La prière en famille et l'enseignement au foyer
Matthias F. Cowley
Mes frères et sœurs, je n'ai pas le désir de prolonger la réunion. Nous en avons eu une bonne, avec beaucoup d'excellents conseils et d'exhortations, et j'ai confiance que chacun de nous en fera l'affaire de sa vie de les mettre en pratique. ¶
Je désire rappeler aux frères et sœurs ici présents le conseil donné par le président Smith ce matin, à savoir que, dans la mesure du possible, vous assisterez aux réunions de la conférence demain et le jour suivant, jusqu'à ce qu'elle se termine. ¶
J'ai été très impressionné par les remarques de tous les frères, et particulièrement par les dernières remarques du frère Hyrum concernant l'enseignement de nos enfants, et je désire dire juste un mot ou deux à ce sujet. Récemment, j'ai eu l'honneur et le privilège d'accompagner le président Smith et sa suite au Canada et dans le pays de Big Horn. Dans le pieu de Big Horn de Sion, j'ai eu l'occasion de passer la nuit en divers endroits, et je crois que, dans chaque foyer où j'ai logé, avant la prière du soir, la famille se réunissait, s'asseyait et chantait un cantique, l'un de nos chants sacrés, et l'influence du Saint-Esprit les accompagnait. Un chapitre était lu dans le Livre de Mormon ou dans la Bible, et, si le temps le permettait, quelques remarques étaient faites à son sujet pour le bénéfice des enfants. Le père, la mère et les enfants, chacun à tour de rôle, offraient de temps à autre la prière familiale. Or, c'est là une chose bien simple. J'ai demandé au président du pieu si c'était la pratique de chaque famille du pieu, et il m'a dit qu'il le croyait; on l'avait conseillé. Je désire dire que c'est là une très bonne pratique. Elle nous a été recommandée maintes et maintes fois, par la Présidence et d'autres frères de l'Église. Cela signifie simplement ceci, mes frères et sœurs: que c'est établir l'Église de Dieu dans nos foyers; c'est établir le culte de Dieu autour de l'autel familial, et je crois que si nous l'essayons, nous constaterons qu'il en résulte de bons fruits. Je désire moi-même le pratiquer, afin de pouvoir le recommander aux autres avec cohérence. Je crois que la grande cause, peut-être dans neuf cas sur dix, de la transgression de nos enfants, et la cause du scepticisme dans certains cas, n'est pas qu'ils s'éloignent naturellement, mais qu'ils ont été négligés; nous ne nous sommes pas assis pour leur parler. Nous devons établir l'ordre du ciel dans nos familles, dans un esprit de prière et de supplication, et nous devons enseigner à nos enfants les principes de la vérité divine. ¶
Je veux dire une autre chose aux saints des derniers jours: si vous avez des griefs contre l'un de vos voisins ou contre les serviteurs de Dieu qui se tiennent en autorité dans cette Église, ne parlez pas de ces griefs devant vos enfants. Je le donne comme la parole du Seigneur. Si vous le faites, vous empoisonnerez l'esprit de vos enfants, et le jour viendra où vous le regretterez, où vous voudriez remplir leur âme d'intérêt pour l'œuvre de Dieu et de l'esprit de cet Évangile, et alors vous vous souviendrez que vous les avez empoisonnés. Je donne ce conseil parce que je m'en sens impressionné. ¶
Maintenant, une dernière chose me vient à l'esprit. Je suggère aux frères et sœurs, et particulièrement aux présidents de pieu et aux évêques de paroisse, que, lorsqu'ils assistent à la conférence à Salt Lake City, ils profitent de toutes les occasions offertes lors des réunions pour s'instruire au sujet de l'œuvre de Dieu. Je ne veux pas dire par là notre seule présence aux grandes assemblées générales, mais aussi aux autres réunions auxquelles nous sommes invités à assister. (L'orateur invite ici les saints, particulièrement ceux qui sont en autorité, à assister à la réunion de la classe de religion qui se tiendra à la clôture de ce service.) Dieu a établi ces organisations auxiliaires dans l'Église pour l'éducation et la formation de nos enfants, et aucun homme n'est fondé à les déprécier, à jeter sur elles quelque discrédit, ni à dire qu'elles ne sont pas nécessaires à l'œuvre de Dieu. Tout saint des derniers jours sincère accueillera favorablement chaque institution de cette Église comme une aide dans l'éducation de nos enfants aux principes de l'Évangile. ¶
Je rends mon témoignage de la vérité de cette œuvre, que Joseph Smith fut un prophète de Dieu. Ce témoignage nous vient par l'Esprit de Dieu; et, en dehors de cela, les gens du monde prouvent eux-mêmes qu'il fut un prophète de Dieu. Le frère McMurrin, en parlant du dogme de l'Église presbytérienne concernant la damnation des enfants, qu'elle enseigne depuis 250 ans, aurait pu ajouter que l'Église méthodiste adopte la loi de la dîme. L'Epworth League a aussi fait alliance de donner un dixième de son revenu au service du Seigneur. Les sectaires adoptent maintenant ce que le prophète Joseph Smith a enseigné il y a plus de soixante-dix ans. Ils ne le font pas pour soutenir le prophète, mais cela prouve qu'il fut un prophète, car il a dit que l'Évangile révolutionnerait le monde. Que Dieu vous bénisse. Amen. ¶