Rapport du pieu de Liberty
A. H. Schulthess
Mes chers frères et sœurs, avec mes frères je me sens très reconnaissant de cette occasion d'assister à notre conférence générale. Je regrette, cependant, que les conditions de tant de nos gens en ce moment soient telles qu'elles les empêchent de jouir de ce privilège ; mais l'espoir remplit nos cœurs qu'un jour viendra où le peuple de Dieu pourra mettre de côté ses affaires temporelles pendant quelques jours et consacrer son temps au culte du Seigneur dans les conférences de son Église. Je me sens honoré d'avoir été appelé à vous parler un court instant et à représenter le pieu de Liberty de Sion. Notre pieu a été organisé le 26 février de cette année. C'est l'un des quatre nouveaux pieux qui formaient auparavant le pieu de Salt Lake. Notre président, l'ancien Hugh J. Cannon, est actuellement en mission, présidant la mission suisse et allemande, où il se trouve depuis les 38 derniers mois. Pendant son absence, il revient à moi et à mon collègue conseiller de prendre en charge les affaires du pieu, et je puis vous témoigner que, bien que nous sentions notre indignité dans nos fonctions, nous avons éprouvé une grande joie dans nos travaux parmi le peuple. Le pieu de Liberty comprend huit paroisses, situées dans la partie sud-est de cette ville, avec un effectif total d'environ 5 600 âmes. J'ai plaisir à écouter les rapports des présidents des autres pieux et à lire dans le Deseret News les rapports des diverses conférences de pieu tenues à travers Sion, et ce faisant, je remarque une différence assez marquée avec nos conditions. Par exemple, j'ai lu que dans certains pieux il faut de trois à six jours au président pour visiter une seule des paroisses de son pieu. Dans notre pieu, nous pouvons monter dans un tramway électrique à une extrémité du pieu, et en moins de 30 minutes, nous rendre à l'autre extrémité du pieu, faisant l'aller-retour pour 10 cents. Si nécessaire, nous pouvons convoquer une réunion de tous les officiers de notre pieu avec un préavis de 30 minutes et avoir tous les frères présents, s'ils ne sont pas absents de la ville. Ces conditions, je le considère, sont en notre faveur, et à ce titre on peut attendre davantage de nous que d'autres pieux. ¶
Je ne peux dire que du bien de ceux avec qui nous sommes appelés à travailler dans le pieu de Liberty. Nos évêques et leurs conseillers sont unis entre eux, et avec la présidence, et nous nous sentons prêts à nous soutenir les uns les autres. Grâce à Dieu, jusqu'à présent nous avons pu travailler en parfaite harmonie. Les conseillers du grand conseil, les évêques, les divers officiers du pieu, sont de bons hommes fidèles. Le but de la division du grand pieu de Salt Lake était que le peuple puisse être pris en charge plus complètement qu'auparavant, le pieu étant si vaste. Nous avons déjà vu les avantages de cette division. Les gens se rapprochent les uns des autres, et les officiers peuvent s'occuper d'eux mieux que cela n'était possible quand le pieu était si vaste. Nos réunions sont également mieux fréquentées. Par exemple, à notre dernière réunion mensuelle de prêtrise, nous avons eu, je crois, une assistance plus nombreuse que lorsque les quatre pieux n'en formaient qu'un seul. Les avantages de cette division se voient aussi d'autres manières. ¶
Nos organisations auxiliaires accomplissent une grande œuvre en aidant la Prêtrise à s'occuper du peuple. Nous avons tâché d'expliquer aux saints l'importance de travailler avec ceux qui se sont affaiblis dans la foi, et j'ai plaisir à dire un bon mot pour les saints à cet égard, car beaucoup d'entre eux ont suivi notre conseil et font beaucoup de bien de cette manière. Là où ils voient un jeune homme ou une jeune femme en terrain dangereux, ou quelqu'un qui s'est refroidi dans la foi, ils ont entrepris un travail individuel avec eux, avec amour et bonté, et ont tâché de les amener à s'aligner avec les saints des derniers jours qui gardent les commandements de Dieu. Nous voyons déjà les résultats de leurs travaux, et nous nous en réjouissons. Nous sentons que c'est la mission des saints des derniers jours de travailler non seulement au salut de leur propre âme, mais au salut de toute la famille humaine. Telle fut la mission de notre Sauveur. Toute sa vie fut consacrée au salut de l'humanité, et il en mourut. Ses disciples suivirent ses traces, et ils consacrèrent la plus grande partie de leur vie à apporter le salut au peuple, et beaucoup d'entre eux y perdirent la vie. La même mission et le même devoir ont été placés sur les saints des derniers jours. Telle fut la mission de notre grand prophète Joseph Smith. Elle a été celle de ses successeurs jusqu'à ce jour. Ils ont travaillé pour le salut de toute la famille humaine. Pourquoi cette Église a-t-elle aujourd'hui près de deux mille anciens dehors, prêchant l'Évangile ? Parce qu'ils travaillent pour le salut de l'homme, portant la bonne nouvelle de grande joie à toutes les nations, familles, langues et peuples. Pourquoi bâtissons-nous des temples au pays de Sion ? Afin que nous puissions travailler au salut des morts. Telle est notre mission, chez nous et à l'étranger, et nous devrions accomplir ce devoir envers nos voisins et nos amis dans les diverses paroisses et pieux où nous résidons. Je puis vous témoigner qu'il y a une grande satisfaction à accomplir de tels travaux. ¶
Je me réjouis de l'Évangile de Jésus-Christ. Je sais que c'est l'œuvre de Dieu, et non celle de l'homme. Dans notre pieu, nous désirons être unis, et soutenir les frères dirigeants de l'Église, car nous savons que ce sont des hommes de Dieu. Nous désirons alléger leurs fardeaux et soutenir leurs mains où que ce soit possible, et accomplir autant de bien que nous le pouvons, à l'honneur et à la gloire de Dieu et pour l'accomplissement de notre propre salut. Que Dieu nous bénisse et nous aide à être fidèles, c'est ma prière au nom de Jésus. Amen. ¶
Le chœur chanta l'hymne : ¶
« De loin, gracieux Seigneur, tu as rassemblé ton troupeau. » ¶