L'enseignement paroissial et la loyauté envers Dieu et la nation
Arthur W. Horsley
(Président du pieu de Carbon de Sion.) ¶
Je suis très reconnaissant à mon Père céleste d'avoir le privilège d'assister à cette conférence. Il y a quelques jours, je ne me sentais pas physiquement capable de venir à Salt Lake, mais grâce à ma foi et à mes prières, et à la volonté du Seigneur, je suis capable d'être à cette conférence et de jouir de ¶
l'esprit d'icelle en écoutant les serviteurs du Seigneur, en écoutant ses prophètes, voyants et révélateurs nous donner des instructions qui sont pour notre bien et notre bienfait aujourd'hui. ¶
Alors que j'écoutais ce qui a été dit durant cette conférence, et ce qui a été dit par les anciens cet après-midi, la pensée m'est venue à l'esprit, s'il y a jamais eu un temps dans l'histoire de cette Église ou du peuple de cette nation où nous ayons eu besoin de veiller et de prier, c'est aujourd'hui, car nous vivons véritablement en des temps périlleux, et nous ne savons pas quelle sera la fin. Mais nous devrons nous tenir en des lieux saints, et rendre notre dévotion à Dieu, notre Père éternel, et le prier pour sa direction afin que nous puissions faire ce qui est juste. ¶
Nous avons besoin de nous occuper du garçon et de la fille aujourd'hui, parce que nous attendons d'eux qu'ils soient les hommes et les femmes de demain. Nous devons leur enseigner les principes corrects de l'Évangile, non seulement par le précepte mais par l'exemple. Il y a une vaste quantité de travail à faire pour les anciens de l'Église, à la maison et à l'étranger, avertissant l'humanité des jugements imminents qui tomberont sur les méchants à moins qu'ils ne se repentent et se tournent vers Dieu. Nous avons beaucoup d'âmes précieuses qui nous sont données à surveiller dans les diverses paroisses et pieux de Sion, des milliers d'entre elles nées sous la nouvelle et éternelle alliance ont besoin d'être surveillées et enseignées les principes de l'Évangile. Mais j'ai parfois été attristé quand j'ai entendu certains des frères dire qu'ils n'avaient pas le temps de travailler à la maison, et qu'ils étaient arrivés à la conclusion que tant d'enseignement paroissial dans les paroisses des saints n'est pas vraiment nécessaire, et ceci est vérifié par les rapports que nous recevons de temps à autre lorsque nous trouvons dans certains cas seulement 20 ou 30 pour cent des habitants des pieux visités par les instructeurs paroissiaux. Je me réjouis des travaux des instructeurs paroissiaux là où je réside, parce que je sais qu'ils font du bien. Je suis très intéressé quand ils visitent ma maison, non pas tant intéressé peut-être par l'éloquence qu'ils peuvent afficher, ou les doctrines qu'ils peuvent promulguer, mais je suis anxieux des réponses qui viennent de mes enfants, me demandant, quand les questions leur sont posées par les instructeurs paroissiaux, quelles seront les réponses. C'est cela dont je suis le plus concerné, et je suis toujours satisfait si les questions sont répondues. Si seulement la simple question est posée : « Payez-vous vos dîmes et vos offrandes ? » j'attends, tremblant parfois, la réponse, et je suis toujours content quand la réponse est : oui, nous croyons à cette doctrine, et nous en observons les exigences. Puis la question : « Priez-vous le Seigneur matin et soir pour sa direction ? » Je me demande de nouveau quelle sera la réponse, et je me réjouis dans mon âme quand la réponse vient : « Oui. » Et de nouveau, quand la question vient : « Lorsque vous serez grand et désirerez une épouse, ou un époux, selon le cas, comprenez-vous qu'il est de votre devoir d'aller à la Maison du Seigneur, et d'être scellé pour le temps et toute l'éternité ? » de nouveau j'attends la réponse, tremblant et me demandant quelle sera la réponse, et cela apporte de la joie à mon âme, quand j'entends la réponse : « Je le ferai, si le Seigneur le veut bien, et si je suis digne. » Ces pensées sont très pratiques pour les Saints des Derniers Jours, et elles sont hautement nécessaires. Nous voulons savoir juste ce à quoi notre garçon pense, et juste ce à quoi notre fille pense, et nous voulons savoir s'ils ont un témoignage de cet Évangile dans ¶
leurs âmes. Les pères et les mères devraient savoir cela, et ils peuvent ne pas l'obtenir d'aucune autre manière qu'à travers l'instructeur paroissial. Je pourrais poser la question, et ils pourraient ne pas vouloir me décevoir, et ils diraient « oui. » J'ai entendu des jeunes hommes dire qu'ils étaient partis en mission parce que leur père leur avait demandé d'y aller, et ils voulaient lui faire plaisir. Je veux que mon garçon y aille parce qu'il ressent que c'est son devoir, que cela me fasse plaisir ou non. Et ils devraient avoir la foi nécessaire pour cela, et nous devrions enseigner ces principes. Nous devrions travailler tandis qu'il est jour, car la nuit vient où personne ne peut travailler. ¶
J'ai été très fortement impressionné par les remarques du président Smith, quand il dit que nous voulions être loyaux envers Dieu et envers notre nation. Nous devons être loyaux envers Dieu chaque jour de nos vies, et j'espère que lorsque nos garçons devront sortir en défense de notre pays, ils partiront avec l'amour pour l'humanité, et désirant la liberté et les droits des enfants de Dieu sur la terre. C'est à bon droit que le Sauveur dit à une occasion : « C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. » Nous sommes connus par ce que nous produisons sur la terre, et nous voulons qu'il soit dit de nous : « C'est bien, bon et fidèle serviteur. » ¶
Je sais que ceci est l'œuvre du Seigneur. Je sais que Joseph Smith fut un prophète de Dieu. Je sais que Dieu vit, et qu'il entend et exauce les prières des saints, et que les malades sont guéris par la foi et la prière. Je sais que ces principes sont vrais, et ma prière est que nous puissions vivre sur la terre de manière à avoir droit aux bénédictions que Dieu a en réserve, afin que lorsque viendra le temps pour nous de déposer ce corps, il puisse être dit véritablement de nous : « C'est bien, bon ¶
et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton Seigneur, » ce qui est ma prière, au nom de Jésus-Christ. Amen. ¶
Le chœur et l'assemblée chantèrent : « High on the mountain top. » ¶