dit que Dieu jugerait les nations et réprimanderait de nombreux peuples, et qu'ils forgeraient leurs épées en socs de charrue et leurs lances en serpes, qu'une nation ne lèverait plus l'épée contre une autre nation, et qu'on n'apprendrait plus la guerre ? ¶
Et ainsi, nous pouvons être très certains qu'un temps vient où il n'y aura plus de guerre. C'est la voix du prophète, c'est la voix de Dieu à son peuple ; et je veux vous dire, frères et sœurs, pour parler en mon nom, qu'il est aussi clair que le soleil de midi que les puissances centrales ne peuvent gagner cette guerre, car si elles la gagnaient et fixaient de façon permanente le principe du militarisme sur la terre, le Millénium ne pourrait venir. Le militarisme doit être abattu. C'est sans conteste le but des Alliés d'écraser l'esprit de cruauté et de vandalisme qui sévit sur la terre. ¶
Je ne dis pas, je ne suis pas prêt à dire, que c'est la dernière grande guerre ; je ne dirais pas cela, mais il me semble bien que cette grande guerre mondiale, la plus grande que nous ayons jamais connue ou dont nous ayons jamais lu le récit dans l'histoire, de loin la plus grande, conduit vers le Millénium qui viendra. Je nourris cette opinion et ce sentiment, et cela est conforme à la parole du Seigneur, qui doit finalement s'accomplir. La terre peut passer, les étoiles peuvent tomber de leurs orbites, mais pas un iota ni un trait de la parole de Dieu ne restera inaccompli. Il est un Dieu de vérité et ne peut mentir ; et laissez-moi vous répéter que ceci est assurément un temps de repentir et de réforme, comme le président Penrose l'a si magnifiquement suggéré ce matin, un temps pour s'approcher du Seigneur par la foi et par la prière. C'est un temps pour honorer la prêtrise, assurément, pour honorer ce grand principe de l'autorité divine qui a été donné à l'Église. C'est le temps entre tous pour payer nos dîmes et nos offrandes au Seigneur, pour lui rendre ce qui lui est dû, puisqu'il a ouvert les écluses des cieux et nous a bénis si abondamment, en tant que peuple et en tant qu'individus. C'est un temps pour garder nous-mêmes la Parole de Sagesse, dès maintenant, aujourd'hui, et pour enseigner à nos enfants à faire de même. C'est, je crois, la loi de santé donnée aux saints des derniers jours pour leur bénédiction, pour leur paix et pour leur prospérité. Elle apporte aussi des dons spirituels, tels que la sagesse et la connaissance. Et par-dessus tout, c'est un temps pour la prière solennelle au Seigneur. Nous ne pouvons assurément l'atteindre ni nous approcher de lui sans l'exercice de la foi dans la prière. ¶
En conclusion, je me sens contraint de lire le dernier couplet d'un cantique qui a été chanté à la session de ce matin : ¶
« Écoutez, de tous les pays, des îles de l'océan, La louange à Jéhovah s'élève vers les hauteurs ; Abattus sont les engins de guerre et de tumulte, Des cris de salut déchirent le ciel. » ¶
Que le Seigneur nous bénisse et nous guide par son Esprit, nous soutienne dans toute situation éprouvante et nous fasse finalement sortir victorieux, telle est ma prière au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶