Mes chers amis, je vous assure
E. Frank Birch
Mes chers amis, je vous assure que c'est une surprise pour moi d'être appelé aujourd'hui à parler ici. Cela me rappelle quelque peu le champ de la mission, de se tenir devant une assemblée en plein air. ¶
Vous qui avez été en mission dans le monde vous souviendrez que bien des fois on vous a demandé si vous croyiez au Christ, et vous avez ¶
cru au Christ, et l'on vous a demandé : « Alors pourquoi nous prêchez-vous ? Nous croyons aussi au Christ. Quelle est la différence entre votre Église et notre église ? Vous êtes chrétiens et nous sommes chrétiens. Pourquoi dépenser votre argent et votre temps à prêcher à nos gens ici ? » ¶
Pendant un moment, vous vous interrogez, et vous vous arrêtez pour réfléchir. Mais si vous réfléchissez assez longtemps, vous réaliserez la grande différence, la merveilleuse différence. On l'a expliqué ici aujourd'hui — la différence de service, la différence entre une Église détentrice de la prêtrise et une église qui ne la détient pas. ¶
Il y a une citation dans le Nouveau Testament, de Paul aux Corinthiens. Il y dit, en substance : Certains d'entre vous ont le don de guérison, d'autres auront le don de prophétie, d'autres celui de sagesse, l'un ceci, l'autre cela. J'y pense souvent lorsque j'assiste aux réunions des différentes églises du monde. Sans vouloir les critiquer — ce n'est là qu'une simple différence d'opinion avec elles — mais j'y pense souvent, lorsque je vois un seul homme qui prie, un seul homme qui prêche, un seul homme qui bénit, un seul homme qui fait tout dans l'église. Le reste de l'assemblée ne fait que se tenir debout ou s'asseoir et écouter. ¶
Nous savons que c'est le service qui fait de nous ce que nous sommes dans cette Église. Nous savons que cette Église nous donne l'occasion de grandir, de servir le Seigneur, d'exercer sa prêtrise. ¶
Je travaille présentement dans un camp minier, à Tintic. Je puis témoigner que ce principe de service et de prêtrise fait de milliers d'hommes et de femmes de bonnes personnes. Nous avons là l'occasion de rencontrer les jeunes gens qui viennent des « villes de la vallée », comme nous les appelons, de votre ¶
ville, d'autres villes de ce pieu et d'autres pieux. Ils y viennent, et la première chose que nous faisons, c'est de les amener à la réunion. Et ils n'y assistent pas longtemps avant d'être encouragés à assister aux réunions. Ils deviennent bientôt instructeurs au foyer. Puis vous les trouverez détenteurs de la prêtrise supérieure, présidant les organisations, évêques des paroisses, et ainsi de suite ; ils grandissent et progressent. Or, je ne dépasse pas la vérité en disant que nous avons au moins plus d'un millier de personnes qui gardent la Parole de Sagesse, qui prient en famille dans leurs foyers, qui sont bonnes et fidèles envers leurs familles, qui deviennent des citoyens intelligents, bons, sincères et honorables des États-Unis. Et qu'est-ce qui a produit cela ? Je puis voir la plus grande chose qui l'a produit — le service dans la prêtrise, le service dans l'Église. ¶
Lorsque j'assiste à d'autres églises, je pense souvent à cette jeune fille à qui l'on demanda si elle savait jouer du piano. Elle répondit qu'elle n'en savait rien, n'ayant jamais essayé. Je pense à beaucoup de gens dans le monde. Comment savez-vous que vous avez le don de prophétie, comme Paul a dit que certains l'ont ? Comment savez-vous que vous avez le don de sagesse, le don de guérison, si vous n'y prenez jamais part ? Si vous n'essayez jamais, si vous ne cultivez jamais ces dons que Dieu vous a donnés, vous ne le saurez jamais. ¶
Je me suis réjoui en entendant aujourd'hui parler de la grande œuvre qui s'accomplit au Mexique et dans les champs de la mission, de l'œuvre accomplie dans d'autres pieux, et je pense à l'œuvre qui s'accomplit dans les camps miniers, dans le camp minier de Tintic. Il y a quelques années, il y avait très peu de Saints des derniers jours dans le camp de Tintic. Il y a quelques années, on disait qu'ils ne pouvaient pas y travailler, qu'on ne ¶
les accepterait pas ; mais notre peuple forme maintenant trente-cinq ou quarante pour cent de cette population ; et je suis heureux de dire qu'ils prêchent l'évangile par leur vie exemplaire, par leur propreté, leur pureté, leur patriotisme envers notre grand gouvernement. Et aujourd'hui, on demande à notre peuple, presque plus qu'il ne peut y suffire, de veiller aux grandes choses qui doivent être surveillées en ces temps extraordinaires. ¶
Je remercie le Seigneur d'avoir le privilège de parler au peuple des principes de vie et de salut, et je me réjouis de la grandeur de l'évangile. Je prie Dieu de bénir les Saints des derniers jours, de bénir les cœurs honnêtes du monde entier, et je le demande au nom de Jésus. Amen. ¶